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		<title>Idées pour le développement (Blog)</title>
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		<description>Dernier posts en provenance de Idées pour le développement (Blog)</description>
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			<title>Idées pour le développement (Blog)</title>
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			<description>Dernier posts en provenance de Idées pour le développement (Blog)</description>
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		<lastBuildDate>Wed, 25 Jan 2012 14:37:00 +0100</lastBuildDate>
		
		
		<item>
			<title>Thierry PAULAIS : Le financement des villes d’Afrique par les ressources endogènes</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/thierry-paulais-le-financement-des-villes-dafrique-par-les-ressources-endogenes.html</link>
			<description>Le continent africain connaît le plus fort taux de croissance urbaine de la planète. Les villes...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>&nbsp;</h3>
Les besoins en investissements nouveaux qu’implique l’accueil de ces habitants supplémentaires vont s’ajouter aux montants nécessaires pour rattraper les déficits accumulés dans la plupart des villes en matière d’infrastructures, d’équipements et des services essentiels. Les dysfonctionnements qui résultent de ces retards handicapent déjà de façon notable la productivité des économies africaines, au même titre que le manque en énergie ou les lacunes en infrastructures de transports, par exemple.

Le sous-investissement urbain n’est pas un phénomène récent. La réponse des Etats et des quelques bailleurs de fonds engagés dans ce secteur s'articule depuis les années 80 autour de la décentralisation et de la bonne gouvernance. Augmentation, régularité et prévisibilité des transferts d'Etat, aménagement de la fiscalité locale et progression des ressources propres, accompagnés de progrès en matière de gestion et de management et enfin du financement des bailleurs de fonds, devaient conduire les villes sur le cercle vertueux de la croissance pérenne.

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Force est de constater que cette approche éminemment louable s’est révélée finalement insuffisante en dépit de progrès indéniables. Les expériences réussies et le discours souvent convenu sur les vertus et succès de la décentralisation ne peuvent occulter le fait que la desserte en infrastructures, les services de base et les conditions de vie de la majorité des citoyens ont continué à se dégrader en terme relatif dans la plupart des villes et ceci dans des proportions parfois dramatiques. Cela se manifeste en particulier dans les zones périphériques de villes subsahariennes et dans les villes des États fragiles, où l’urbanisation des deux dernières décennies s’est déroulée en grande partie de façon chaotique, sans encadrement, planification ni équipement en réseaux, et où les inégalités semblent avoir en fait augmenté. 

Les estimations mettent en évidence des écarts inconciliables entre les montants en investissements locaux nécessaires pour faire face à la croissance et les capacités d’investissement théoriques des collectivités locales en l’état actuel des choses. La prolongation au rythme actuel des montants de financement et de réalisation des investissements locaux (la solution business as usual) conduit à des situations potentiellement ingérables sur les plans économique et sociopolitique. 

Ces constats impliquent un changement d’échelle drastique dans les volumes de financements pour l’investissement local urbain. Ce changement d’échelle ne sera pas aisé, parce que les instruments structurels pour ce faire ne sont pas en place. Il faut élaborer des solutions systémiques nouvelles capables de faire face à des besoins aussi considérables dans une période courte. Parallèlement à la poursuite des efforts pour augmenter la solvabilité et les capacités de réalisation des collectivités, ce sont donc les paradigmes qui régissent le financement de l’urbanisation comme les systèmes de financement eux-mêmes qui sont à repenser.

Il est hautement probable que les collectivités locales devront à l’avenir augmenter significativement leur part relative dans le financement des investissements locaux, et ce pour au moins deux raisons. Premièrement, les États pourront difficilement augmenter les transferts vers les collectivités en proportion des besoins en investissements locaux. Les budgets nationaux seront mobilisés pour les dépenses régaliennes (secteurs sociaux comme éducation et santé, justice…), également en forte croissance du fait de la démographie globale ; ils seront aussi mobilisés pour le financement des grandes infrastructures, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports, et des secteurs productifs – au premier rang desquels se trouve l’agriculture. Deuxièmement, beaucoup d’éléments laissent penser que l’aide publique au développement ne pourra pas s’engager à la hauteur des besoins dans le soutien au secteur urbain : ses montants globaux progressent peu ou pas, et restent dans l’ensemble focalisés sur d’autres sujets également essentiels pour l’Afrique subsaharienne, comme la sécurité alimentaire, les grandes pandémies, les secteurs sociaux et les grandes infrastructures.

La montée en puissance des collectivités locales dans le financement des investissements locaux paraît donc inéluctable à terme. Parallèlement à la poursuite des efforts pour augmenter les transferts des états en directions des collectivités, le recours à d’autres méthodes reposant sur le financement endogène pour l’investissement local se révèle de plus en plus nécessaire pour faire face aux besoins. Ces méthodes ne sont pas nouvelles : elles sont utilisées partout dans le monde et parfois depuis fort longtemps pour financer les investissements locaux. Elles relèvent fondamentalement de trois principes :

<ul><li>utiliser l’épargne locale et toutes les capacités d’investissement – ménages, entreprises, fonds de pensions, fonds d’investissement – en offrant des supports de placement sécurisés ; </li><li>capter une partie de la valeur créée par un développement urbain bien géré du fait des mécanismes fonciers et la recycler dans les opérations de développement urbain suivantes ; </li><li>augmenter les ressources propres des collectivités en optimisant les revenus de la fiscalité assise sur le foncier et l’habitat.</li></ul>

La mobilisation de l’épargne locale pour des investissements locaux ne présente que des avantages pour les économies nationales : elle évite que l’épargne ne soit placée à l’étranger ; elle réduit le volume d’emprunt en devises nécessaire ; elle suscite une implication plus grande de l’épargnant dans les affaires locales et favorise de ce fait la citoyenneté et la cohésion sociale. La surliquidité des banques témoigne à elle seule de l’existence d’une épargne importante sur le continent. Et les évolutions en cours dans les économies et les sociétés africaines, comme l’émergence d’une classe moyenne et l’apparition d’un actionnariat populaire, quoique encore ténues et fragiles, laissent penser que le volume de cette épargne locale est croissant. En outre, bien qu’elle ne soit pas à proprement parler locale, l’épargne de migrants représente elle aussi un volume important potentiellement captable pour l’investissement local.

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Les effets économiques des mécanismes de financement par la valorisation du foncier sont de même nature que ceux qui sont fondés sur l’épargne : il s’agit de recettes locales générées localement en monnaie locale. Le financement par la valorisation foncière d’une part, par la fiscalité assise sur le foncier ou l’habitat d’autre part, constituent les solutions locales par excellence, puisqu’elles reposent sur des biens qui ne sont pas mobiles. D’autres effets économiques découlent de l’impact que peuvent avoir ces mécanismes sur le secteur de la construction et de l’habitat, un des secteurs d’activités qui est le plus créateur d’emplois non publics. 

L’utilisation de telles sources de financement pour l’investissement local sur le continent africain va naturellement nécessiter des adaptations des cadres institutionnels et des systèmes financiers, ainsi que des changements dans les mentalités des différents opérateurs dans la majorité des pays. Au total, ce changement de paradigmes dans la vision de la ville et dans la façon de la financer transcende les questions techniques et financières. Il s’inscrit dans les mutations des sociétés africaines. 


<h3><span class="name-of-person">L'auteur</span> </h3>
<i>Thierry Paulais est urbaniste et économiste. Il a débuté sa carrière dans des sociétés d’ingénierie et des sociétés de conseil aux collectivités locales dans le domaine de l’analyse économique de l’investissement et des stratégies de financement, en France et dans plus de vingt pays. Il a ensuite rejoint la Caisse des dépôts et consignations, en tant que responsable d’une équipe chargée, dans le cadre de la politique de la ville, d’une ligne de crédit pour les municipalités en difficulté. En 2000, il a intégré l’Agence française de développement (AFD) comme responsable de la Division du développement urbain à la création de celle-ci. En 2008, il a rejoint le secrétariat de Cities Alliance (Washington DC) pour y conduire un programme de recherche/publication sur le financement des villes du continent africain. Il est auteur ou co-auteur de plusieurs livres sur différents sujets relatifs à l’économie du secteur de l’habitat et du développement urbain et au financement des investissements des villes.</i>

Thierry Paulais a publié fin janvier 2011 l'ouvrage <link http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100490010 _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>&quot;Financer les villes d'Afrique&quot;, une co-édition de l'Agence Française de Développement et de la Banque mondiale. Cliquez-ici pour en savoir plus.</b></link>]]></content:encoded>
			<category>Afrique</category>
			<category>Afrique</category>
			<category>Développement</category>
			<category>Croissance démographique</category>
			<category>Développement économique</category>
			<category>Gouvernance</category>
			<category>Population</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>&quot;L'aide publique au développement permet de transformer des millions de vies chaque année&quot; </title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/laide-publique-au-developpement-permet-de-transformer-des-millions-de-vies-chaque-annee.html</link>
			<description>En 2000, plus de la moitié des enfants en Tanzanie n’étaient pas scolarisés – une décennie plus...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="align-center"></p>
<p class="align-center"><img src="fileadmin/ressources/medias/images/oxfam-france-600.png" height="250" width="600" alt="" /></p>
Cela dit, beaucoup reste à faire pour améliorer l'efficacité de l'aide au développement. Le manque de transparence sur les chiffres de l’aide réelle, les conditionnalités strictes en matière de politiques économiques, l’imprévisibilité ou encore l’absence de coordination, sont autant de facteurs qui empêchent l’aide d’être la plus efficaces. <br /><br />Le quatrième Forum de Haut Niveau sur l'efficacité de l'aide, à Busan en Corée du Sud, réunira à la fin de ce mois Ban Ki Moon, Hilary Clinton, des ministres venus des quatre coins du monde et plus de 2000 intervenants. Il doit impérativement être l’occasion de trouver les bonnes stratégies d'amélioration de l'efficacité de l'aide au développement. <br /><br />Les pays donateurs et les pays bénéficiaires ont en effet souscrit à la « Déclaration de Paris » en 2005 et convenu des points suivants : les pays bénéficiaires gèrent eux-mêmes l'aide, définissent leurs propres stratégies de réduction de la pauvreté, améliorent leurs institutions et luttent contre la corruption. En contrepartie, les bailleurs de fonds changent d'attitude – ils améliorent la coordination et la prévisibilité des flux d'aide et laissent aux pays en développement la responsabilité de gérer l'aide et de stimuler leur propre développement. En outre, les deux parties ont convenu d'un système de suivi international qui permet d'enregistrer les progrès accomplis, de réviser et d'améliorer les aides à venir. <br /><br />Six ans plus tard, le dernier rapport de l'OCDE <link http://www.oecd.org/document/28/0,3746,fr_2649_3236398_48742620_1_1_1_1,00.html - external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>(consultable ici)</b></link> révèle que les pays récipiendaires ont effectivement tenu leurs promesses. Contrairement aux donateurs. Sur 13 objectifs convenus entre les bailleurs de fonds et les bénéficiaires, les premiers n'ont respecté qu'un seul : l'information circule mieux. <br /><br />La réaction des pays donateurs face à ce résultat médiocre ? Essayer de modifier les règles et faire porter la cause de ces échecs sur les pays en développement. À présent, les donateurs envisagent purement et simplement la restriction ou l'abandon des systèmes de suivi d'aide international destinés à l'amélioration de la qualité de l'aide extérieure. Un recul qui condamnerait&nbsp; les perspectives d’une APD plus efficace et la transposition concrète des principes de Paris. <br /><br />Plusieurs donateurs essaient aujourd'hui d'attribuer toute la responsabilité en termes d'amélioration de l'efficacité de l'aide aux seuls pays du Sud. En fait, certains ont même suggéré de retenir l'aide jusqu'à ce que les bénéficiaires produisent des résultats conformes non pas à leurs propres besoins ou priorités, mais aux attentes des donateurs. Un véritable revers dans les progrès réalisés ces dernières années en matière d'amélioration de l'efficacité de l'aide et de lutte contre la pauvreté. <br /><br />Le forum de Busan doit permettre de rectifier le tir. Si son objectif est atteint, un nouvel accord international sur l'efficacité de l'aide sera conclu. Celui-ci définira les voies et moyens qui permettront de vaincre nos ennemis communs : la faim, la maladie et la pauvreté. 

<h3>L'auteur</h3>
Luc Lamprière est le Directeur général d’Oxfam France depuis 2007. Il a auparavant été journaliste en France et en Corée, ainsi qu’au Japon et aux Etats-Unis où il était correspondant du quotidien Libération. Il a également travaillé comme consultant au Mexique, au Soudan et au Kenya. 

Oxfam France est membre de la confédération internationale Oxfam : <link http://www.oxfamfrance.org/><b>www.oxfamfrance.org</b></link> 

<p class="align-center"><link http://www.oxfamfrance.org/ - external-link-new-window "Opens external link in new window"><img src="fileadmin/ressources/medias/images/nl-banniere.jpg" height="125" width="550" alt="" /></link></p>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 16:16:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>GER BERGKAMP: Mettre fin à la pauvreté avec l'eau</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/ger-bergkamp-mettre-fin-a-la-pauvrete-avec-leau.html</link>
			<description>
Ger Bergkamp est directeur général du Conseil mondial de l'eau, basé à Marseille, France. Lire la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
En septembre 2000, 189 dirigeants mondiaux ont souscrit à la Déclaration du Millénaire des Nations Unies qui a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations les plus défavorisées du monde. Ils ont pris des engagements concrets afin d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim avec un programme en huit points comprenant des objectifs spécifiques assortis d’un calendrier. Ces objectifs sont depuis connus sous le nom d’objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et l’échéance fixée pour leur réalisation est 2015. 

Dix années se sont écoulées et, dans quelques jours, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, accueillera un sommet majeur où seront réunis des leaders mondiaux mondiaux afin d’examiner la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire et de ses objectifs. Plusieurs de ces derniers requièrent encore des progrès majeurs. Aujourd’hui, à seulement cinq années de l’échéance, les leaders mondiaux ont l’opportunité d’intensifier leurs efforts et d’honorer leurs engagements. 

Assurer l’accès à une eau potable salubre et aux services d’assainissement s’avère essentiel pour éradiquer la pauvreté et la faim. Mais actuellement, près d’un million de personnes n’ont toujours pas accès à une eau salubre et plus de 2,6 millions n’ont pas accès à des installations sanitaires de base. Bien que quelques pays puissent atteindre les objectifs pour l’eau et l’assainissement, on n’insiste pas suffisamment sur le rôle que peut avoir l’eau pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Et pourtant, il est bien connu que l’eau salubre et une gestion intelligente de l’eau réduisent la mortalité juvénile, favorisent la production de cultures locales pour lutter contre la faim extrême et diminuent l’incidence de la malaria et d’autres grandes maladies liées à l’eau et à l’assainissement.

Au sommet des Nations Unies, les leaders mondiaux doivent reconnaître que l’amélioration de l’accès à l’eau et aux installations sanitaires renforce la capacité de réaliser tous les OMD. Il existe une corrélation claire entre l’eau propre, des installations sanitaires de base, l’éradication de l’extrême pauvreté et le développement socio-économique. À de nombreux égards, garantir l’accès à une eau salubre est un catalyseur de changements et de développements plus généraux.

Mais l’eau peut aussi être un ennemi. Les récentes catastrophes qui ont frappé le Pakistan et la Chine ont montré une nouvelle fois que des inondations à grande échelle peuvent détruire de vastes étendues de terres productives et anéantir ainsi les moyens de subsistance. Après une inondation, des populations privées d’eau potable salubre doivent lutter à nouveau pour leur survie. Le seul fait d’être en mesure de faire face à ces catastrophes et de garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement nous permet de réduire la pauvreté et la faim. Si nous n’investissons pas de manière appropriée dans la gestion de nos catastrophes liées à l’eau, nous continuerons à empêcher des populations de sortir de l’extrême pauvreté.

Le 28 juillet dernier, 122 membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ont approuvé un document sur le droit à l’eau. Ils ont fait appel à tous les États et aux organisations&nbsp; internationales afin d’obtenir des ressources financières, de renforcer les capacités et de transférer les technologies pour assurer une eau potable et des installations sanitaires à des prix abordables. Pour la première fois, l’Assemblée générales des Nations Unies a confirmé que l’eau et l’assainissement sont essentiels à la réalisation des droits de l’homme. 

Au cours de ce prochain sommet, les dirigeants mondiaux devront témoigner d’un engagement ferme pour accélérer tous nos efforts et créer un monde où l’accès à l’eau et à l’assainissement n’est pas un luxe. À cette fin, les progrès à réaliser en matière d’eau et d’assainissement doivent être reconnus comme un objectif primordial dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement. 

Le sommet offre aussi la possibilité de mobiliser des moyens financiers additionnels afin de favoriser la réalisation de cet important défi mondial. Pour cela, de nouvelles ressources financières doivent être disponibles grâce à des transferts internationaux qui stimulent la croissance et le développement. Ces nouvelles ressources peuvent idéalement être obtenues de la taxation des transferts financiers internationaux et du trafic aérien international. Sans ces moyens, les engagements pris ne seront pas honorés. Les leaders mondiaux doivent maintenant passer à la vitesse supérieure et saisir l’opportunité de mettre un terme à la pauvreté avec l’eau.]]></content:encoded>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 20 Sep 2010 15:42:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Sommet de l'ONU sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) - 20-22 septembre 2010</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/sommet-de-lonu-sur-les-objectifs-du-millenaire-pour-le-developpement-omd-20-22-septembre-2010.html</link>
			<description>
Dix ans après l'adoption de la Déclaration du Millénaire par l'ensemble des 189 États membres de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Vous trouverez ci-dessous les liens vers les différents posts se concentrant sur ce thème pour le blog Idées pour le développement.
N'oubliez pas de partager vos idées en laissant vos commentaires.

<ul><li>Ger Bergkamp (Conseil mondial de l'eau): <em><strong><link fr/post/article/ger-bergkamp-mettre-fin-a-la-pauvrete-avec-leau.html - external-link-new-window "Opens external link in new window">Mettre fin à la pauvreté avec l'eau</link></strong></em> (20 septembre 2010)</li></ul>

<ul><li>ODI : <em><strong><link fr/post/article/carnet-de-notes-des-objectifs-du-millenaire-pour-le-developpement-omd-mesurer-les-progres-a.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Carnet de notes des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : mesurer les progrès à travers les pays</link></strong></em> (16 septembre 2010)</li></ul>

<ul><li>Jeremy Hobbs (Oxfam International) : <link fr/post/article/jeremy-hobbs-si-chaque-enfant-pouvait-aller-a-lecole.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window"><em><strong>Si chaque enfant pouvait aller à l’école</strong></em></link> (13 septembre 2010)</li></ul>

<ul><li>Jon Lomøy (Direction de la coopération pour le développement de l'OCDE) : <em><strong><link fr/post/article/jon-lomoey-towards-a-smarter-partnership-for-development-effectiveness-2.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Vers un partenariat plus intelligent en faveur de l’efficacité de l’aide au développement</link></strong></em> (30 août 2010)</li></ul>

<ul><li>MICHEL KAZATCHKINE (Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme) : <strong><em><link fr/post/article/michel-kazatchkine-oui-nous-pouvons-atteindre-les-omd-lies-a-la-sante-il-est-temps-de-redoub-1.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Oui, nous pouvons atteindre les OMD liés à la santé ! Il est temps de redoubler nos efforts pour lutter contre le sida, la TB et le paludism</link></em></strong>e (05 août 2010)</li></ul>

<ul><li>Dr Margaret Chan (Organisation mondiale de la santé) : <link fr/post/article/dr-margaret-chan-sustaining-commitment-to-the-mdgs-1.html - external-link-new-window "Opens external link in new window"><em><strong>Un engagement durable en faveur des OMD</strong></em></link> (22 juillet 2010)</li></ul>

<ul><li>Eckhard Deutscher (Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE) : <em><strong><link fr/post/article/eckhard-deutscher-development-cooperation-needs-greater-coherence-how-can-all-policies-be-geared-t-4.html - external-link-new-window "Opens external link in new window">Pour plus de cohérence dans la coopération au développement : Comment assurer que toutes les politiques soient au service des objectifs de développement ?</link></strong></em> (08 juillet 2010)</li></ul>

<ul><li>CONCORD Europe :<em><strong><link fr/post/article/lue-ne-tient-pas-ses-promesses-les-objectifs-de-developpement-du-millenaire-sont-hors-dattein.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">&nbsp;L'UE ne tient pas ses promesses, les Objectifs de Développement du Millénaire sont hors d’atteinte, dit CONCORD à l’annonce des chiffres de l’aide par l'OCDE</link></strong></em> (19 avril 2010)</li></ul>

<ul><li>Minouche Shafik (DFID) : <strong><em><link fr/post/article/a-turning-point-on-poverty-2.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Un tournant pour la pauvreté</link></em></strong> (24 mars 2010)</li></ul>

<ul><li>CONCORD Europe : <em><strong><link fr/post/article/lue-est-en-retard-sur-ses-promesses-daide-de-nouveaux-objectifs-contraignants-sont-necessair.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">L’UE est en retard sur ses promesses d’aide: de nouveaux objectifs contraignants sont nécessaires</link></strong></em>&nbsp; (10 mars 2010)</li></ul>

<ul><li>Webmaster : <strong><em><link http://www.youtube.com/letempspresse _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Découvrir les OMD sous un nouvel angle : regardez le film &quot;8&quot; en ligne</link></em></strong> (15 février 2010)</li></ul>

<ul><li>Josette Sheeran (PAM) : <strong><em><link fr/post/article/les-bonnes-solutions-au-bon-moment.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Les bonnes solutions, au bon moment</link></em></strong> (01 octobre 2008)</li></ul>

<ul><li>Supachai Panitchpakdi (CNUCED) : <strong><em><link fr/post/article/doha-et-lomc-apres-lechec-de-juillet.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Doha et l'OMC après l'échec de juillet</link></em></strong> (25 septembre 2008)</li></ul>

<ul><li>Jean-Michel Severino : <strong><em><link fr/post/article/objectifs-du-millenaire-passer-le-cap-de-2015.html _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Objectifs du millénaire : passer le cap de 2015</link></em></strong> (03 octobre 2007)</li></ul>]]></content:encoded>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 20:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Carnet de notes des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : mesurer les progrès à travers les pays</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/carnet-de-notes-des-objectifs-du-millenaire-pour-le-developpement-omd-mesurer-les-progres-a.html</link>
			<description>
Ce rapport a été commandé par la Fondation Bill &amp; Melinda Gates et la Campagne du Millénaire...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Ces deux dernières décennies ont donné lieu à des progrès inouïs en matière de qualité de vie à travers le monde en développement. Les progrès n'ont pas été uniformes et ils ont connu leurs lots de revers et de déceptions. Mais, dans l’ensemble, le rythme des progrès en termes de réduction de la pauvreté et d’amélioration aux accès à la santé de base, à l’éducation, à l’eau et aux autres services essentiels a été sans précédent dans l'histoire de nombreux pays.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont été la source d’une réelle force de motivation et constituent un point de référence dans la mesure des progrès. Dans leur conception, les objectifs étaient délibérément ambitieux, leur réalisation exigeant des progrès sans précédent dans la plupart des pays. Le fait que de nombreux pays auront atteint un nombre important d'objectifs d’ici à 2015, ce qui permettra de transformer la qualité de vie de centaines de millions de personnes, devrait être un signe d'espoir pour les uns et une incitation à l'action pour les autres. Le défi pour les cinq années restantes et au-delà est d'apprendre et de construire sur ces avancées. 

Ce rapport présente des données sur la manière par laquelle les pays se rapprochent de la réalisation des OMD. Il analyse les objectifs et leurs indicateurs afin d'illustrer la façon dont les processus de développement agissent entre les pays et continents Ce rapport va au-delà des évaluations standards globales et par pays pour fournir des indications sur le partage de ces gains au sein de différents groupes : revenu, zones rurales et urbaines et entre les sexes. Il identifie les bons élèves qui ont effectué le plus de progrès, met en lumière les résultats inattendus et tire la sonnette d'alarme là où les progrès ont stagné ou ont pris une mauvaise orientation.

Il révèle les progrès remarquables accomplis par des pays comme l'Éthiopie, où le taux de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour est passé de 61% à 29% en 18 ans et où le pourcentage de scolarisation dans le primaire est passé de 22% à 72% en 16 ans. Il met en évidence l'Angola et le Niger, qui ont réduit le taux de mortalité des moins de cinq ans de plus de 100 pour 1.000 décès en moins de deux décennies. Il détaille le succès de l'Inde et de la Chine - pays les plus peuplés du monde. Mais il met aussi en lumière les domaines dans lesquels les pays sont loin d'atteindre leurs objectifs. Il va au-delà des résultats ciblés par les OMD pour montrer que les progrès apparents dans un certain nombre d'indicateurs masquent en réalité des inégalités au sein des pays, voire la dégradation de ces inégalités. Il met en avant les pays où les membres les plus pauvres de la société sont perdants face à des groupes plus riches en dépit de grands progrès vers la réalisation des OMD.

S'il y a un seul message à retenir de ces années de travail vers la réalisation des OMD, c'est que le progrès est possible. Dans tous les aspects du développement - même pour les OMD qui ont connu un moindre succès tel que la faim et la santé maternelle et infantile - un nombre significatif de pays ont accompli des avancées concrètes.

<p class="align-center"><b><link http://www.odi.org.uk/resources/details.asp?id=5027&title=millennium-development-goals-mdg-report-card-measuring-progress-across-countries&utm_source=ODI_Update&utm_medium=feed&utm_campaign=FaceBook#details _top external-link-new-window "Opens external link in new window">Lire le rapport ici :</link></b></p>
<p class="align-center"><b></b></p>
<p class="align-center"><link http://www.odi.org.uk/resources/details.asp?id=5027&title=millennium-development-goals-mdg-report-card-measuring-progress-across-countries&utm_source=ODI_Update&utm_medium=feed&utm_campaign=FaceBook#details _top external-link-new-window "Opens external link in new window"><img src="uploads/RTEmagicC_Report_ODI_04.gif.gif" height="424" width="300" alt="" /></link></p>
<p class="align-center"></p>]]></content:encoded>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			<category>Organisation des Nations Unies</category>
			<category>Développement</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 21:13:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>JEREMY HOBBS : Si chaque enfant pouvait aller à l’école</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/jeremy-hobbs-si-chaque-enfant-pouvait-aller-a-lecole.html</link>
			<description>
Jeremy Hobbs est le Directeur Exécutif d’Oxfam International depuis octobre 2001. Lire la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Imaginons un monde où les nouvelles infections du VIH sont rares. Où les enfants ont accès à une eau potable propre et à une nourriture adéquate. Les nouvelles mères y survivent à leurs accouchements et peuvent dès lors s’occuper d’éduquer la génération qui les suit. Les communautés vulnérables sont capables de faire face aux chocs économiques et aux catastrophes naturelles liées au climat. Chaque année, les pays les plus pauvres reçoivent 80 milliards de dollars EU pour leur développement. Les parents gagnent suffisamment d’argent pour nourrir leur famille, se constituer des actifs et épargner pour l’avenir.

Tout cela a l’apparence d’une chimère. Pourtant, cette vision pourrait devenir réalité grâce à la formation scolaire. Si chaque enfant pouvait aller à l’école, notre monde serait en effet profondément différent. De fait, le deuxième objectif du Millénaire pour le développement, qui consiste en un enseignement primaire universel, est essentiel à la réalisation de tous les autres OMD.

Il est prouvé qu’une éducation de base est souvent l’une des interventions les plus efficaces en termes de développement, et que son impact va bien au-delà de la transformation de la vie de chaque enfant. Elle mène aussi à des améliorations mesurables en termes de croissance économique, de prévention du VIH, de nutrition, de santé maternelle et infantile, et de prévention des conflits. Les éléments suivants doivent être pris en considération :

<ul><li>Aucun pays n’a pu réaliser une croissance économique soutenue sans avoir réalisé un enseignement primaire universel. Chaque année de scolarité permet d’augmenter de 10 % les revenus d’un individu.</li></ul>

<ul><li>Si chaque enfant terminait l’enseignement primaire, près de 700 000 cas de VIH pourraient être évités chaque année rien qu’en Afrique subsaharienne.</li></ul>

<ul><li>Les enfants dont les mères ont terminé l’enseignement primaire ont 40 % de chance supplémentaires de survivre jusqu’à l’âge de 5 ans et 50 % de chance de plus de recevoir des vaccinations permettant de leur sauver la vie. Ces mères elles-mêmes ont aussi bien plus de chance de survivre à leurs accouchements.</li></ul>

Nous devons construire l’avenir sur la base de connaissances avérées et, en la matière, les éléments dont nous disposons à propos de la formation scolaire sont clairs. Ils ne laissent aucune&nbsp; ambiguïté sur les choix à opérer, tant pour les pays en développement que pour la communauté mondiale des bailleurs de fonds. Selon l’UNESCO, l’agenda mondial de l’Éducation pour tous, dont l’objectif est d’apporter un enseignement de base à chaque citoyen de chaque société, souffre d’une insuffisance de financement de 16 milliards de dollars EU par an. De nombreux pays en développement, en particulier en Afrique, ont fait la preuve de leur engagement à l’égard de l’Éducation pour tous : au cours des dix dernières années, ils ont augmenté leurs dépenses en matière d’éducation et réalisé des progrès impressionnants en matière de scolarité au niveau du primaire. Mais ils ont été frappés très durement par la crise économique mondiale, et pourraient souffrir en plus de coupes dans les budgets des donateurs.&nbsp; Dans un environnement où l’aide destinée à l’éducation a tendance à stagner, il faut s’assurer que les rares dollars qui y sont consacrés seront correctement dépensés. La coopération multilatérale, notamment, peut offrir cette assurance. Elle met en effet en commun des fonds pour épauler des pays dont les stratégies nationales en matière d’éducation sont bien conçues. Cependant, le niveau des fonds consacrés à l’initiative fast track de l’Éducation pour tous est dangereusement faible, alors que ce partenariat des bailleurs de fonds internationaux est important pour soutenir l’enseignement de base dans les pays pauvres.

La crise économique mondiale a sévèrement atteint les recettes budgétaires des pays pauvres.&nbsp; Des recherches entreprises récemment par Oxfam montrent qu’en 2010, ce manque à gagner s’est traduit par des coupes sombres dans les dépenses sociales, dont la formation scolaire a été l’une des principales victimes.

En plus de cette mauvaise nouvelle, le sommet du G8 de cette année au Canada n’a fait que confirmer une tendance à une plus grande austérité budgétaire dans les pays donateurs. Il est clair que les nations du G8 ont l’intention de renier l’aide qu’ils ont promise, ce qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur la formation scolaire. Sur les 50 milliards de dollars EU d’aide promise il y a cinq ans lors du sommet de Gleneagles, à peine 30 milliards ont été décaissés. Ces 20 milliards non décaissés, qui ne représentent que 0,0006 % du RNI du G8, constituent cependant une somme suffisante pour permettre à chacun des 72 millions d’enfants dans le monde aujourd’hui exclus du système scolaire d’obtenir une place à l’école.

Si nous échouons en matière de formation scolaire, il sera impossible de réaliser les autres OMD.&nbsp; En effet, ces objectifs sont tous inextricablement liés les uns aux autres. Un effort sérieux et urgent de la part de la communauté internationale est donc nécessaire pour sauver tous les OMD, en particulier les objectifs liés à la formation scolaire, avant que la date butoir de 2015 ne soit trop proche. La vision d’un monde changé, qui pourtant n’est pas loin d’être réalisable, ne sera jamais qu’une vue de l’esprit jusqu’à ce que les gouvernements honorent les engagements qu’ils ont pris à l’égard des enfants du monde.]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 15:10:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>JON LOMØY: Vers un partenariat plus intelligent en faveur de l’efficacité de l’aide au développement</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/jon-lomoey-towards-a-smarter-partnership-for-development-effectiveness-2.html</link>
			<description>
Jon Lomøy est le Directeur de la Direction de la coopération pour le développement de l'OCDE...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Pour construire un partenariat plus intelligent en faveur du développement, disposer d’un forum de rencontre permettant de débattre avec honnêteté des avancées réalisées à ce jour et de la manière dont nous devrions travailler ensemble pour couvrir la distance restante d’ici 2015, il nous faut nous débarrasser de <b>trois fausses dichotomies</b> :
<ul><li><strong>Entre aide et autres sources de financement</strong> du développement : nous sommes unanimes à reconnaître que si l’aide n’est que l’une des mesures de financement du développement, elle n’en reste pas moins importante, et que la différence entre les engagements pris et les versements effectués est importante.</li></ul>

<ul><li><strong>Entre quantité et qualité de l’aide</strong> : nous qui sommes favorables à l’aide, nous devons reprendre le débat sur son efficacité et ses résultats – il faut plus d’aide, parce que nous pouvons produire des résultats plus nombreux et meilleurs.</li></ul>

<ul><li><strong>Entre ressources extérieures et politiques nationales</strong> : nous savons que les politiques nationales sont plus importantes pour le développement que les ressources extérieures, mais nous savons aussi que sans ressources extérieures supplémentaires, le processus sera trop long et nous ne pourront pas atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. </li></ul>

La mise en place d’un partenariat mondial pour le développement, objet du huitième OMD, concerne la prise en compte de la totalité du financement pour le développement, mais également le suivi de la réalisation des engagements pris au titre de cette aide, son meilleur fonctionnement, l’utilisation de cette aide pour appuyer les pays qui ont réussi à ajuster leurs politiques, et la façon d’aider les pays qui doivent encore ajuster leurs politiques en <b>partageant avec eux les expériences acquises</b>.&nbsp;

Il s’agit ici de permettre <b>une parfaite articulation des différentes traditions de la coopération pour le développement</b>. Le CAD s’appuie sur une tradition d’aide vieille d’un demi-siècle, et la Déclaration de Paris est, à de nombreux égards, l’expression des leçons apprises durant ces cinquante années. Mais il existe aussi une tradition parallèle, également riche, de coopération Sud-Sud, dans le cadre de laquelle les pays en développement ont trouvé les moyens innovants de s’aider mutuellement et de partager leurs expériences. La réunion de Bogota a ainsi permis de préciser les leçons tirées de cette tradition. Nous devons permettre à ces deux traditions de s’enrichir mutuellement, de manière à pouvoir construire un partenariat pour le développement futur élargi, fondé sur les expériences des deux.

Il concerne également la promotion du développement par le biais de partenariats réels, efficaces et égalitaires, <b>non seulement entre les gouvernements, mais entre les sociétés</b>, incluant le secteur privé, la société civile, les parlements et les autorités locales, pour s’assurer qu’ils sont parfaitement intégrés dans le processus de décision sur le développement.

Enfin, il concerne les partenariats fondés sur des constats, sur des statistiques et sur le partage des meilleures pratiques. Nous sommes-là au cœur de l’approche de l’OCDE dans tous les domaines, y compris celui du développement.&nbsp; En résumé, il est question des <b>résultats</b>. Non pas ceux rendus possible par l’aide, sorte de « propriété » des bailleurs de fonds, mais bien ceux résultant de l’effort des pays en développement, leurs résultats propres, rendus possibles par l’aide et d’autres types de financement des partenaires au développement, et facilités également par un partage des expériences qui permet aux pays d’en apprendre plus les uns des autres, de faire des choix plus judicieux et moins d’erreurs.

L’<b>OCDE</b>, qui encourage le développement de réseaux dans un grand nombre de domaines, allant de l’efficacité de l’aide aux politiques fiscales et aux moyens de répondre aux changements climatiques, a fondé son soutien sur des principes bien établis : &nbsp;
<ul><li>Veiller à ce que des partenariats soient mis en place au niveau des pays et déterminés par les pays en développement, en facilitant la prise de décision politique de haut niveau et inclusive.</li></ul>

<ul><li>Proposer à tous les acteurs une large plateforme de dialogue, en veillant notamment à faire entendre la voix des pays partenaires et de la société civile.</li></ul>

<ul><li>Recueillir des constats, des faits et des chiffres pour informer la politique et appuyer les solutions techniques.</li></ul>

<ul><li>Promouvoir l’examen par les pairs pour assurer un suivi des engagements et analyser les pratiques. </li></ul>

<ul><li>Fournir des instruments de dialogue sur le développement au niveau des pays.</li></ul>

<ul><li>Renforcer la redevabilité mutuelle entre tous les acteurs et l’articuler autour d’objectifs communs. </li></ul>

<ul><li>Travailler au niveau mondial pour construire des liens forts avec les Nations unies, la Banque mondiale, les institutions régionales et les processus.&nbsp; </li></ul>

<i>En quoi ces principes de partenariat, qui se fondent sur le &quot;soft power&quot; (puissance douce) que peut avoir le dialogue, les faits et&nbsp; la pression des pairs, modifient-ils l’approche au développement ?</i> 

Au départ, il était manifeste que les problèmes ne pouvaient se résoudre par une simple discussion des bailleurs de fonds entre eux. D’autres partenaires devaient se joindre à la réflexion. Le Groupe de travail sur l’efficacité de l’aide est né de cette prise de conscience. Ce Groupe de travail n’est <b>pas un « club des bailleurs de fonds »</b> ; il compte 80 membres, et est coprésidé par un représentant d’une institution de financement et un représentant d’un pays en développement. En son sein, un large consensus s’est fait jour sur ce qui devait être fait pour donner de meilleurs résultats, en respectant les engagements souscrits dans la Déclaration de Paris (2005) et l’Agenda d’Accra pour l’action (2008). Aujourd’hui, le Groupe de travail sur l’efficacité de l’aide est le cadre international d’amélioration de la qualité de l’aide. Ce partenariat s’attache à voir comment fournir l’aide de manière plus harmonisée, plus alignée et plus redevable.

Mettre les <b>pays en développement aux commandes</b> est le principe de partenariat essentiel promu par ce groupe de travail. Et des exemples de plus en plus nombreux sont là pour témoigner de la manière dont les partenaires ont réduit de manière significative des coûts de transaction en suivant les procédures des gouvernements locaux plutôt qu’une multiplicité de procédures imposées par les bailleurs de fonds, l’un des principes essentiels de la Déclaration de Paris. La recette est la suivante : s’attacher non seulement à savoir <i>combien</i> est dépensé, mais aussi <i>comment</i> cela est dépensé.

Le groupe de travail est également une plateforme où se renforce la <b>redevabilité mutuelle</b>. Bien qu’ils n’aient aucun caractère juridiquement contraignant, les engagements de redevabilité promus par la Déclaration de Paris ont affiché toute leur pertinence et leur efficacité, en incitant à de nouvelles pratiques dans la communauté des bailleurs de fonds, des pays partenaires et d’autres acteurs. Le mandat de ce groupe de travail consiste à veiller à ce que les bailleurs de fonds et les pays en développement « accordent leurs violons » lorsqu’il s’agit de répondre à leurs engagements. L’un des outils qu’il utilise à cette fin est l’enquête sur le suivi de la Déclaration de Paris, qui suit la mise en œuvre des engagements de Paris au niveau des pays. Or, cette enquête montre que si des changements sont en cours, ils restent trop lents. Les bailleurs de fonds utilisent les systèmes nationaux, réduisent les cellules parallèles d’exécution de projets, et se coordonnent entre eux pour l’organisation des missions. Quant aux pays, ils renforcent leurs propres systèmes pour prendre leur développement en main et élargissent le discours national sur le développement. Mais cette enquête ne se contente pas de fournir des informations ; elle encourage également au dialogue pour améliorer les pratiques d’aide au niveau des pays et renforcer la redevabilité réciproque. Cette pratique de suivi a attiré 34 pays en 2006 et 55 en 2008 ; entre 65 et 70 pays devraient participer en 2011. 

Ce partenariat a également pour objet d’améliorer les pratiques et de suivre la concrétisation des engagements par le biais d’examens par les pairs et d’une discussion ouverte et franche. Le Comité d’aide au développement de l’OCDE constitue à cet égard un forum d’échange d’expériences et d’examen par les pairs, tout en suivant attentivement les progrès dans le décaissement de l’aide financière promise. Il reste le principal groupe mondial de bailleurs de fonds, ayant apporté quelque 120 milliards de dollars E.U. en 2009, soit une augmentation de 6,8 % en termes réels par rapport à 2008.&nbsp; Et l’OCDE étend son champ d’action pour suivre les engagements financiers dans d’autres domaines, notamment budgétaire et de développement, de financement innovant et de financement en matière de changement climatique. 

Pourrions-nous souhaitez que ces changement fussent été plus rapides ?&nbsp; Oui, certainement.&nbsp; Existe-t-il d’autres processus plus adaptés susceptibles d’engendrer des progrès plus rapides ? Pas à notre connaissance.&nbsp; S’ils existent, nous devons les identifier et en tirer les leçons ! Nous sommes parvenus à la croisée des chemins en 2010, date fixée pour les résultats des engagements pris dans la Déclaration de Paris, en offrant la possibilité d’étudier la qualité de nos partenariats pour le développement de manière honnête et constructive. Et c’est précisément ce que nous avons l’intention de faire lors de la Réunion de haut niveau sur l’efficacité de l’aide (HLF-4) en Corée, en décembre 2011. Mais cette réunion nous donnera également l’occasion d’approfondir et d’élargir le partenariat, et de diriger nos efforts là où ils sont susceptibles de faire la plus grande différence.]]></content:encoded>
			<category>Gouvernance mondiale</category>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			<category>development co-operation</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 16:26:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>MICHEL KAZATCHKINE : Oui, nous pouvons atteindre les OMD liés à la santé ! Il est temps de redoubler nos efforts pour lutter contre le sida, la TB et le paludisme</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/michel-kazatchkine-oui-nous-pouvons-atteindre-les-omd-lies-a-la-sante-il-est-temps-de-redoub-1.html</link>
			<description>
Michel Kazatchkine a été élu Directeur Exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
<b>Aujourd’hui, nous sommes à un moment décisif de la lutte contre le sida, la TB et le paludisme, et de manière plus générale, des efforts fournis pour atteindre les OMD liés à la santé.</b> 

La santé est un des domaines du développement où nous avons réalisé des progrès considérables au cours des 10 dernières années. Il y a eu une mobilisation sociétale sans précédent en faveur de la santé, au Nord comme au Sud, ainsi qu’une volonté politique et des moyens financiers accrus. <br />Les résultats obtenus sont absolument remarquables. Dans aucun autre domaine que les investissements de ces dernières années en faveur de la lutte contre le sida, la TB et le paludisme, il n’y a eu une association aussi directe et aussi rapide entre les moyens mis en œuvres et l’impact :
<ul><li>En 2002, au moment de la création du Fonds mondial, pratiquement aucune personne atteinte du sida ne bénéficiait d’un traitement antirétroviral (ARV) dans les pays en développement. Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes y ont accès. La mortalité due au sida a diminué dans la plupart des pays fortement touchés par l’épidémie et le nombre des nouvelles infections au VIH est également en baisse dans la plupart des pays du monde, en particulier chez les jeunes.</li></ul>

<ul><li>En 2002, le paludisme était une maladie négligée. Aujourd’hui, dans au moins 10 des pays d’Afrique où il est le plus endémique, on a constaté une baisse des nouveaux cas de paludisme et une diminution spectaculaire de 50 à 80 % de la mortalité due à cette maladie.</li></ul>

<ul><li>Depuis 2002, le diagnostic de la TB est beaucoup plus efficace. Six millions de personnes ont désormais accès au traitement DOTS grâce au soutien du Fonds mondial. Le taux de prévalence de la TB était de 220 pour 100 000 en 2000. Nous sommes en bonne voie d’atteindre l’objectif international de 124 pour 100 000 d’ici 2015. La mortalité due à la TB est également en baisse dans de nombreux pays.</li></ul>

Le Fonds mondial a joué un rôle crucial dans cette évolution. Les programmes qu’il finance permettent à 2,8 millions de personnes d’avoir accès aux ARV. Nous soutenons les traitements de plus de 50 % des personnes sous ARV en Afrique et 75 % en Asie. Le Fonds mondial est également le premier bailleur de fonds multilatéral dans le domaine de la prévention. 

Dans l’ensemble, on estime que les programmes que nous soutenons ont sauvé plus de 5,7 millions de vies. On estime qu’environ 4 000 vies supplémentaires sont sauvées chaque jour.

La contribution du Fonds mondial aux OMD va bien au-delà de l’OMD 6. Les investissements du Fonds mondial dans la lutte contre le VIH, la TB et le paludisme participent également directement à la réalisation des OMD 4 et 5, et bénéficient à la santé des mères et des enfants. Ces trois maladies sont souvent liées à la pauvreté et ont à ce titre un impact sur le développement en général ainsi que sur l’ensemble des huit OMD.&nbsp; 

<b>Au cours des prochains mois, les bailleurs de fonds décideront s’ils poursuivront dans cette voie, afin de permettre au monde&nbsp; d’atteindre les OMD liés à la santé.</b> Si des moyens appropriés sont mis en œuvre et si l’extension des programmes est autorisée à se poursuivre au rythme actuel, de grandes réussites sont à notre portée. D’ici 2015, nous pouvons : 
<div class="indent">o&nbsp;Prévenir des millions de nouvelles infections au VIH ; 
o&nbsp;Réduire de manière significative la mortalité liée au sida ;
o&nbsp;Pratiquement éliminer la transmission mère-enfant du VIH ;
o&nbsp;Faire baisser substantiellement la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle ; 
o&nbsp;Faire sortir le paludisme de la liste des problèmes de santé publique dans la plupart des pays où il est endémique ;
o&nbsp;Réduire de manière significative la prévalence et la mortalité de la TB ;
o&nbsp;Continuer à consolider les systèmes de santé et communautaires. 
</div>
<b>Ces objectifs sont réalistes et nous pouvons les atteindre.</b> 

En revanche, si notre engagement faiblit, nous risquons de réduire à néant les progrès réalisés. Si les ressources du Fonds mondial ne sont pas reconstituées, le sida, la TB et le paludisme gagneront à nouveau du terrain et les OMD liés à la santé ne seront pas atteints dans le monde.

En tant qu’organisme fournissant plus de 50 % des traitements du sida dans les pays pauvres en ressources et deux tiers du financement international de la lutte contre la TB et le paludisme, le Fonds mondial joue un rôle capital dans cette action.

À l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour pronostiquer l’issue des efforts fournis pour la reconstitution du Fonds. Le fait que le Fonds mondial a fait ses preuves et mérite d’être soutenu a été unanimement reconnu lors de la Conférence internationale sur le sida et du Sommet de l’Union africaine. Mais nous craignons que ce consensus ne se traduise pas par une augmentation significative de la contribution des bailleurs de fonds, ce qui aurait des conséquences désastreuses : 
<div class="indent">o&nbsp;Le monde continuerait à dénier tout traitement à plus de la moitié des personnes&nbsp; vivant avec le VIH qui en ont un besoin urgent.
o&nbsp;La prévention du VIH, de la TB et de la malaria serait également refusée à des millions de personnes. 
o&nbsp;Le nombre annuel de nouvelles infections au VIH recommencerait à augmenter. Des centaines de milliers d’enfants porteurs du HIV naîtraient chaque année.
o&nbsp;Les taux de morbidité et de mortalité du paludisme augmenteraient à nouveau et la résistance aux médicaments antipaludiques deviendrait un problème majeur. L’objectif de sortie du paludisme de la liste des problèmes de santé publique serait alors hors de portée.
o&nbsp;La TB résistante et multi-résistante deviendrait un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale,&nbsp; menaçant les succès obtenus jusqu’à présent dans le contrôle de la TB et causant également un important accroissement de la prévalence et de la mortalité de la TB.
o&nbsp;Nous risquons en outre d’anéantir les progrès réalisés dans la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle, malgré l’engagement déclaré de renforcer l’action dans ce domaine.
</div>
Notre seule chance d’approcher, d’atteindre, voire de dépasser les OMD liés à la santé disparaîtrait. En fin de compte, la promesse des dirigeants mondiaux de poursuivre « tous les efforts nécessaires … en vue de l’objectif d’accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de soins et de soutien » serait irrémédiablement rompue. Les inégalités en matière de santé&nbsp; entre les pays riches et les pays pauvres se creuseraient, et l’espoir d’un avenir meilleur serait anéanti pour des millions de personnes.

<b>Aujourd’hui, l’heure n’est plus au seul maintien du financement de la lutte contre le sida, la TB et le paludisme. Il est temps de redoubler nos efforts !</b>]]></content:encoded>
			<category>Santé</category>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 13:28:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>DR MARGARET CHAN : Un engagement durable en faveur des OMD</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/dr-margaret-chan-sustaining-commitment-to-the-mdgs-1.html</link>
			<description>
Le Dr Margaret Chan est le Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé depuis 2006....</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Ils ont certes insufflé un puissant élan à la lutte pour la réduction de la pauvreté et des inégalités au cours d’une décennie remplie de défis concurrents. Ils nous ont fait prendre conscience de l’importance de l’interdépendance – entre les économies riches, pauvres et émergentes ; entre l’éducation, les genres, la santé et l’environnement ; et entre la détermination des objectifs et l’obtention des ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à leur réalisation. Ils nous ont obligés à réfléchir à ce qui fonctionne et pourquoi. Et un ensemble de cibles quantitatives assorties d’échéances nous a forcés à mieux mesurer ce que nous faisons. 

Mais ces objectifs ont-ils changé la vie des gens ?

L’OMS publie chaque année des rapports sur les OMD relatifs à la santé, dont vous trouverez un bon résumé à l’adresse <span style="FONT-WEIGHT: bold"><link http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs290/index.html>http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs290/index.html</link></span>. Comme vous le constaterez, il y a eu de réels succès dans la réduction de la mortalité infantile, l’augmentation de la distribution des traitements du SIDA et la prévention de nouvelles infections au VIH, ainsi que dans la maîtrise du paludisme et de la tuberculose. Ces succès sont toutefois inégaux, certaines interventions progressant rapidement tandis que d’autres n’évoluent pratiquement pas. D’énormes inégalités persistent entre ou au sein des régions et des pays. Là où il y a eu des succès, les bénéfices peuvent être fragiles. Il reste donc encore beaucoup, beaucoup à faire si nous voulons atteindre les objectifs de 2015. 

Cela me ramène au thème principal de ce papier. Comment soutenir notre élan vers la réalisation des OMD dans un monde où la lassitude engendrée par les problèmes de développement est réelle, et aussi où des appels concurrents distraient l’attention du public ? Voici donc ma propre liste.

Tout d’abord, nous devons clarifier les priorités et les domaines où il nous faut en faire plus. Les OMD quatre et cinq – l’amélioration de la santé des femmes et des enfants – sont des buts par rapport auxquels les progrès ont été les plus décevants. La réduction de la mortalité des femmes à l’accouchement reste le défi majeur.

Mais que signifie en faire plus ? Techniquement, nous savons ce qui fonctionne : l’accès au planning familial, des soins prénataux efficaces, l’accouchement dans des structures médicalement sûres, la vaccination systématique, ainsi que la prévention et le traitement des maladies infantiles. Nous savons que les programmes qui délivrent ces interventions doivent passer à l’échelle supérieure. Mais nous avons également appris que cela sera insuffisant sans des efforts pour renforcer les systèmes de santé liés à l’accouchement et pour s’attaquer d’une manière plus générale aux facteurs déterminant la santé des femmes. Nous devons donc être clairs sur le fait que c’est le résultat – moins de morts évitables de femmes et d’enfants – qui est la priorité et non pas un programme ou une intervention. C’est le réel souci de la survie et du bien-être des femmes et des enfants qui saura rallier et maintenir le soutien du public aux OMD relatifs à la santé.

Le point suivant de ma liste concerne les facteurs nécessaires au succès.

Nous ne pouvons obtenir de meilleurs résultats sans de meilleurs systèmes de santé. En pratique, cela implique un personnel bien formé et correctement rémunéré, des politiques de financement protégeant les personnes d’un appauvrissement en cas de maladie, une information sur laquelle baser les décisions en matière de politiques et de gestion, une logistique permettant de disposer des médicaments et des vaccins là où ils sont nécessaires, des installations bien entretenues et organisées au sein d’un réseau professionnel, ainsi qu’un leadership fixant des orientations claires et tirant parti des énergies de toutes les parties concernées, y compris les communautés.

Certains soutiendront qu’une concentration sur l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants représente un changement radical d’orientation, la toute dernière tendance dans le monde versatile du développement international. Je reconnais que c’est un risque. Mais nous ne devons en aucun cas prendre à Pierre pour donner à Paul, autrement dit détourner des ressources d’un groupe de programmes au profit d’un autre.

Cela signifie qu’il est vital de respecter nos promesses en faveur de la lutte contre le VIH et le SIDA (à l’heure où je rédige ce papier, s’ouvre à Vienne la conférence internationale sur le SIDA). Le SIDA, la tuberculose et le paludisme sont des causes de décès et d’invalidité des femmes et des enfants. Mais ils sont aussi des priorités par eux-mêmes, en particulier là où les avancées sont fragiles et où apparaissent de nouvelles menaces (comme la tuberculose pharmacorésistante). Pour reprendre les termes du discours d’ouverture de la conférence : pas de recul dans nos engagements mais pas non plus de recul dans aucun des différents domaines. Synergie et intégration sont les mots d’ordre.

Le but des OMD est de faire reculer la pauvreté et, comme je l’ai dit ailleurs : rater la pauvreté, c’est rater la cible. La pauvreté est à la fois la cause et le résultat de toutes les formes de mauvaise santé. Je place donc haut sur ma liste le souci de voir les pays s’attaquer au fardeau croissant et aux facteurs de risques inhérents aux maladies non-transmissibles telles que le diabète, le cancer, les troubles mentaux et les maladies cardiovasculaires. Bien qu’elles ne figurent dans aucune cible particulière, leur impact humain et économique pourrait constituer un frein sérieux au développement si nous n’agissons pas dès aujourd’hui.

Pour poursuivre le thème de l’interdépendance, l’amélioration de la santé des femmes et des enfants ne pourra avoir lieu sans une attention particulière aux carences alimentaires et à la malnutrition, une prévention de toute exclusion des soins de santé pour des raisons liées au genre, à l’âge ou à l’ethnie, une prise en charge des impacts sur la santé dus à l’urbanisation et aux flux migratoires, une réduction de l’exposition à des substances toxiques, et un plus large accès à une eau salubre et à l’assainissement. La santé est le résultat de toutes les politiques. La liste est longue et les liens avec la santé sont connus. Le défi pour l’obtention de résultats réside dans une action soutenue et dans la redevabilité.

Ce qui nous amène au dernier point de cette liste. Le fil conducteur. Confrontés à des demandes croissantes et à des ressources limitées, les pays et leurs partenaires internationaux sont contraints à des décisions difficiles. Un soutien durable aux OMD requiert que les ministères des Finances, les parlements, les donateurs, et le public soient convaincus que des progrès sont possibles. L’élaboration d’une politique et d’une stratégie de santé solides permet de faire participer les différentes parties prenantes à la prise de décision, de montrer comment les choix ont été effectués, et d’exposer comment se combinent les éléments nécessaires à une amélioration de la santé. Dans les pays qui bénéficient d’une aide significative, les stratégies nationales sont le meilleur moyen d’assurer une cohérence entre les contributions extérieures et les priorités nationales.

S’assurer que chaque femme ait les meilleures chances de donner naissance à son enfant, en toute sécurité et dans la dignité est le plus grand défi du développement dans n’importe quel pays. Beaucoup de choses peuvent être faites mais il n’existe pas de solution technique unique et simple. Il faut en revanche que tout ce que nous entreprenons se combine : les systèmes de santé, les installations, les interventions techniques, le leadership politique, le personnel, les politiques sociales et économiques, l’argent et l’équipement. C’est bien entendu un vrai défi. Mais si nous pouvons garantir des accouchements sûrs aux femmes, nous pouvons être certains que d’autres avantages suivront.]]></content:encoded>
			<category>Santé</category>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 15:43:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Food security: How programmes can better support smallholder farmers?</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/food-security-lessons-from-the-food-acquisition-programme-of-brazil-2.html</link>
			<description>
Food Security: How programmes can better support smallholder farmers? 
La version française...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
We invite you to join our debate on food security and innovative programmes to support smallholder farmers. Share with us your ideas and comments around the following issues:

<span style="FONT-WEIGHT: bold">Challenges</span>: What are the main challenges facing smallholder farmers in reaching new markets for their products?<br /><br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Best practices</span>: Which examples of innovative public policies are supporting smallholder farmers in developing countries?<br /><br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Impacts</span>: What impacts a governmental programme that guarantees alternative agricultural markets may have on smallholder farmers?

<p class="align-center"><img src="uploads/RTEmagicC_farmer_01.JPG.JPG" height="135" width="201" alt="" /></p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left">In order to provide you with a few inputs on these issues, we highligh a recent assessment carried out by the UNDP International Policy Centre for Inclusive Growth (IPC-IG) on <span style="FONT-WEIGHT: bold">Brazil's Food Acquisition Programme</span>. <br /><br />The <span style="FONT-WEIGHT: bold">Food Acquisition Programme</span> (PAA), part of the <span style="FONT-WEIGHT: bold">Zero Hunger</span> Campaign that purchases food from small farmers and donates it to institutions working with people facing food insecurity, has helped to increase and improve farmers' production, but not enough to make them independent of the project. <br /><br />The assessment was based on overall numbers of the program and specifically evaluated two methods involving the simultaneous purchase with donation. <span style="FONT-WEIGHT: bold">72 interviews</span> were also made in November and December last year with farmers, farmers' leaders, technicians and representatives of social movements, state governments, municipalities and institutions that have received donations. The case study focused on three municipalities of <span style="FONT-WEIGHT: bold">Sergipe</span> state: Estância, Indiaroba and Lagarto, where over<span style="FONT-WEIGHT: bold"> 50% of the population is poor</span> and more than 80% of farmers are smallholder producers.<br /><br />Entitled <span style="FONT-WEIGHT: bold">Alternatives for Family Farmers Market Initiatives in Food Security: Lessons from the Food Acquisition Programme of Brazil</span>, the study estimates that the changes promoted by the project in the techniques of cultivation and farmers' organization are essential to encourage participation of producers in the market. The programme increases and diversifies production, improves food quality and intensifies the use of inputs.<br /><br />The programme invested <span style="FONT-WEIGHT: bold">US$ 1 billion</span> between 2003 and 2008 to purchase <span style="FONT-WEIGHT: bold">2 million tons of food</span> and distributed it to <span style="FONT-WEIGHT: bold">¼ of the Brazilian population</span> suffering from food insecurity. By guaranteeing the purchase of agricultural production by a pre-agreed price, the project provides income security to more than <span style="FONT-WEIGHT: bold">100,000 benefited farmers</span>.<br /><br />In addition to producing more and being better equipped, farmers benefiting from the PAA also improved the quality of their products, because of the control established by the initiative. &quot;<span style="FONT-WEIGHT: bold">With the resources available and a guaranteed market, farmers have explored new and reintroduced some cultures which had been abandoned, as different varieties of cassava</span>,&quot; says the study. There was an increase in acreage and / or variety of products available. Participation in the programme also led to higher use of inputs such as fertilizers, pesticides and seeds, and became more frequent rental of tractors, investment in irrigation and purchase of equipment for beekeeping.</p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left"><span style="FONT-WEIGHT: bold">Market Access still a challenge </span><br /><br />In the three municipalities surveyed in Sergipe, the market options available are normally street markets and intermediaries. &quot;<span style="FONT-WEIGHT: bold">It can be extremely difficult for farmers to find and enter markets that would give them better opportunities</span>,&quot; the authors note.<br /><br />Although they are more competitive now, the small farmers in those towns are still struggling to reach other markets. &quot;Regarding the access of producers to other sales channels, changes caused by PAA were very limited,&quot; says the study. The authors propose, therefore, additional support to farmers. &quot;<span style="FONT-WEIGHT: bold">In the case examined, there is a clear need for technical assistance in the area of production planning</span>,&quot; say the authors, suggesting that training may stimulate the growth of agro-ecological or organic items, with higher added value.<br /><br />The assistance should also include food processing technology and rules for licensing. &quot;T<span style="FONT-WEIGHT: bold">he development of management capacity, including knowledge of financial and legal procedures would also be appropriate</span>,&quot; the report recommends.</p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left"><span style="FONT-WEIGHT: bold">Series of studies</span><br />&nbsp;<br />The publications on the Food Acquisition Programme are the first in a series that aims to compare different experiences in food security policies based on procurement of food. Upcoming research projects will focus on India and the World Food Programme (WFP, UN).<br /><br />According to the researcher Darana Souza one important thing is &quot;t<span style="FONT-WEIGHT: bold">o show other countries what impacts a government programme to guarantee alternative agricultural markets may have on small farmers who, in turn, would have difficulty in entering the market without such incentives</span>.&quot;</p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left"><span style="FONT-WEIGHT: bold">Reports</span></p>
<p class="align-left">You can also read the publication on IPC-IG website at: </p>
<p class="align-left"><span style="FONT-WEIGHT: bold">Market Alternatives for Smallholder Farmers in Food Security Initiatives: Lessons from the Brazilian Food Acquisition Programme</span><br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Authors</span>: Danuta Chmielewska, Darana Souza<br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Series</span>: Working Paper # 64. June 2010.<br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Download</span>: <span style="TEXT-DECORATION: underline">http://www.ipc-undp.org/pub/IPCWorkingPaper64.pdf </span></p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left"><span style="FONT-WEIGHT: bold">Supporting Food Production and Food Access through Local Public Procurement Schemes: Lessons from Brazil</span><br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Authors</span>: Darana Souza, Danuta Chmielewska<br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Series</span>: One Pager # 110. June 2010.<br /><span style="FONT-WEIGHT: bold">Download</span>: <span style="TEXT-DECORATION: underline">http://www.ipc-undp.org/pub/IPCOnePager110.pdf </span><br /><br /></p>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 18:03:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>ECKHARD DEUTSCHER : Pour plus de cohérence dans la coopération au développement : Comment assurer que toutes les politiques soient au service des objectifs de développement ?</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/eckhard-deutscher-development-cooperation-needs-greater-coherence-how-can-all-policies-be-geared-t-4.html</link>
			<description>
M. Eckhard Deutscher est Président du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE depuis...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Un engagement solide et sérieux envers la CPD est indispensable pour éviter une marginalisation progressive de la communauté du développement dans les principaux thèmes du développement, qu’il s’agisse du commerce, de l’immigration, des investissements ou de la fiscalité, ce qui reviendrait d’ailleurs à une marginalisation de son rôle dans la formulation des politiques publiques.

Par contre, un engagement des acteurs du développement dans nos gouvernements envers la CPD permettra d’amplifier de façon efficace les effets multiplicateurs de l’APD, et d’accroître la pertinence politique des politiques de développement.&nbsp; Ceci est essentiel, vu que la coopération au développement peut, et en fait doit, être un outil clé dans la gestion d’un processus de mondialisation qui soit plus équitable, soutenable et juste.&nbsp; 

<b>Les travaux de l’OCDE et du CAD en matière de CPD</b>
C’est également la raison pour laquelle le CAD, le Comité d’aide au développement de l’OCDE, a décidé de renforcer à l’avenir et de façon significative l’accent mis sur la cohérence des politiques au service du développement (CPD).

Le fait que l’OCDE soit l’institution d’accueil du CAD constitue un des facteurs importants de cette décision.&nbsp; En matière de CPD, l’OCDE dispose en effet d’un avantage comparatif essentiel, vu qu’elle réunit sous un même toit pratiquement tous les domaines de politique publique.&nbsp; Ceci fait de l’OCDE une institution particulièrement privilégiée pour à la fois comprendre les liens entre les différents domaines de politiques et le développement, et pour promouvoir une plus grande cohérence.&nbsp; Les travaux du CAD sur la CPD vont prendre appui sur cet avantage comparatif et vont également s’en inspirer.

L’OCDE a déjà beaucoup investi (et continue d’investir) dans les travaux en matière de cohérence des politiques, et fait aujourd’hui figure de chef de file en ce qui concerne les efforts CPD internationaux.&nbsp; Je vous invite à prendre connaissance du matériau&nbsp; que j’ai apporté avec moi, ou de visiter le site web de l’OCDE consacré à la CPD.&nbsp; Ceci vous permettra de mieux comprendre l’impact visible et solide de cette institution sur le cadrage de l’analyse et des discussions de ce Forum sur la coopération au service du développement (FCD).

L’adoption en juin 2008 par la réunion du Conseil ministériel de l’OCDE, l’organe le plus élevé de l’OCDE, d’une recommandation en matière de cohérence des politiques au service du développement illustre avec éloquence l’impact des travaux de l’OCDE.&nbsp; Au travers de cette recommandation, les pays membres de l’OCDE ont renforcé leur engagement à la CPD, et vont en assurer le suivi notamment par le biais des examens du CAD par les pairs.

<b>Prendre en compte l’économie politique : une approche institutionnelle au CPD</b>
De nombreuses recherches et analyses ont été consacrées à la cohérence des politiques dans plusieurs domaines.&nbsp; Maîtriser les questions de politique n’est pas suffisant. Il faut comprendre l’économie politique et les efforts à déployer pour améliorer de façon efficace la CPD.&nbsp; Je crois que c’est cette compréhension meilleure qui est au cœur de ces sessions.

La CPD a été, et continuera d’être, une fonction d’intérêts et de valeurs concurrents, voire contradictoires.&nbsp; Les intérêts en place dans certains domaines sont souvent très puissants, et plus puissants en fait que les intérêts de développement.

Renforcer la cohérence des politiques au service du développement demande un engagement politique puissant qui prend en compte à la fois les besoins des pays en développement dans la formulation des politiques nationales, et l’évolution de l’économie mondiale.&nbsp; Cet engagement représente un défi pour les pays membres de l’OCDE, à un moment où les préoccupations des différents groupes d’intérêt nationaux portent sur d’autres problèmes et responsabilités que la lutte contre la pauvreté mondiale.&nbsp; Néanmoins, il&nbsp; est incontestable que les décisionnaires doivent être correctement informés pour évaluer, comme il le faut, les options de politique avant de dépenser des fonds publics ou d’adopter des réformes qui pourraient avoir un effet négatif sur les pays en développement.

Pour relever le défi que représente le renforcement de la CPD dans ce contexte d’économie politique difficile, nous avons identifié trois blocs fonctionnels, sur la base d’une analyse de l’expérience des membres du CAD dans les efforts qu’ils ont entrepris pour renforcer la CPD.&nbsp; Ces blocs sont les suivants : (1) l’engagement politique, (2) la coordination, et (3) l’analyse et le suivi.&nbsp; Ces trois blocs fonctionnels se renforcent mutuellement et leur présence dans un pays est indispensable pour assurer son engagement et ses progrès envers une cohérence renforcée des politiques.

<div class="indent"><b>1) Engagement politique : établissement, priorisation et formulation des objectifs</b></div>
Le point de départ est un leadership fort au niveau politique pour assurer la cohérence entre les différentes politiques relatives aux questions de développement et celles relatives à d’autres domaines.&nbsp; Il est essentiel à l’établissement et à la priorisation des objectifs de politique, et à la constitution d’une base solide pour la poursuite d’un agenda commun cohérent.&nbsp; Il est également important que ce leadership s’accompagne de politiques, de directives et d’incitatifs qui donneront une forme concrète à l’engagement et formeront le cadre nécessaire pour passer de l’engagement à l’action.

<div class="indent"><b>2) Assurer une coordination efficace des politiques</b></div>
Ce bloc fonctionnel s’intéresse à l’opérationnalité de la coordination des politiques et à la mise en œuvre de ces dernières.&nbsp; Tout gouvernement demande évidemment des mécanismes de coordination efficaces au sein de son administration.&nbsp; Ses différentes instances doivent être capables de se consulter et de se coordonner en matière de politiques, et de résoudre tout conflit ou incohérence, que ceux-ci se produisent au niveau de la formulation des politiques, de leur développement ou de leur mise en œuvre.&nbsp; Les processus de ces mécanismes et solutions sont propres à chaque pays, mais il est essentiel d’assurer que les intérêts du développement soient représentés de façon bien identifiée et avec le pouvoir voulu tout au long du processus.

<div class="indent"><b>3) Améliorer la mise en œuvre, le suivi, l’analyse et l’établissement de rapports</b></div>
Ce dernier bloc fonctionnel est essentiel pour évaluer ce qui se passe en réalité : la mise en œuvre reflète-t-elle les engagements politiques ? Son déroulement se passe-t-il comme prévu?&nbsp; Et ses résultats sont-ils conformes aux attentes ?&nbsp; Il faut donc que des procédures et mécanismes efficaces soient en place pour assurer une mise en œuvre efficace des politiques et l’ajustement éventuel de celles-ci pour maintenir leur cohérence dans le temps.&nbsp; Ces procédures et mécanismes sont aussi essentiels pour encourager la redevabilité et pour amender ou réviser les politiques de façon à assurer à tout moment leur cohérence avec l’évolution des besoins.

<b>Conclusion : La CPD dans le contexte mondial</b> 
L’expérience montre que le cadrage institutionnel de la cohérence des politiques joue un rôle essentiel.&nbsp; Mais même si ce cadrage est conçu pour promouvoir la CPD, la mise en œuvre de cette dernière reste une tâche difficile.&nbsp; Il est en effet&nbsp; loin d’être évident que la formulation de politiques entièrement cohérentes en toutes circonstances soit possible.&nbsp; Mais il est tout aussi évident que des politiques qui manquent de cohérence sont de mauvaises politiques.&nbsp; Elles sont, par définition, inefficientes et inefficaces, ont un coût très élevé pour les pays pauvres, et gaspillent l’argent des contribuables des pays donateurs, quel que soit l’objectif de politique qui est prioritaire.

Mais je pense que nous devons aller plus loin.&nbsp; L’objectif de la coopération au développement n’est pas de corriger les incohérences dans les domaines de politique dont les victimes sont les pays pauvres et leur&nbsp; développement.&nbsp; Au contraire, cette coopération est un investissement stratégique en faveur d’un avenir commun que nous partageons tous.&nbsp; Nous nous devons d’assurer à cet investissement la rentabilité la plus élevée possible.

Il faut que pour nous, la CPD soit le reflet de notre capacité à traiter avec la complexité du monde d’aujourd’hui.&nbsp; En réfléchissant aux crises de ces dernières années (la crise alimentaire, la crise pétrolière, les crises financières et économiques), nous constatons que ces crises ont en commun une dimension mondiale et que toutes ont exigé des solutions internationales.&nbsp; Cette observation nous démontre donc que des réponses propres aux différents domaines de politiques individuelles ou des réponses limitées à un seul pays seront insuffisantes.&nbsp; De plus, dans toutes ces crises, les échecs et les incohérences en matière de politique, tant au sein des pays qu’entre les pays, ont joué un rôle très important.

Ceci explique l’importance que le CAD et&nbsp; l’OCDE de façon générale continueront à donner à la CPD et les efforts qu’ils continueront à déployer en vue d’encourager l’amélioration des politiques et leurs résultats en matière de développement.

<b><link fileadmin/ressources/medias/pdf/compl%C3%A9ment%20post%20Deutscher%20FR.pdf - download "Initiates file download">Quels sont les principaux domaines où se porteront les efforts de l’OCDE en matière de CPD ? (PDF)</link></b>]]></content:encoded>
			<category>Efficacité de l'aide</category>
			<category>CAD</category>
			<category>Aide au développement</category>
			<category>development co-operation</category>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 10:22:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Après Copenhague, on manque de visionnaires</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/apres-copenhague-on-manque-de-visionnaires.html</link>
			<description>
La Conférence des Parties à Copenhague n’a pas produit les résultats espérés lors de la 13e...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Les réalités du changement climatique, énoncées dans le Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), imposaient l’adoption d’un accord fort à Copenhague. Ce rapport avait permis une large prise de conscience à travers le monde, à la fois sur les impacts du changement climatique (malgré les controverses récentes sur la question du rôle des émissions de gaz à effet de serre et sur les bénéfices tirés de la réduction de ces émissions). Pour tous, l’adoption d’un accord mondial aurait pu constituer une étape décisive, essentielle pour aller plus loin. Quoi qu’il en soit, Copenhague a abouti à un document désormais appelé Accord de Copenhague, signé par un nombre restreint de pays et qui n’est rien d’autre qu’une déclaration d’intention commune des signataires. Toutefois, l’accord en lui-même contient quelques éléments utiles.

Il reconnaît par exemple la nécessité de limiter l’augmentation de la température à 2°C1. Plusieurs acteurs de la société civile et l’opinion publique insistaient sur cet objectif depuis un certain temps. Copenhague a également chiffré à 30 milliards de dollars, pour la période 2010-12, l’aide financière nécessaire pour que les pays en développement puissent s’adapter aux conséquences du changement climatique, et adopter des mesures de réduction des émissions. De plus, longtemps débattues, les actions de lutte contre la déforestation et la dégradation des forêts ont été citées comme des outils efficaces de réduction globale des émissions de gaz à effet de serre à travers la mise en œuvre de mesures adaptées dans plusieurs pays où la déforestation est un véritable problème - comme au Brésil où les énormes réserves de forêt amazonienne sont en train de disparaître à une vitesse considérable. 

Voici la question que l’on doit se poser aujourd’hui : comment le monde pourrait-il avancer désormais, alors qu’il n’y a pas eu d’engagement ferme à Copenhague et qu’il nous reste moins d’un an pour obtenir des résultats concrets à Mexico, lors de la prochaine Conférence des Parties fin 2010 ? 

Pour réussir au niveau mondial, il faut un engagement sans précédent de plusieurs pays. Il est évident qu’un grand nombre de résistances se manifestent et s’organisent à plusieurs échelons, notamment aux États-Unis où le Sénat tarde à voter la législation proposée par l’administration américaine. Il est essentiel dans les démocraties que les citoyens comprennent la nécessité, en particulier sur le changement climatique, d’une décision rapide et anticipée, dont nos sociétés tireraient un grand bénéfice. C’est pourquoi nous avons besoin d’une capacité de décision visionnaire pour lancer et voir au-delà de la nécessaire transition de notre système économique. Il faut passer des énergies fossiles à un système qui non seulement utilise mieux l’énergie, mais optimise aussi les sources d’énergies renouvelables. L’actuelle crise économique, loin d’être un frein pour cette transition, est une opportunité que doivent saisir et comprendre les dirigeants et l’opinion publique mondiale si nous voulons un accord global. C’est à cette condition que nous pourrons agir à la Conférence des Parties à Mexico.

<b>R. K. Pachauri</b>

<i>Cet article a été publié dans le rapport d’activité 2008-2010 de la Fondation Chirac</i>
<i>Traduction : Fondation Chirac</i>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 09:04:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L'UE ne tient pas ses promesses, les Objectifs de Développement du Millénaire sont hors d’atteinte, dit CONCORD à l’annonce des chiffres de l’aide par l'OCDE </title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/lue-ne-tient-pas-ses-promesses-les-objectifs-de-developpement-du-millenaire-sont-hors-dattein.html</link>
			<description>
Les chiffres publiés aujourd'hui par l'OCDE montrent une réduction(1) de l'aide européenne au...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
L’Allemagne et l’Italie, deux des principales économies européennes, ont diminué leur aide respectivement à 0,35% et 0,16% du RNB réduisant considérablement le budget total des aides européennes. Plusieurs autres pays européens, dont l'Autriche, l'Irlande et le Portugal ont également réduit leurs dépenses consacrées à l’aide en 2009. Les contributions des 15 pays de l'Union européenne membres du Comité d'aide au Développement de l’OCDE(2) ne s’élèvent qu’à 0,2% au total.

Les gouvernements britannique et belge ont fait preuve de leadership en augmentant l'aide en accord avec leurs promesses, tandis que de nombreux autres pays continuent à utiliser la crise financière comme excuse pour diminuer leur budget d’aide. Cela démontre qu’il s’agit un manque de volonté politique et non pas de ressources. Malgré les effets de la crise financière, le Royaume-Uni et la Belgique ont augmenté leurs dépenses d'aide respectivement à 0,52% et 0,55% de leur RNB. Le Danemark et la Suède sont parmi les pays les plus performants avec des montants s’élevant respectivement à 0,88% et 1,12% du RNB.

<i>&quot;Nous avons dépensé des milliards renflouer les banques, mais qu’avons-nous fait pour les pauvres de la planète? En ne payant pas, les pays de l'UE porte un coup fatal aux OMD&quot;</i>, a déclaré Luca De Fraia, Secrétaire général adjoint d’ActionAid Italie.

Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent les 17 et 18 Juin à Bruxelles pour définir la position de l'UE pour le sommet de Septembre qui reverra les OMD. L'Union européenne et ses États membres doivent tenir leurs obligations de lutte pour éradiquer l'extrême pauvreté.

<i>“Les États membres de l'UE doivent tenir leurs promesses d'aide, la vie des personnes les plus vulnérables dans le monde en dépend &quot;, a déclaré Heinz Hödl, Vice-Président de CIDSE. “Afin de remettre sur les rails les OMD, il est impératif que les États membres de l'UE démontrent comment ils entendent répondre à l'objectif de 0,7% en 2015 et s’y tiennent&quot;.</i>

<br />CONCORD demande aux Etats membres de l'UE de publier des calendriers juridiquement contraignants montrant comment ils respecteront leurs engagements d'aide et de les soumettre à la Commission européenne en 2010. Un examen annuel des objectifs de l'aide devrait être effectué par le Conseil de l’UE et les résultats devraient être débattus au Parlement européen.

<i>“La pauvreté et la faim sont en hausse dans le monde entier avec 90 millions de personnes de plus qu’avant la crise qui vivent dans la pauvreté extrême. Un milliard de personnes, un sixième de la population mondiale, se couchent le ventre vide tous les soirs. Les dirigeants doivent tenir leurs promesses d'augmenter l'aide aux plus pauvres du monde&quot;</i> a expliqué Justin Kilcullen, Président de CONCORD.


<sup>1 </sup>De 70.974 millions US $ (2008) à 67,135 millions US $ (2009), ce qui représente toutefois une augmentation de 0,01% de l'aide de l'Union européenne en proportion du RNB de l'UE qui a diminué en 2009 à la suite de la crise financière.

<sup>2 </sup>Les 15 pays du Comité d'aide au développement de l'OCDE (CAD) sont les suivants: Autriche, Belgique, le Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suède, Royaume-Uni.

<p class="align-left">Chiffres officiels de l’OECD: <link http://www.oecd.org/document/11/0,3343,en_2649_34487_44981579_1_1_1_1,00.html _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>http://www.oecd.org/document/11/0,3343,en_2649_34487_44981579_1_1_1_1,00.html</b></link></p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left">CONCORD lancera son rapport AidWatch 2010 le 10 juin qui donnera une analyse détaillée des performances de l'Union européenne et des Etats membres concernant l'aide. </p>
<p class="align-left">&nbsp;</p>
<p class="align-left">Pour lire le rapport 2009 et la position d'AidWatch sur l'aide européenne en 2010, visitez le site web <link http://www.concordeurope.org/ _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>www.concordeurope.org</b></link> </p>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 14:48:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Debate on India-Brazil- South Africa (IBSA) Policy Dialogue Forum</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/debate-on-india-brazil-south-africa-ibsa-policy-dialogue-forum-2.html</link>
			<description>
La version française n'est pas disponible.
What are the consequences of the creation of new...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
The India-Brazil-South Africa (IBSA) Summit will be held in Brasilia, Brazil on the 15th of April.&nbsp; IBSA is a trilateral, developmental initiative between India, Brazil and South Africa to strengthen South-South cooperation and policy dialogue and coordination among these major emerging countries.

<p class="align-center"><link http://www.ibsa-trilateral.org/ _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><img src="uploads/RTEmagicC_IBSA_logo_01.png.png" width="99" height="86" alt="" /></link>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <link http://www.undp-povertycentre.org/ _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b><img src="uploads/RTEmagicC_ipcig_logo_01.png.png" width="135" height="52" alt="" /></b></link></p>

<b><link http://www.ipc-undp.org/ipc/HomeIBSA.do _blank external-link-new-window "Opens external link in new window">The International Policy Centre for Inclusive Growth (IPC-IG)</link> is pleased to announce that it will be hosting the 4th Academic Forum (12th &amp; 13th of April 2010) in Brasilia.</b> The Academic forum is a supplementary environment to the Summit of the Heads of State, widening the discussion by giving voice to specialists, policy advisors, researchers and empowering civil society agents. The outputs of the Forum will be formally reported at the Summit of Heads of State, making the event an extraordinary opportunity to engage in the policy making debate of the global South. A final report is also expected to be prepared and disseminated to a global audience. 

<b>IPC-IG believes that the voice of civil society is crucial to this debate, aspiring to expand the dialogue from acting solely as an inter-governmental discussion towards creating an environment for all parties. IPC-IG is therefore helping to facilitate a constructive and open debate for increasing alignment in social development and inclusive growth in high level political talks of the Global South.</b>&nbsp;

<b>We want your voice to be heard, we know that there is much to be said in terms of development in the IBSA countries, and also the impact of their policies for other countries. Where does your voice come in? Join the discussion online!!</b>&nbsp;

<b>You are encouraged to contribute with your thoughts and ideas concerning the following questions around the IBSA Summit and the Academic Forum:</b> 

<b><i>- What is the role of the emerging countries in shaping world politics? </i></b>
<b><i>- How can India, Brazil and South Africa strengthen cooperation in key issues on the global agenda?</i></b>
<b><i>- How can an enhanced policy dialogue contribute to the promotion of inclusive growth in the South?</i></b>
<b><i>- In which ways an improved dialogue among developing countries can contribute to the implementation of effective policies towards the achievement of inclusive growth and human development? </i></b>

The Academic Forum will serve as a unique opportunity to bring pressing development issues into the highest level policy debate with the aim of giving inputs to the implementation of effective inclusive growth strategies. Panels and presentations will cover a wide array of topics, namely: 
<ul style="margin-top: 0in;" type="disc"><li><b><span>The role of cash transfers</span></b></li><li><b><span>The role of employment programmes </span></b></li><li><b><span>Health Innovation, intellectual property rights and access to essential drugs</span></b></li><li><b><span>The role and potential of IBSA as a plurilateralist arrangement</span></b></li></ul>

Your ideas and comments will contribute to the policy dialogue being promoted by the Academic Forum! <b>Join the debate and support IPC-IG promote civil society voices into major political negotiations! </b>


<i><b>Further literature on this topic:</b></i>
<div class="indent">- <link http://www.economist.com/world/international/displayStory.cfm?story_id=15912964 _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>&quot;The trillion-dollar club&quot;</b></link>, <i>The Economist, </i>April 15, 2010</div>]]></content:encoded>
			<category>civil society</category>
			<category>Développement économique</category>
			<category>Coopération sud-sud</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 11:52:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Un tournant pour la pauvreté</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/a-turning-point-on-poverty-2.html</link>
			<description>La version française n'est pas disponible.
  In these last five years before 2015, we...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Of course, as well as being a time of personal celebrations and resolutions, the new millennium brought with it the chance to put a line in the sand, to mark a new beginning and set some larger-scale resolutions for a better world. For us, in the world of development, these took the form of the Millennium Development Goals. Ten years on, it’s time to take stock.

<p class="align-center"><span class="rgmediaimages-player rgmi2208 " id="player384863176dc725373e07f1fcb6687596">Flash is required!</span>
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<b>A turning point on poverty</b>&nbsp;
The <link http://www.dfid.gov.uk/Media-Room/News-Stories/2010/dfidconference2010/ - external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>recent Department for International Development conference on MDG progress</b></link> captured a powerful sense of optimism and confidence that the MDGs can be met – I didn’t hear a single delegate say ‘this isn’t possible’. &nbsp;We know the MDGs can be met and we know how to do it. Developing countries – supported by the international community – have made great strides over the past ten years towards meeting the MDGs. What we need now in the last five years is political support and accountability.&nbsp;

This is a critical year – what DFID has called a turning point on poverty. We are only five years away from 2015, the target date for achieving the MDGs; and the international community will come together <link http://www.dfid.gov.uk/Media-Room/News-Stories/2010/Agenda-2010-the-Turning-Point-on-Poverty/ - external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>at the UN MDG Summit in September</b></link>. The summit is the international community’s opportunity to take stock of progress and seek to agree a Global Development Action Plan to deliver the MDGs by 2015.&nbsp;

However, a key message from our conference delegates was that business as usual will not do. There are new challenges and opportunities that we have to address in the way we do business and work towards the MDGs in the next five years. We know we must address the challenge of conflict and climate change, the economic crisis and empowering women.&nbsp;

<b>A strong position</b>&nbsp;
We are in a strong position to do this. We have accumulated so much evidence over the past ten years about what is working and what is not, and the underlying reasons that affect success on the MDGs. In many ways, we have never been better equipped to catalyse change and to support developing countries in providing basic services to ordinary people across the world.&nbsp;
We know that strong and consistent political leadership is common to most development success stories. Examples of how political leadership has helped deliver progress on the MDGs includes President Mogae’s role in delivering action on HIV and AIDS in Botswana and the government of Ghana’s announcement of free health care for pregnant women. Just a few months later, more than 430,000 expectant mothers had registered to claim their new rights.&nbsp;

<b>A changing world</b>&nbsp;
Yet the world that we live in is changing fast.&nbsp; We are increasingly aware of the impact of a set of new challenges that affect our ability to achieve the MDGs.&nbsp; We are emerging from a global economic crisis, and climate change risks are reversing hard won development gains. We now have a better understanding of the importance of resilient economic growth and a better understanding of the challenges of achieving development in fragile and conflict-affected countries.&nbsp;&nbsp;

Conflict has a huge impact on MDG progress as it escalates the disparities between rich and poor, reverses economic growth weakens institutions and fragments communities. Twenty-two out of the 34 countries furthest from reaching the MDGs are in or emerging from conflict. Only 14 per cent of fragile countries are on track to achieve the maternal health MDG; and only 17 per cent of fragile countries are on track to achieve the HIV and AIDS MDG.&nbsp;

Shifts are occurring across the international landscape, including the emergence of the G20, new donors, delivery partners and technologies which affect the way we do business.&nbsp;

<b>A last push</b>&nbsp;
In an interdependent world, aid remains a hugely important part of the equation, yet we need to find ways to ensure that our actions are underpinned by principles to shape what happens between now and 2015 – accountability, innovation, fairness and resilience.&nbsp; Actions must be underpinned by a much stronger commitment to transparency and accountability for all – development agencies, developing country governments, the business community, NGOs and foundations.&nbsp;&nbsp;&nbsp;

Poor people in poor communities need to be able to hold local, national and international bodies to account for what is delivered in their name and have a voice to demand the changes which can better benefit them and their families.&nbsp; Lasting improvements to people’s lives involves undertaking long-term work to reduce vulnerability to both natural and man-made shocks.&nbsp;&nbsp;&nbsp;

These last five years before 2015 represent the difficult ‘last mile’ – we have come a long way but this last mile may well be the toughest. We risk a plateau in progress unless we accelerate our efforts – something I am confident we can and must do.

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			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 18:41:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Le Temps de l'Afrique (article avec vidéos) </title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/le-temps-de-lafrique.html</link>
			<description>
Bonjour à tous,

Je voudrais partager avec vous un projet qui me tient tout particulièrement à...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Ce livre est né d’une stupéfaction et d’une rencontre.

La stupéfaction, c’est de s’apercevoir que nous ne comprenons pas l’Afrique, et que nous sommes aveugles au formidable jeu de forces qui l’animent.

L’arrivée de la Chine sur le continent est-elle une bonne ou mauvaise nouvelle pour ses habitants ? L’Afrique sub-saharienne est-elle trop ou trop peu peuplée ? Sera-t-elle en mesure de nourrir sa population en forte croissance ? Quels seront les effets du changement climatique au Sud du Sahara ? Doit-on s’attendre à la multiplication de guerres civiles et génocides de grande ampleur, comme celui qui a meurtri le Rwanda en 1994 ? Ou la tendance à l’apaisement engagée au tournant du siècle a-t-elle des chances de se poursuivre ? L’Afrique est-elle mûre pour la démocratie ? Faut-il craindre des vagues de migrants africains ? La croissance économique de ces dernières années est-elle au contraire appelée à durer, faisant de l’Afrique la prochaine puissance émergente ? L’Afrique a-t-elle sa place dans un monde multipolaire ?

D’innombrables ouvrages traitent de l’Afrique. Mais ils parlent d’une autre Afrique – celle de l’histoire. Nos clés de lecture sont aujourd’hui dépassées. Nous ne parvenons pas à déchiffrer les événements qui secouent le sous-continent et le transforment sous nos yeux. Deux Subsahariens sur trois ont moins de vingt-cinq ans. A l’opposé de nos sociétés européennes engourdies, le dynamisme démographique africain impose une cadence effrénée aux mutations du sous-continent. Il y avait seulement onze habitants par kilomètre carré en Côte d’Ivoire en 1960. Il y en a près de soixante dix aujourd’hui, et il y en aura cent dix en 2050. Si la France avait connu la même croissance démographique que la Côte d’Ivoire entre 1960 et 2005, elle compterait aujourd’hui deux cent cinquante millions d’habitants – dont soixante millions d’étrangers !

<p class="align-center"><img width="159" src="uploads/RTEmagicC_Un_jeune_Ethiopien_a_la_recherche_d_un_reseau_telephonique_-_O.Ray_01.jpg.jpg" height="212" alt="" /></p>

L’Afrique change donc précipitamment d’échelle et de cap. Compte tenu de la vitesse et de l’ampleur de la métamorphose en cours, nous devrions scruter la route plusieurs kilomètres en avant. Or nous regardons ce bolide africain s’élancer à toute allure… à travers un rétroviseur. Comment s’étonner que nous ne parvenions pas à penser sa trajectoire ? Le décalage est frappant entre le regard que nous portons sur l’Afrique, restée comme figée au siècle dernier, et ses réalités contemporaines.

Dans le contingent des aveugles, le peloton européen figure au premier rang. Au fil des débats publics, l’espace au Sud du Sahara est présenté comme une terre maudite, marginalisée, à l’écart de la mondialisation. L’Afrique est perçue comme un objet de compassion, qui appelle – au mieux – la charité. Au pire, l’endiguement. Ses habitants sont promis à un avenir funeste dont la solidarité internationale, telle une perfusion d’antalgiques, devrait atténuer les souffrances ou réduire les convulsions. La charité a été largement sous-traitée à des organisations humanitaires et philanthropiques ; l’endiguement confié aux organisations onusiennes et aux Etats africains eux-mêmes. Ce regard, qu’il se veuille charitable ou « lucide », n’est certes pas sans rapport avec les réalités d’une Afrique qui émerge péniblement de plusieurs décennies de crises. Mais il ignore les bouleversements à l’œuvre sur le continent. Sans surprise, ce sont les acteurs les plus « jeunes » de notre société mondiale – Chinois, Indiens, Brésiliens – qui saisissent les opportunités de cette aventure inouïe. Savons-nous que les économies africaines connaissent, depuis le tournant du XXIème siècle, une croissance économique annuelle bien supérieure à celles des Etats-Unis ou de l’Europe ?

L’époque n’est pourtant pas si lointaine où nous avions l’impression de « connaître » l’Afrique, où nos pays y décelaient des « intérêts ». Depuis la fin de la guerre froide cependant, l’Europe s’en est détournée : plombé par une histoire pesante et aveuglante, son grand voisin du Sud est tombé en bas de la pile de ses politiques publiques. En ce début de XXIème siècle, tandis que des acteurs émergents des relations internationales s’intéressent aux évolutions de l’Afrique et à leurs relations avec ce continent, l’Europe semble abdiquer. La société de la rive Nord de la Méditerranée, et en premier lieu ses acteurs économiques, lui tournent le dos. Elle n’a plus de pensée publique réfléchie, cohérente, prospective sur l’Afrique.

Il est maintenant temps de reconnaître l’Afrique.

Ce livre est une tentative de penser une matière complexe et mouvante, qui défie nos grilles de lecture traditionnelles. Cette pensée part du refus de se laisser piéger par les évidences du passé. Elle repose sur l’observation des changements qui se déroulent sous nos yeux. Elle s’arrime, enfin, aux quelques points de repère que nous avons dans l’avenir. Nous savons d’ores et déjà que la population du sous-continent doublera en l’espace de seulement quelques décennies. Nous savons aussi qu’elle sera alors majoritairement urbaine. Or la façon dont les Africains vivront, se déplaceront, se définiront et interagiront avec leur environnement déterminera la trajectoire de leurs sociétés – mais aussi des nôtres.

Il ne s’agit pas ici de prédire si l’Afrique de demain ira « bien » ou ira « mal », ni de déterminer qui il conviendra alors de louer ou de blâmer. Les pages qui suivent ne se situent pas dans les débats stériles entre « afro-optimistes » et « afro-pessimistes », qui ont longtemps monopolisé les discussions sur le sujet. Le moment est venu de penser les conséquences de ces mutations d’intensité sismique sur l’Afrique, sur ses voisins et sur le monde. Ce que nous percevons, en interrogeant le présent et l’avenir, est la réémergence stratégique de l’Afrique – dans les risques comme dans les opportunités qui y sont liés.

L’Afrique est complexe. Jamais, peut-être, ne l’a-t-elle autant été qu’à l’heure de sa métamorphose. Toute analyse prospective d’un sujet en mouvement est condamnée à livrer des diagnostics frustes et des prévisions erronées. Nous assumons ces imprécisions et ces erreurs, convaincus que la complexité ne doit pas paralyser la réflexion. Il importe d’être en phase avec ce moment de l’histoire auquel nous nous situons, sans quoi nous risquons le chaos à nos portes – qu’aucune perfusion humanitaire ne saurait endiguer. L’Afrique du milliard et demi d’habitants s’imposera rapidement dans la mondialisation. Faute de s’engager dans des politiques cohérentes et adaptées, nous risquons de la voir s’inviter brusquement dans nos politiques intérieures. Le grand chambardement africain implique des choix radicaux de politique publique.

Nous avons rencontré Ibrahim dans un taxi à Johannesburg. La route était longue et encombrée pour arriver au centre-ville depuis l’aéroport. Nous avons sympathisé avec ce chauffeur, un Malien d’une trentaine d’années. Interrogé sur les raisons de son immigration en Afrique du Sud, il nous a raconté son périple. Le départ de son village natal, dans le Nord-est du pays. Après plusieurs saisons de mauvaises pluies, les céréales s’étaient faites rares sur le marché. Les spéculateurs quadruplaient les prix à la saison de « soudure ». Son père avait beau être l’un des hommes les plus riches du village, les portions avaient tout de même commencé à diminuer pour Ibrahim et ses six frères et sœurs. Ibrahim avait refusé de partir, comme ses cousins, se battre aux côtés de la rébellion. Par manque de rage contre son gouvernement. « Que voulez-vous qu’il fasse, le gouvernement ? Il n’a pas un franc dans ses tiroirs, il n’est même pas capable de payer l’instituteur du village. » Le récit d’Ibrahim collait : le Mali traversait à cette époque les années noires des ajustements structurels, et prenait la crise du coton de plein fouet.

Alors Ibrahim a préféré partir. Commença pour lui une période d’errance à travers des grandes villes d’Afrique de l’Ouest. Il était à Abidjan quand la crise ivoirienne éclata. Il ne faisait pas bon y être étranger. Mais alors que la plupart de ses compagnons de route décidaient de se lancer dans le long périple en direction de Paris ou Londres, lui a préféré faire cap vers le Sud. On lui avait parlé de la nouvelle Afrique de Mandela, en plein décollage après l’Apartheid. Ce ne fut pas facile tout de suite : installé dans un Township, il traversa une nouvelle période de galère et de petits boulots. Voyant que nous regardions le petit chapelet qui pendait au rétroviseur, Ibrahim nous expliqua qu’il s’était converti. Une petite communauté évangéliste du township l’avait beaucoup aidé à son arrivée. Grâce à de l’argent emprunté à des fidèles et à une organisation caritative américaine, il a pu lancer son business. Il avait aujourd’hui cinq taxis à lui, reliés par un système radio dernier cri. Il prévoyait d’acheter un mini-van, pour relier les aéroports aux hôtels. « Comme les Chinois », qui ont aussi investi ce secteur. Encore quelques mois et il devrait pouvoir arrêter de conduire, pour se concentrer sur la gestion de son entreprise. Un petit bureau tout équipé l’attend. Et après ? Ibrahim a de grands projets. Il voudrait se marier et avoir des enfants. Mais d’abord changer de quartier : sa priorité est de sortir du township pour acheter un appartement en centre ville. Rentrer au pays ? Non : « mon pays c’est l’Afrique. Je suis chez moi ici. Et puis, business is good in South Africa. » Interrogé sur les violences anti-immigrés qui ont ensanglanté les townships à l’hiver 2008, il préféra changer de sujet.

Il nous est apparu que l’histoire d’Ibrahim était celle d’une Afrique en marche – tout sauf statique ou en marge du monde. Peut-être, aussi, de l’Afrique qui marche. L’histoire d’une grande migration, unique dans l’histoire de l’humanité. Ce livre s’attache à conter cette mutation africaine, riche d’opportunités et de défis d’un nouvel ordre. Une métamorphose qui marquera la planète dans son ensemble – et ne saurait laisser aucun de ses habitants indifférent.

J’espère que ces quelques réflexions vous donneront l’envie de découvrir ce livre, et de rejoindre les discussions sur l’Afrique au XXIe siècle qui accompagneront le cinquantenaire des indépendances africaines. Nous vous invitons chaleureusement à venir débattre des thèses avancées dans l’ouvrage, ou de partager votre vision de l’Afrique subsaharienne, des défis et des espoirs que suscitent sa métamorphose dans les colonnes d’ID4D et sur le <b><link http://www.letempsdelafrique.com/index.php/exprimezvous.html _blank external-link-new-window "Opens external link in new window">forum</link> </b>du site <link http://www.letempsdelafrique.com/ _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>www.letempsdelafrique.com</b></link>. 

Jean-Michel

<p class="align-center"><link http://www.letempsdelafrique.com/ _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><img width="126" src="uploads/RTEmagicC_couverture_livre_01.gif.gif" height="198" alt="" /></link></p>
<p class="align-center">&nbsp;</p>
<b>Plus d'éléments sur ce thème :</b>
<b></b>
<ul><li><div>Conference au Collège de France: &quot;L’Afrique milliardaire : défis et opportunités de la métamorphose africaine&quot;</div></li></ul>
<p class="align-center"><link http://dai.ly/aPvrd4 _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><img width="300" src="uploads/RTEmagicC_dailymotion_01.bmp.jpg" height="207" alt="" /></link></p>
<p class="align-center"><b><i><link http://www.letempsdelafrique.com/index.php/videos.html _blank external-link-new-window "Opens external link in new window">Cliquez ici pour voir les autres vidéos de la conférence</link></i></b></p>
<p class="align-center"><b><i></i></b></p>
<p class="align-center"></p>
<ul><li>Rencontre Fnac - Le Monde : &quot;Afrique, le temps du rebond?&quot; 27 Mai 2010 </li></ul>
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<p class="align-center"></p>
<ul><li><link http://www.france24.com/fr/20100518-afrique-espoir-afd-cliche-croissance-politique-chine _blank external-link-new-window "Opens external link in new window"><b>Interview de Jean-Michel Severino sur France 24</b></link></li></ul>]]></content:encoded>
			<category>Afrique</category>
			<category>Afrique</category>
			<category>Croissance démographique</category>
			<category>Développement</category>
			<category>Développement économique</category>
			<category>Objectifs du Millénaire pour le développement</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 16:20:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’UE est en retard sur ses promesses d’aide: de nouveaux objectifs contraignants sont nécessaires </title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/lue-est-en-retard-sur-ses-promesses-daide-de-nouveaux-objectifs-contraignants-sont-necessair.html</link>
			<description>
Réaction aux prévisions de l'OCDE pour 2010 en matière d'aide au développement
</description>
			<content:encoded><![CDATA[
Les prévisions d’aide au développement pour 2010 publiées en février par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) montrent que l’Union européenne ne pourra pas tenir ses promesses d’aide. L’objectif collectif de l’UE pour 2010 correspond à 0,56 % du RNB européen. Les Etats membres s’y sont engagés en 2005. Il s’agit d’une étape nécessaire pour atteindre l’objectif des Nations Unies, soit&nbsp; 0,7% du RNB d’ici 2015, afin de financer les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). 

Malgré la crise économique, il n’y a pas eu de réductions d’aide dans tous les Etats membres: la Belgique, l’Espagne et la Grande-Bretagne ont fait d’importants progrès. La France et l’Allemagne, au contraire, ont vu leur niveau d’aide stagner à respectivement 0,46% et 0,40% de leur RNB, alors que ces pays représentent 37% du RNB de l’UE. Ce qui témoigne d’un manque réel de volonté politique1.

« L’aide européenne est menacée, explique Rilli Lappalainen, membre du conseil d'administration de la Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement (CONCORD). Beaucoup de gouvernements ont pris comme excuse la crise financière pour réduire leur aide, affectant ainsi les pays en voie de développement qui sont déjà les plus touchés par la crise ».

Avec le sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement qui approche à grands pas, l’UE et ses Etats membres doivent montrer leur détermination réelle à combattre la pauvreté à l’échelle mondiale en respectant leurs engagements.

« Sans de véritables augmentations d’aide, avertit Gideon Rabinowitz, coordinateur du groupe plaidoyer d’AidWatch au sein de CONCORD, on n’atteindra pas les OMD ».

« Les Etats membres de l’UE doivent prouver un vrai engagement politique en matière d’aide au développement en se fixant des calendriers nationaux contraignants qui établissent la manière dont ils vont atteindre l’objectif de 0,7% d’ici 2015 », explique Rabinowitz. 

CONCORD lancera en mai 2010 son rapport AidWatch. Cette étude donne une analyse détaillée du respect des engagements de l’UE en matière d’aide au développement. 

1 Briefing de CONCORD ‘L’aide européenne en danger?’
<link http://www.concordeurope.org/Files/media/extranetdocumentsENG/NavigationPrincipale/06.Publications/06_3_PositionsandStudies/CONCORD-EU-aid-briefing-dec09-PDF.pdf><b>http://www.concordeurope.org/Files/media/extranetdocumentsENG/NavigationPrincipale/06.Publications/06_3_PositionsandStudies/CONCORD-EU-aid-briefing-dec09-PDF.pdf</b></link>]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 13:58:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>L’homme spectateur ou partie intégrante de la biodiversité ?</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/lhomme-spectateur-ou-partie-integrante-de-la-biodiversite.html</link>
			<description>
A l'heure où même les entreprises intègrent, timidement, les enjeux du changement climatique,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[
La question des changements climatiques, de leurs effets et des mesures d’adaptation à mettre en place, est devenue une question politique majeure. En 2010, les effets de ces changements climatiques sur la biodiversité est clairement en première ligne sur l’agenda de la communauté politique et scientifique mais également, grande nouveauté, apparait timidement sur celui des entreprises. Les entreprises ont cependant beaucoup de difficultés à appréhender la question de la biodiversité dans leurs modèles économiques. Elles se trouvent surtout dans la situation d’égrener leurs bonnes pratiques en matière de préservation de la nature et d’équilibre des écosystèmes, mettant le plus souvent en valeur les actions vertueuses de leur fondation.

<h4></h4>
<h4>Citadin, l’homme dépend de la nature et de la biodiversité&nbsp;</h4>
D’une façon générale, quelque soit l’habit qu’il porte, l’homme (et bien sûr la femme), être de plus en plus urbain, arpentant le bitume, a tendance à considérer la biodiversité comme une aimable fenêtre à ouvrir de temps en temps avec parfois un brin de nostalgie. L’homme n’est pas de cette biodiversité, il la regarde et s’y promène mais ne s'y fond pas.

Mais toute évidence, l’homme ne peut se considérer en dehors de cette biodiversité dont il fait (encore) partie intégrante. Nous sommes tous reliés à la Terre par un cordon ombilical très fragile, dont nous ne connaissons finalement pas grand-chose. Nous n’avons donc pas pleinement conscience de notre vulnérabilité. Ainsi qui est réellement capable de mesurer ce que l’on doit au quotidien aux formidables services gratuits que nous rendent Mère Nature&nbsp;? 

<h4 style="MARGIN: 0.1pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">Les « réfugiés climatiques », un exemple de la dispersion des espèces&nbsp;</h4>
Si nous ne prêtons guère attention au sort qui sera réservé aux autres espèces avec lesquelles nous partageons la planète, nous pourrions nous interroger néanmoins sur nos propres capacités d’adaptation dans le maillon de dépendance ultime qui nous relie au vivant. Notre espèce joue effectivement un rôle spécifique et majeur dans les changements climatiques actuels et à venir, elle est également, en réalité, une partie de la biodiversité. A ce titre, elle n’est pas épargnée par les facteurs d’érosion de la biodiversité, qu’il s’agisse de l’effet des polluants sur la santé ou des introductions d’espèces, bactéries, virus et leurs vecteurs. Nos mécanismes d’adaptation s’appréhendent sur les mêmes registres,&nbsp;physiologique, comportemental, et génétique, que ceux évoqués pour les autres espèces&nbsp;: les «&nbsp;réfugiés climatiques&nbsp;» sont aussi un exemple de la dispersion des espèces à la recherche, d’une nouvelle niche écologique plus favorable, en cas de modification des habitats.

<h4 style="MARGIN: 0.1pt 0cm">Désegmenter la gestion des ressources de la planète</h4>
La gestion de la biodiversité ne peut être disjointe de celle de la gestion d’autres ressources naturelles avec lesquelles elle interagit et qui seront fortement impactées par les changements climatiques. Il s’agit en particulier de la concurrence sur le foncier,&nbsp; la gestion des flux et des fluides essentiels de la vie&nbsp;: la mobilité, l’énergie, l’eau, les ressources nourricières et&nbsp; naturelles, la production de déchets. ..Pour arrimer davantage l’homme dans cette compréhension&nbsp; de sa vulnérabilité et de sa dépendance, il est urgent de construire les instances de gouvernance pouvant englober la gestion durable de la biodiversité et des ressources sous tension, évitant si possible le piège de la segmentation des spécialités et des responsabilités. 

Mission impossible&nbsp;?

<b>Geneviève Ferone</b> 

Membre du Conseil d'administration de la fondation Chirac, Directrice du développement durable chez Veolia Environnement ]]></content:encoded>
			<category>Environnement durable</category>
			<category>Biodiversity</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 14:25:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Nouveaux défis, nouveaux départs : prochaines étapes dans la coopération européenne au développement</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/new-challenges-new-beginnings-next-steps-in-european-development-cooperation-2.html</link>
			<description>
La traduction française n'est pas disponible.</description>
			<content:encoded><![CDATA[
The ratification of the Lisbon Treaty, and the arrival in Brussels of a new leadership team, together provide an opportunity to re-invigorate European collaboration and collective action in the realm of international development. This publication is the result of a collaboration between 25 researchers from four of Europe’s leading think-tanks on international development. It stems from a shared commitment to European development cooperation, and a sense of urgency about the need to rethink policy for new and challenging times. A new Europe, facing new challenges, will be tested in many fields and sectors. The authors assess the task of reaching the Millennium Development Goals, and rethinking the goals for the period beyond 2015. They make the case for joined-up thinking across the institutions and policies of the EU, emphasising the importance of Policy Coherence for Development. And they examine specific policy areas – trade, state/peace-building, climate change, migration, finance, and the private sector. They lay out an agenda for partnership with developing countries, and examine how actors in the EU system can work better together. The report makes the case for five priorities: 

<ul><li>New EU leadership in thinking about how development cooperation can help deal with shared global problems.</li></ul>

<ul><li>EU states to meet their aid promises and improve the targeting and effectiveness of aid spending.</li></ul>

<ul><li>New efforts to ensure coherence between development and other policies.</li></ul>

<ul><li>Providing new life to development partnerships.</li></ul>

<ul><li>Improved cooperation between Member States, so that the EU really does work as one.</li></ul>

<p class="align-center"><b><link http://www.pagegangster.com/p/yrrY0/ _blank>You can read the entire report here.</link></b></p>
<p class="align-center">&nbsp;</p>
<p class="align-center">&nbsp;</p>
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			<category>Afrique</category>
			<category>Efficacité de l'aide</category>
			<category>Aide au commerce</category>
			<category>Changement climatique</category>
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			<category>Démocratie</category>
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			<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 18:13:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Même une crise de court terme peut avoir des effets de long terme sur les ménages des pays pauvres</title>
			<link>http://www.ideas4development.org/fr/post/article/meme-une-crise-de-court-terme-peut-avoir-des-effets-de-long-terme-sur-les-menages-des-pays-pauvres.html</link>
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La crise serait-elle derrière nous ?  En cet automne 2009, on se prend à rêver. « La reprise se...</description>
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Rien n’est moins sûr, du moins pour les familles vivant dans les pays en développement. Ces familles ont toujours vécu dans un environnement risqué, sans sécurité sociale, sans assurance privée, sans possibilité de crédit. Elles ont mis au point depuis longtemps, des stratégies pour atténuer le risque : diversification des sources de revenu, migration organisée d’un des membres du foyer contre promesse de transferts de fonds, emprunts informels auprès d’un groupe. Mais que peuvent ces stratégies lorsque le <br />risque est systémique, frappant tous les secteurs, toutes les communautés et tous les pays en même temps ? 

La crise actuelle a frappé les pays en développement par plusieurs canaux. Les exportations ont chuté, entraînant baisses de salaire et pertes d’emplois. Le choc a été brutal pour certains pays dont les exportations étaient concentrées sur quelques produits phares : fleurs coupées au Kenya, vêtements au Lesotho, minerai au Congo. Les investisseurs se sont retirés. L’aide officielle, pour l’instant, tient bon, ainsi que les remises des migrants (les transferts envoyés par les migrants à l’étranger à leur famille d’origine). Surtout, cette crise succède à d’autres crises, la crise alimentaire et la crise pétrolière.&nbsp; Ensemble, ces trois crises auront généré 50 millions de pauvres supplémentaires par rapport à la tendance structurelle de diminution de la pauvreté dans le monde. 

Les différents canaux de la crise risquent de toucher en priorité les pauvres. En effet, les pauvres, peu ou non-éduqués, sont ceux qui risquent de perdre d’abord leur emploi avant les autres, l’entreprise préférant garder les qualifiés.&nbsp; En outre, les pauvres consacrent une plus grande part de leur budget à s’alimenter ; ils sont donc plus vulnérables à la variation des prix alimentaires. Cependant, il faut se représenter la pauvreté comme un risque pour une fraction plus grande de la population que les pauvres stricto sensu. A côté des gens qui ont toujours été à moins d’1,25 dollar par jour, il y a aussi des gens qui sont juste au dessus du seuil de pauvreté, et peuvent plonger en cas de choc, comme une maladie ou une perte d’emploi. 

Lorsque la crise frappe, un ménage peut réagir en mettant de nouveaux membres au travail : les femmes et les enfants. Le ménage va également réorienter sa consommation vers l’essentiel, c’est-à-dire l’alimentation, en supprimant le superflu : les loisirs, la culture, les achats de biens durables ou semi-durables (comme les vêtements). Au sein de l’alimentation, la consommation de viande va baisser, afin de maintenir celle des céréales. Parfois, des familles vont se regrouper et vivre sous le même toit afin de profiter d’économies d’échelles. Et l’on organisera le retour dans la famille d’origine des migrants qui ont perdu leur emploi. 

En forçant les familles à retirer les enfants de l’école afin de les mettre au travail, en affaiblissant durablement ceux qui n’arrivent plus à se nourrir correctement, une crise même de court terme, peut avoir des effets de long terme. C’est ce qui s’est passé en Indonésie lors de la crise de 1997. L’Indonésie a subi l’onde de choc de la crise financière asiatique. La chute de la roupie a été suivie d’une panique bancaire et d’une crise politique avec la démission de Suharto. Cependant, une reprise, timide certes, se dessine dès la fin 1999. Si l’on ne regardait que le mouvement du PIB, disaient certains économistes, où était le mal ? Cependant, d’autres économistes se fondaient sur certains éléments pour tirer la sonnette d’alarme. En effet, les familles pauvres avaient retiré les enfants de l’école ; elles avaient rogné sur les visites au médecin et les achats de médicaments. Malgré tous leurs efforts, certains enfants étaient sous-alimentés. Or, la sous-alimentation dans l’enfance, leur mauvaise santé, une scolarisation retardée, peuvent constituer des handicaps dans leur vie d’adultes. Plus précisément encore, les études sur l’Indonésie sont entrées dans la boîte noire des ménages. Dans les familles pauvres avec plusieurs enfants, on a maintenu les grands frères et sœurs à l’école, en retardant l’entrée à l’école des cadets. Dans les familles pauvres, également, les personnes âgées et les femmes se sont littéralement serrées la ceinture, au risque d’handicaper leur santé future, pour protéger la nourriture des enfants. Dans la boîte noire des familles, la crise frappe certains plus que d’autres. 

Outre l’offre de travail, la migration, la composition familiale, et la consommation, le ménage peut agir encore sur une autre dimension: il peut désépargner, vendre un actif ou emprunter, non auprès d’une banque formelle à laquelle il a rarement accès, mais d’un groupe. Cependant, ce système de crédit informel de groupe ne tient que si le choc de revenu que subit un membre n’est pas corrélé au choc subi par les autres. En temps de crise agrégé, les groupes sont sans doute moins efficaces.

Enfin, dernier acteur, l’Etat ne reste pas non plus inerte. En Amérique Centrale et Latine ou en Asie de l’Est, lors des crises passées, plusieurs Etats ont eu recours notamment à des programmes de transferts conditionnels destinés aux ménages pauvres avec enfants, et des programmes de travaux publics. Les programmes de transferts conditionnels accordent une somme non négligeable (en Argentine, cela représentait plus que le seuil de pauvreté pendant la crise de 2002), aux familles pauvres sous réserve qu’elles continuent à envoyer leur enfant à l’école et à des contrôles préventifs de santé. Les programmes de travaux publics donnent un emploi à tous, mais rémunéré à un salaire très faible, ceci, afin que seuls les pauvres candidatent à cet emploi. 

Le problème de ces programmes est de cibler les pauvres. Ce qui est déjà difficile en temps normal l’est encore plus en temps de crise, car les « nouveaux pauvres » n’ont pas du tout le même profil que les pauvres permanents. En Argentine, en 2002, les nouveaux pauvres sortaient de la classe moyenne, ils étaient éduqués, et avaient travaillé dans le secteur financier, très différents en cela des pauvres permanents. 

Dans la crise actuelle, les Etats ont de nouveau recours à ces programmes d’assistance sociale. Mais pas tous : selon Nora Lustig, la moitié seulement des pays à faible ou moyen revenu&nbsp; disposait de ce type de programmes en 2008 ; or, il est très difficile de monter ce genre de programme dans l’urgence. 

L’impact final de la crise sur les ménages est ainsi la résultante de l’effet direct de la crise et de toutes ces stratégies mêlées, des ménages, des groupes et des Etats. 

Il est encore trop tôt pour savoir ce que seront les effets de la crise actuelle sur les ménages des pays pauvres. Mais les crises passées montrent qu’ils peuvent être importants, dans le court terme et dans le long terme. 

<br /><b>Akiko Suwa-Eisenmann</b>, Paris School of Economics (INRA)]]></content:encoded>
			
			
			<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 11:04:00 +0100</pubDate>
			
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