What consequences in case of a failure of the Doha round ? (video)


Author : Jean-Michel Severino

Date : July 30, 2008


The failure to reach an agreement in Geneva has severely weakened the Doha round. What could be the consequences of a collapse of the Doha negotiation from the perspective of developing nations?

 

Flash is required!

 

"A collapse of the Doha round would have huge consequences, because it would mean that in such an important issue, developed countries and developing countries have not been able to strike a compromise to reach a consensus. And obviously this would have immediate consequences in the international trade. This would probably weaken the possibility for poorest countries to increase their exports to developed markets. It would have also very important consequences on the way other international negotiations are being handled, on climate change, on biodiversity, on health issues, on financial matters… A climate of suspicion and mistrust would probably spread and prevent additional progress to be made in the global architecture of governance.

 

That is why we have absolutely to meet a success and reach the right compromises that would allow this commercial process to move ahead. A process in which poorest countries would have the possibility to protect some of their activities, and grow fast, have access to global market. And at the same time , it would allow international trade, which is so good and so important for the poorest of the poorest, to increase."

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9 comments

Che Thuy Nhu

Date : November 18, 2008 09:30

The meeting of G20 in Washington is closed with conclusion : all countries should be involved to fight with Worldwide economic crisis .
I hear in Vietnam television LEADERS of G20 are support the meeting of Doha Roud at the end of this year .
Any way the rules for all WTO member should be created .
The work is going on .
Conglatulation .

Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire CCFD

Date : August 22, 2008 12:18

Commentaires du CCFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) 22/08/08

Le développement est-il soluble dans l'OMC ?

A l'heure où le Président Lula tente de relancer les négociations à l'OMC en jouant le médiateur entre Etats-Unis et Inde sur la question de la protection des marchés, il reste pertinent de s'interroger : qui sont les perdants, qui sont les gagnants de l'échec actuel de ces négociations? Certes, comme le souligne M. Severino, l'échec actuel révèle clairement que pays développés et pays en développement ne parviennent pas à s'entendre sur un cadre commercial « de nature à faciliter et accélérer le développement économique des pays les plus pauvres ». Pour le CCFD-Terre Solidaire, le droit à protéger les marchés agricoles aurait dû être la question centrale des négociations, si c'est bien de développement que les négociateurs s'étaient préoccupés dans ce Cycle de Doha dit « du développement ». .

Il y a deux mois à peine, en réponse aux émeutes de la faim, les dirigeants du monde rassemblés à la conférence de la FAO à Rome avaient rivalisé de déclarations sur l'urgence de soutiens accrus au développement agricole des pays du Sud. Le CCFD s'était réjoui qu'enfin, ce qu'il réclame depuis des années aux côtés de ses partenaires du Sud émerge dans les discours politiques. Il avait souligné cependant que l'augmentation de l'aide, certes nécessaire, n'y suffirait pas, et qu'il était tout aussi urgent de redonner aux pays en développement les moyens de maîtriser les échanges agricoles, pour préserver ou développer les agricultures locales, sauvegardant ainsi la sécurité alimentaire, les emplois et le développement rural. C'est derrière de telles protections et avec des soutiens massifs à l'agriculture que l'Europe, après la guerre, a pu produire à la hauteur de ses besoins alimentaires et industriels.

Cet enjeu de restaurer des protections était bien le cadet des soucis des négociateurs des pays occidentaux et des pays émergents à l'OMC : leur mandat était de poursuivre la libéralisation, clé de l'accès à de nouveaux marchés. C'est en effet la raison d'être de l'OMC. Faire une place aux préoccupations de développement dans ces négociations exigerait une modification des accords de Marrakech de 2004 créant l'OMC, afin d'en faire une organisation où se négocient des régulations multilatérales du commerce, et non une dérégulation.

A l'OMC, la seule « concession » faite au développement dans ce cycle de négociations, aura été que rien n'était exigé des pays les plus pauvres en termes d'accès supplémentaires à leurs marchés intérieurs. Ils étaient supposés profiter des avancées de la libéralisation chez les autres. D'ailleurs, on savait déjà que ces pays pauvres, d'après les études de la Banque Mondiale, ne tireraient guère de bénéfices de ces négociations, voire même perdraient du terrain sur le marché mondial. Et puis, les négociations régionales et bilatérales qui se déroulent en parallèle se chargeraient bien, de toutes manières, d'exiger une plus grande ouverture de leurs marchés. L'Union Européenne poursuit par exemple ses négociations avec les pays d'Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) pour des accords de « partenariat économique » bien mal nommés, qui n'ont jusqu'à maintenant réussi qu'à disloquer les solidarités entre pays d'Afrique, freiner leurs tentatives de mettre en place des marchés régionaux protégés, et vont les forcer à ouvrir leurs marchés bien au-delà de ce qui est négocié à l'OMC.

Certes, les pays en développement sont loin de tous donner la priorité à la protection de leurs marchés agricoles et de soutenir leurs agricultures vivrières. Les pays africains commencent à peine à s'y intéresser, sous la pression d'organisations paysannes de mieux en mieux organisées.
A l'OMC, les pays du Sud se sont avant tout unis pour réclamer à juste titre la suppression des subventions aux exportations agricoles du Nord. Ils se sont aussi alliés pour exiger une plus grande ouverture des marchés du Nord, avec déjà sur ce plan des intérêts contradictoires entre pays émergents et pays les plus pauvres, qui se retrouveraient alors en concurrence, par exemple sur la banane.

Sur le droit à la protection des marchés, l'unité était encore plus fragile. Les pays émergents agro exportateurs comme le Brésil n'y tenaient pas trop, car les multinationales agroalimentaires qui y sont installées ont des vues sur les marchés des pays du Sud. L'Inde, répondant à la mobilisation de ses 700 millions de paysans qui souffrent déjà d'une ouverture trop grande, a pris le leadership sur le sujet, et n'a pas cédé. Les Etats-Unis s'y sont farouchement opposés, l'Europe a mollement soutenu, ayant bien d'autres priorités.

L'égoïsme et l'hypocrisie, dictés par les intérêts économiques à court terme de quelques uns, sont les seuls gagnants de ce cycle de négociations. La solidarité et le développement attendront-ils encore longtemps ?

Catherine Gaudard
Directrice du Plaidoyer
CCFD-Terre Solidaire
www.ccfd.asso.fr

Phillip Huggan

Date : August 11, 2008 21:02

Typo. Meant to say sunflowers are directly substituble for corn. Even though all of the above are found in southern Manitoba. Not sure if it is really fair to attack corn on a feed basis but corn syrup and corn ethanol are good enough indirect reasons. The mentioned carbon price shift would have provisions for low income Canadians, maybe the same sort of thing could be engineered for low-income meat consumers under a hunger price shift?

Phillip Huggan

Date : August 11, 2008 02:42

I recently read circa 1980's "The Politics of Hunger". The same process continually replays. Grain prices rise and urban poor and farm labourers are starved. Prices fall and 3rd world farmers are hit.

I've been inspired by the appearance in Canadian politics of a carbon price shift; these shifts are key to salvaging the capitalist economic model. I'm forwarding the concept of a hunger price shift: subsidize wheat storage and tariff feed grains.
Wheat is primarily consumed directly by people; only the lowest grade harvests are used for feed. Whereas barley and to my knowledge millet are feed crops primarily. The idea is to index a tariff on feed grains inversely proportional to the global level of wheat stores. Same for a wheat subsidy. When wheat stores are high, drop the wheat subsidy and feed tariff. When wheat is depleted, subsidize it and tariff feed grains.
The concept only works if wheat storage facilities are robust, otherwise the price shift can be mitigated by underfunding wheat elevators. I've omitted oats (feed) because they are relatively high in protein. I've omitted corn because I don't think it is directly substitutable for wheat. Corn grows in a slightly warmer climate. A creative way to penalize corn is to subsidize sunflowers (directly substitutable for wheat), and tariff canola (can be grown where wheat is). This assumes consumers of these oils can switch easily.
A hunger price shift helps account for increasing develpoping world meat consumption, but makes poor 1st world consumers consume less meat.

Regarding Doha, there have been two main development models. The bad model is where countries farm export crops and import non-productivity enhancing consumer and (non-farm)capital goods that exceed crop export revenues. Rising debt levels affect ability to borrow for productivity enhancing investments.
The successful model is where the country borrows for farm machinery, pesticides, fertilizer, GMO seeds and irrigation. Non-labour agri-productivty advances release workjers to be absorbed in cities. Assuming there is higher wage labour-intesnsive employment in cities, a larger urban workforce creates more demand for agri-goods and a virtuous cycle is created eventually enabling industrial productivity advances to pay down the debt.
I think where debt was created to support the failed model, and the nation is now not using the exploitative model, debt should be forgiven. Especially if debt payments prevent social investments in non-corrupt regimes.

ekhf

Date : August 4, 2008 13:36

La gouvernance internationale est aujourd'hui rendue difficile par le climat économique et financier mondial.

L'économie des pays industrialisés arrive à maturité, voire approche de la mauvaise pente.

La transmission de savoirs vers les pays les plus pauvres n'a jamais véritablement été réalisée et les pays industrialisés se retrouvent dépassés par les évènements.

L'ouverture tant voulue mais finalement jamais actée fait place à la méfiance!

Qui peut prendre le relais si ce n'est ces pays en développement!

L'échec du cycle de Doha serait d'ores et déjà une catastrophe économique silencieuse! Il faut passer la main et insuffler une nouvelle logique de dynamiques humaines, économiques, financières, de développement mondial.

La crise des pays du G8 approche! laissons la place sagement aux héritiers...

CHE THUY NHU

Date : August 2, 2008 02:32

Comment on the Ministers meeting from 21/7 to 31 / July
WTO have many functions.
Doha Negotiations is one of WTO functions .
Many persons ask me : why you follow this BLOG .As my experience : money is not all .development ideas are very important .Vietnam sign many projects, but hard implemented it. Reasons are : weak human resource , lack of information , lack of orientation in strategy .
We understand that : what we decide to day , we will pay in the future. What is inside the strategy of Global .
I follow this meeting because we are new member ( since January 2007 ) . Many things we don't know . What will happen with us in the future ? What we will choose to do , what refuse .
This conference give me the Global picture : knowledge , management skill , working with countries ... It help us in the development's way .

Elsa

Date : August 1, 2008 10:26

Bonjour,

Je suis d'accord avec vous M. Severino, il nous faut arriver à un compromis pour que les pays ne se retrouvent pas par la suite seuls à négocier au cas par cas, mais la devise de certains pays semble être "faites ce que je dis, pas ce que je fais" ! Pourquoi prôner un marché libre et concurrentiel d'un côté et subventionner fortement des activités comme l'agriculture ? Les pays développés souffriraient-ils d'un dédoublement de personnalité ? J'espère que cet échec sera source de réflexion et de remise en question pour tous.

Mrs. Anindita Dey

Date : August 1, 2008 09:13

I consider the question of consequences of a collapse of the Doha negotiation from the perspective of developing nations is irrelevant since the very willingness to sit and discuss for a deal itself demonstrate that all is looser due the failure of Doha Round of talk. That's why, all leaders have expressed that gains from current round of talk is to be carried forward. More importantly, the discussion should focus on why it has failed and what to do for the future. First of all, we have to remember-- and WTO Director General Pascal Lamy knows it better -- that deal is all about the democratic way of give and take for common goal of mutual benefit. Numerous bilateral trade agreements and large number of trade groups in practice worldwide, is a testimony that such an agreement is possible with larger group as was tried in Doha Round. The new confrontation line on distinction of livelihood and commerce is having immense socio-political importance not only in Indian sub-continent but also in many developing countries and more so in least developed countries. This new vista needs to be looked into for the deal to happen. There is no denying fact that the rural poor in many developing countries feel left out of the financial windfall. A more dangerous trend of sympathising and aligning such left-outs with anti-establishment rebel groups has amply demonstrated in many studies. Hence, ignoring livelihood and signing a deal that have a bearing on 300 million alone in India and more than about a billon in the world who live with less than a dollar a day may actually prove more disastrous for the world peace. This is not to paint a gloomy picture about the future of the talk but to put vividly the realty on ground. We need to optimistic for the talk, but at the same time consider the other side of the coin too. Because, as it is rightly said, both optimists and pessimists contribute to our society. The optimist invents the aeroplane and the pessimist, the parachute. We need to push the deal but not before dissecting and curbing the possible future ills properly, albeit those might have emerged later.

Chris

Date : July 31, 2008 09:56

Exciting times... does this signal the end of economic globalisation as we've known it in the last decades? A move away from the (somewhat simplistic) understanding that freer trade ultimately benefits most actors of the system?
I agree that a collapse of the Doha round would be the failure of the first genuine attempt to reach a much fairer international trade regime. But the real question is how likely it is that talks in Geneva mean an end of the round. Any thoughts?

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