Les arguments en faveur des achats locaux 
Auteur : Josette Sheeran
Date : May 7th, 2008
Commentaires : 7
Le mois dernier, j’ai parlé à un groupe de parlementaires britanniques qui appartiennent à la Commission de Développement International. Leur mission consiste à veiller sur les travaux du Département pour le Développement International connu sous le nom de « DFID ». Le DFID est l’organe du gouvernement britannique chargé de la promotion du développement, de la lutte contre la pauvreté et du financement des organisations multilatérales comme le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).
Les membres de la commission m’ont invitée à Londres dans le cadre de leur enquête sur le travail du PAM et sur le soutien que lui porte le DFID. Un volet de cette enquête consiste à inviter les organisations ou les individus qui œuvrent à renforcer la sécurité alimentaire mondiale, à témoigner.
Cela à permis aux ONG telles qu’Oxfam, un partenaire du PAM, et d’autres organisations qui ont un avis sur nos projets, d’exprimer leurs opinions et de participer à l’enquête. La lecture de leurs contributions évoque la même sensation que les commentaires des professeurs dans les bulletins trimestriels.
La plupart des commentaires encourage le PAM à augmenter un volet de son activité qui fait déjà partie intégrante de ses opérations : les achats locaux de denrées pour nourrir les personnes qui ont faim.
Il est toujours rassurant de s’entendre dire, par des voix indépendantes, qu’il faut poursuivre une orientation déjà au cœur de notre approche. En promouvant l’approvisionnement local dans les pays en développement, je pense que nous avons fait preuve d’innovation. J’avoue que là où nous n’avons pas été aussi efficaces, est dans l’explication de l’envergure de nos systèmes d’achats. Nous n’avons pas, non plus, suffisamment exposé les raisons pour lesquelles nous estimons que l’approvisionnement local est si important, ou encore, le fait que nous suivons cette politique depuis des décennies.
En tant qu’acteur majeur sur les marchés mondiaux de nourriture, le PAM achète des denrées alimentaires de différentes sources depuis une quarantaine d’années. Nos principes fondamentaux sont de payer le prix le moins cher pour tous nos achats, d’être le plus efficace possible et de mieux utiliser les fonds que nous accordent les gouvernements donateurs.
Les experts de notre division d’achat se sont rendu compte, il y a longtemps, des avantages évidents de se procurer les denrées près du lieu où elles seront utilisées. Bien que les produits vendus par des petits exploitants de l’Afrique Sub-saharienne soient légèrement plus chers que les produits vendus sur les marchés américains ou européens, cette stratégie nous permet d’économiser des sommes importantes sur nos dépenses de transport et de stockage.
Ces économies ne sont qu’une partie des avantages des achats locaux. Avant tout, ils nous permettent d’investir dans le secteur agricole des pays en développement qui sont souvent très fragiles.
Grâce à notre pouvoir d’achat, nous pouvons faire une réelle différence. En 2007, nous avons acheté 1,6 million de tonnes de nourriture, ce qui a injecté 612 millions dollars dans les pays en développement. En 2007, le PAM a ainsi investi plus d’argent en Afrique que la Banque Mondiale.
Désormais, nous cherchons à utiliser cet énorme ‘empreinte d’achat’- qui s’étend, entre autres, de l’Ethiopie à l’Ouganda, du Pakistan à la Colombie - pour soutenir les petits agriculteurs et augmenter leur contribution au développement économique de leurs pays.
Un premier pas est l’établissement d’un département ‘Achats pour le progrès’ au siège du PAM à Rome, qui assumera plusieurs activités de pilotage, essentiellement en Afrique, pour mieux avancer cette politique. Nous souhaitons travailler avec différents partenaires tels les gouvernements, les agences onusiennes, les ONG, les agriculteurs et les instituts de recherche afin d’identifier des actions concrètes pour développer le secteur agricole de manière durable.
Vu l’inflation du prix des denrées et du carburant, et de son impact sur les personnes qui ont faim dans le monde en développement, cette initiative tombe à point nommé. A l’heure actuelle, nous pouvons tous bénéficier d’une politique d’achats locaux qui réduira les coûts de transport et qui facilitera l’intégration aux marchés des petits producteurs issus des communautés vulnérables.
L’enquête du DFID sur les actions du PAM a coïncidé avec cette période extraordinaire de flambée des prix. Elle nous a permis, non seulement d’expliquer le rôle des achats locaux dans la réalisation de nos objectifs, mais aussi de présenter les défis auxquels le PAM doit actuellement faire face.
En dépit des apports potentiels des achats locaux, il faut être réaliste et se rendre compte que le secteur agricole des pays en développement n’a pas encore la capacité de satisfaire la totalité des besoins du PAM qui vise à nourrir plus de 70 millions personnes cette année. Nous continuerons à faire de notre mieux pour aider les petits agriculteurs à augmenter leur production.
Même dans le cas idéal, où la totalité des dons qui constituent notre budget nous étaient donnés sous forme de contributions en liquide sans affectation, nous devrions tout de même acheter une partie de nos produits alimentaires sur les marchés américains, européens et dans les pays industrialisés d’Asie.
C’est une période difficile pour des personnes touchées par la faim et pour des organisations qui les aident. Si nous voulons les aider, il nous faut des outils variés. Parmi les plus puissants d’entre eux, on compte les achats locaux.
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Phillip Huggan
Date : June 30th, 2008 10:32:37
I’m presently looking into how farm policy is passed and a nation-by-nation assessment of policies relating to individual crops.
I think the general strategy to initiating a holistic agriculture framework should focus upon lessening consumption of developed world corn syrup, unhealthy oils (ie. all except sunflower and canola I think), sugar, red meats where feed is grown on land with other potential uses (alfalfa on marginal land okay, corn/barkey feed not okay), barley…and I think developing world production should be decreased for all crops where rainforests are harmed.
I’d increase consumption of fruits and vegetables in the developed world, and grains for food, especailly highly storable wheat, in the developing world.
In all cases should tobacco and ethanol (unless a complete energy lifecycle accounting is first undertaken) production be decreased.
In all cases should honey and beeswax be subsidized. Bees pollinate 10x as much crop value as is their industry capitalized. This is probably the lowest hanging fruit.
Of particular importance are the policies of China and the USA, both exporters of more than 10% world production of food.
Rather than reducing first world subsidies, I’d like to see the developed world allocate a small portion of their subsidies to subsidize their competitors in the third world. IDK the optimal ratio, but maybe something like a 60% European subsidy would see the EU subsidize the 3rd world at a 6% rate. A 40% Canadian subsidy would see the 3rd world subsidy be at 4%. Merely removing subsidies would raise commodity prices and harm developing world farm labourers and urban poor.
Be nice to research a crop that contains all 8 amino acids. Also, urban greenhouses are the way of the future and this research should be promoted. Especially since fruits and veggies tend to grow in warm coastal humid climates and I’d think global warming induced rainfall and temperature variations would harm fruit yields particularly hard.
The EU should probably allow GMOs where the gene traits are greater insect tolerance, drought tolerance, etc. Maybe assign a ladder of GMO importance and delay less important traits while waiting for further research to determine the odds of crops turning into weeds or nutritional harms and other frankenfruit issues. Having the ability to rapidly transition back to pre-GMO agriculture might address GMO fears.
It might make sense to index an agri-company (machinery, seeds and fertilizer) R+D (or even corporate) tax credit inversely to a food inflation rate index. When food prices rise you want Monsanto and Potash to output more stuff. If GMO producers would fast-track desirable gene traits, maybe they could be excempted from some future environmental damage liability.
Josette Sheeran
Date : June 25th, 2008 11:56:05
In response to Mr Brazier:
The United States is traditionally WFP’s number one donor and this year it is expected to be so again. But the overall funding picture will be a little different in 2008 because Saudi Arabia recently donated US$500 million in untied cash to WFP. This was the biggest single donation ever made to any UN agency and means that Saudi Arabia is the second biggest donor to WFP this year, behind the United States. The donation came in response to our appeal for funds to help us deal with the impact of high food and fuel prices on our operations – this year we aim to feed some 90 million people in 78 countries.
Over the past several years, WFP has been focusing on developing long-term partnerships with the Middle East, and Gulf countries, in particular. Through high-level visits, media and participation in key forums such as the Dubai International Humanitarian and Development Conference, World Economic Forum - Middle East Chapter - we have been able to build awareness and interest in WFP’s humanitarian mandate and the issue of high food prices. We will continue these efforts and the generous Saudi donation of US$500 will almost certainly help us.
Phillip Huggan
Date : May 22nd, 2008 10:17:44
My advice to participants of the FAO’s June 3-5 High-Level Conference of World Food Security:
1) Scrap all biofuel ethanol subsidies and redirect them towards wheat production (maybe also other protein-rich crops intended for direct human consumption).
2) Taxes/tarriffs on hogs and beef cattle where both the source and consumption are 1st world nations, with the proceeds redistributed in a way that sustainably assists 3rd world farmers (such as the FAO’s IFSP and all of CGIAR’s activities).
i) All the recent papers exposing the craponomics of ethanol from maize (and all other crops) are correct. The USA is spending about $4.5 billion/yr in subsidies that are costing her energy consumers $7 billion/yr, given a complete energy life-cycle analysis. I suggest transferring subsidies rather than eliminating them, because it eliminates much (not all) political lobbying pressure that may otherwise extend the subsidies indefinitely.
I suggest wheat as the new subsidy target, because it is the grain with the longest shelf-life. A glut of wheat on the market would stimulate the construction of more grain elevator storage capacity. In addition, wheat is generally not utilized as feed. A recent increase in meat consumption in China is part of the reason for recent agri-commodity price rises. By subsidizing a crop used for direct human consumption, the former inflationary effect is mitigated somewhat. If the externality of health and nutrition is considered, it might also make sense to redirect some of the ethanol subsidies to protein-rich crops as well as wheat. I wouldn’t suggest subsidizing oats or any other crop widely used for animal feed, despite the high protein content. Perhaps beans and lentils.
ii) The first world primarily suffers from obesity related consumption maladies like diabetes and heart disease, not malnutrition and starvation. I’m not sure, but I think it would save healthcare dollars in the 1st world by increasing the price of red meats. This despite such a policy harming relatively poor 1st world red meat consumers such as myself. In addition, there are many negative environmental externalities implicit in operating a large hog farm.
Hog and beef exports from 1st world nations to other 1st world nations, or more powerfully, all hog/beef consumption in 1st world nations where the point of origin is another 1st world nation, could be taxed/tarriffed. The revenue could be directed towards 3rd world farmers in a way that insures sustainable farming practises. IDK what all of these would be; the construction of a agriculture commodity futures exchange in Ethiopia, drip irrigation, education of farm diversification towards labour intensive high value crops like peppers…the goal is to not retard the growth of a domestic 3rd world farm supply chain. I don’t suggest eliminating 1st world food subsidies as this would increase prices for 3rd world poor non-farmers. Rather, I think the process should be to give 3rd world farmers about the level of subsidy 1st world farmers enjoy.
In general, we were closer to a solution a few years ago when food prices were low. All that was missing was income subsidies to 3rd world farmers. I don’t know if the financial institutions (microfinance) to directly subsidize 3rd world farmers for the most part exist or if they must be created. We must work backwards now and deconstruct (literally, ethanol conversion factories) the actions that are increasing food prices. Most types of agriculture R+D should be better funded, especially bioengineering more resiliant and storable crop varieties. As agri-commodities move in concert with oil (a 0.6 correlation), perhaps a multilateral hedge fund could be set up to stabilize income for 3rd world farmers; some of the revenues from suggestion #2 could be used to speculate on long petroleum contract positions as grain prices rise (this could be risky as new factors could eleiminate the 0.6 correlation)? Simpler insurance schemes might be available.
Kayzad Namdarian
Date : May 17th, 2008 08:24:36
Josette,
If the WFP gets every single dollar it desires for Food Aid, and more, does it currently potentially have the capacity, and reach, to end all deaths associated with starvation?
CHE THUY NHU
Date : May 12th, 2008 09:44:10
I read all realated with article .
I agree that the locally procurement allow reduce the cost for transport and shortage .
Also the food is appropried with eating habit .
People need to learn the rules of procurement .
The local law system should be clear .
Reserve system Vietnam have locally procurement .
This system keep foods , medicine , vacxin for urgent situation .
Thank you Che Thuy Nhu -Danang
Phillip Huggan
Date : May 10th, 2008 06:21:28
A tax-cut or subsidy for food consumption whose point of food origin (farm) is one-day travel distance from the consumer?
Don’t wanna get carried away with the low-footprint concept as many 1st world consumers are applying political pressure to limit to food exports.
Life cycle analysis of oil costs in food is what is trying to be estimated and costed here.
Rob Brazier
Date : May 10th, 2008 01:17:48
I recently learned that many of the oil rich countries in the middle do not contribute to the WFP. The USA by far gives more than any other country and we are criticized about everything while countries like these are given a pass.