Is the international community likely to forget the food and energy crises in the rush to deal with the financial one?

Author : Abdou Diouf

Date : November 14th, 2008

Like earthquake aftershocks, the on-going repercussions of the stock market plunge triggered by the US subprime mortgage meltdown continue to shake financial and banking institutions. Governments and multilateral organisations alike are devoting all their energy and ingenuity to fighting this crisis, shelving the handling of other crises till later. However, while the financial markets panic, the food and energy crises remain and their effects, of structural origin, are likely to be exacerbated by the financial turmoil. Indeed, as a result of incoherent investment, insufficient competitiveness and trade imbalances, food and energy production no longer suffices to cater for the needs of the world’s ever-increasing population. The slightest provocation, whether climactic or political, could trigger price hikes and trade restrictions. And yet, because of the financial crisis, substantial return-hungry capital is now available together with the instruments of globalisation to assist its circulation. In other words, the stage is set for more speculative bubbles to inflate at the slightest whim or event. Harvests have been good and, like oil prices, cereal prices have dipped. However, they could surge quickly, foiling producers’ forecasts and upsetting measures to instil the long term stability required by investment.

It is even possible that the first signs of growth could fuel speculative conduct, as investors anticipate renewed consumer spending.

The challenge is therefore two-fold. On the one hand, we need to achieve a better balance between supply, trade and demand by improving the structure of local and world markets. On the other, we need to regulate capital movements as investors hunt for quick returns.

Attention should not focus exclusively on financial issues. Though regulations are necessary, they will only handle part of the problem and probably not the most important part at that. Food and energy production also needs to be rethought on a global scale and that includes implementing measures to stimulate development on the basis of models that are both sustainable and equitable.

Failing this, crises will simply continue to erupt, ever faster and ever more brutally, until the imbalances lead to intolerable inequalities, the large-scale destruction of public goods and ultimately to a situation where a coherent system is no longer even conceivable.

May those who proclaim that improving capital market mechanics is all that is needed to solve these problems reflect a little, because they too will be swept up with the others in the debacle.

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5 Comments

J.Kelvyn Richards

Date : December 12th, 2008 08:07:32

You can be sure that the plight of the poor and hungry will be forgotten…..or if not forgotten, then placed at the bottom of the list of priorities. It is already happening! Major companies in the US and the EU are laying off hundreds of thousands of workers so as to protect their profits, cut their costs, and secure their balance sheet. They are concerned to protect the interests of their shareholders before their workers. The cost of labour is being transferred to the State in the form of unemployment benefits and healthcare. Many workers will join the lists of the poor. Some of these corporations will beg for ‘bailouts’ so that they can support their investors and forget their workers. What hope can there be for the billions of poor and hungry across the world? Such a capitalist system is unsustainable, and insupportable!

Clavreul

Date : November 27th, 2008 10:54:09

Je partage le point de vue et l’inquiétude du Président Abbou Diouf. En effet, nous risquons de voir les crises alimentaires se reproduire d’une manière rapprochée et cyclique. Alors comment anticiper le mouvement. Bien sûr il y a eut et il y aura encore de la spéculation sur les céréales sur le plan local et sur le plan mondial. Or, les leçons de la crise sont aussi ailleurs. Cette crise alimentaire est la grande révélatrice des limites de la révolution verte en Inde et dans les grands pays producteurs et exportateurs de riz dans le monde.

En effet, nous avons longtemps pensé qu’une agriculture intensive pouvait être produite avec des engrais, désherbants et pesticide. Ceux-ci allaient nous sauver des faibles rendements de l’agriculture traditionnelle. Aujourd’hui, la FAO propose d’étudier une agriculture plus respectueuse de l’environnement en diminuant les insecticides et même de les remplacer par une lutte intégrée des déprédateurs.
Nous apprenons aussi que ces méthodes culturales peuvent être tout aussi efficaces et voir même plus performantes à long terme, mais elles ne sont pas suffisamment soutenues pour en généraliser le développement.
Nous pouvons évoquer cette méthode de riziculture économe en semence et en eau mise au point à Madagascar et diffusée aujourd’hui dans plus de 30 pays à travers le monde. Le SRI Système de Riziculture Intensive en culture biologique se pratique en alternance avec des cultures de légumes en contre saison. Pour plus d’information voir sur internet http://www.tefysaina.org

Nous savons aussi qu’un certain nombre de pays Sahéliens souffrent régulièrement des aléas climatiques et sont importateurs de céréales. Le CILSS nous dit constamment son inquiétude par rapport à la situation alimentaire des habitants du Sahel « Aujourd’hui, 40 millions de personnes ont du mal à s’alimenter correctement et dans 20 ans ils seront 80millions ».
Or, il est possible de produire bon an mal an assez de céréale dans les régions sèches du Sahel en restaurant les sols et en conservant l’eau par des travaux de CES/DRS. La ferme pilote de Guié au Burkina Faso en est un modèle vivant 220 Ha aménagés avec la participation de 10 villages.

En 2007, en raison des pluies précoces puis de la sécheresse qui suivit, les rendements de mil étaient de 300Kgr dans les zones non aménagées, de 1000Kgr en effectuant le Zaï et de 3200Kgr sur le site de la ferme avec des travaux de CES/DRS. Ceci est la preuve qu’il est possible de produire plus de céréales dans ces régions difficiles. Ce qui est vrai pour le Burkina faso est applicable pour tous les pays Sahéliens.
Nous savons encore que les paysans sont très motivés quand ils savent qu’ils vendront à bon pris leurs produits vivriers et notamment leurs céréales.( Les Etats doivent garantir localement les prix , ce qui n’est pas toujours le cas)
Je donnerai ici un exemple : en 1974 le Président Houphet Boigny souhaite combattre l’exode rural et donner du travail aux jeunes dans les campagnes. Il décide de doubler le pris d’achat du riz aux paysans. Cette année là, le prix du riz est passé du 40 à 80 FCFA le kgr . Les paysans sachant que l’Etat garantissait l’achat et le pris du riz. La Côte d’Ivoire devenait en deux ans exportatrice de riz.
Une autre leçon de la crise alimentaire est de favoriser la création de grenier pour le stockage des céréales aux niveaux des villages et des familles. Ceci afin de limiter la spéculation sur les céréales par les commerçants locaux. Expérience avec le FIDA dans la région d’Anstsirabé à Madagascar. Ce qui se passe mondialement se passe au niveau du monde rural des pays du sud. Il nous faut agir à ces deux niveaux où s’exerce la spéculation.

Face à ce constat la sagesse revient et les propos de Monsieur Jacques Diouf Directeur Général de la FAO vont dans la bonne direction « La solution à la crise alimentaire dans les pays du sud est dans une agriculture de plus en plus familiale »

J’aimerai aussi parler des agrocarburants et sécurité alimentaire. Or, je ne voudrais pas abuser de la patience et du temps des lecteurs. Néanmoins sur ce thème, j’aurais aussi des propositions concrètes et innovantes.

Je pense que la Fondation Jacques Chirac, la Francophonie ont un rôle très important à jouer au niveau de la mise en œuvre de solutions concrètes sur le thème de la sécurité alimentaire.
Je suis un homme de terrain. Depuis plusieurs décennies j’ai beaucoup appris aux cotés des paysans africains.
Dans ce contexte de recherche de solutions, j’aimerai rencontrer les Présidents Chirac et Diouf afin d’échanger avec eux sur ces sujets qui leurs tiennent à cœur.

Jean Yves CLAVREUL
Consultant en Communication pour le Développement Durable

Jean-Yves CLAVREUL
2 Rue du Garage
14 460 Colombelles

Tél 00 33 (0) 2 31 34 99 26
Courriel jean-yves.clavreul@wanadoo.fr

Che Thuy Nhu

Date : November 15th, 2008 11:36:25

YES I agree with you that Food and Energy can’t forget in the crisis .
The financial systemis understanding only for high and important educated persons .
For people in grass-root levels and people with non economic backgound : FOOD and ENERGY are more important .
Leaders solve this problems good, will be selected by people.
During the leaders in the world talk about Global governance .In my country the peasants can’t sell the rice, no body buy -The price is low.They consider plant more or reduce the land for rice.
We lack the technology to use energy from Sun and Win. We are seeking it . With thout energy can’t cook the food and rice .
You are right : The Global data, Global forecast and Trade shouldbe transparent. Leaders need every day to think how to manage the grassroot -level work for food and energy to avoid the trouble .
Merci !

Roch Sosthène NEPO

Date : November 15th, 2008 06:50:00

Cette analyse du Président DIOUF -leader visionnaire s’il en est - me paraît on ne peut plus pertinente. Elle représente sans nul doute l’une des dernières sonnettes d’alarme annonçant, non pas la crise financière mondiale qui elle relève déjà du vécu quotidien, mais ce que l’auteur appelle si justement “la débâcle générale”.

Puissent les dirigeants du monde, dans une démarche holistique et véritablement systémique, dans un sursaut collectif humaniste, prendre conscience à temps de ce que la crise financière actuelle n’est en définitif qu’un signal de cette débâcle générale” qui se prépare lentement mais sûrement et qui sera bientôt rendue inéluctable si rien n’est fait.

En allant au-delà de la seule dimension financière et économique du fonctionnement du monde contemporain qui a fini d’étaler tragiquement ses limites, le sommet du G20 qui commencent ce jour devrait en fournir l’occasion rêvée.

Gageons qu’il en en sera ainsi malgré tout et que le Président DIOUF et tous ceux qui, aux quatre (4) coins du monde, pensent comme lui, n’auront pas encore une fois prêché dans le désert: l’avenir de l’Humanité en dépend…

Juan Olguín

Date : November 14th, 2008 10:17:49

Completamente de acuerdo con el artículo publicado. Agregaría un llamado a reflexionar en la participación no sólo del Estado, sino de las asociaciones empresariales, los centros académicos, y la sociedad civil; un diálogo conjunto que nos permita repensar el funcionamiento de los mercados de tal manera que se contribuya de manera efectiva a la sustentabilidad del planeta en un amplio sentido y ámbitos: medio ambiente, mercados financieros, mercado laboral, educación, salud, en fin, la sociedad de personas en su conjunto. Respecto las empresas, debemos pensar en empresas que funcionen de manera acorde a las exigencias sociales actuales.

Juan Olguín
Socio - Director
http://www.emerges.cl