Auteur : Invités d’ID4D
Date : 05 août 2010
Michel Kazatchkine a été élu Directeur Exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en avril 2007. Lire la suite...
J’écris ce blog une semaine après la XVIIIe Conférence internationale sur le sida de Vienne et quelques jours seulement après mon retour du sommet de l’Union africaine à Kampala. J’écris ce blog presque 30 ans après l’apparition des premiers cas de sida ; 10 ans après la Conférence internationale sur le sida de Durban qui a attiré l’attention du monde sur immoralité du fait que les traitements antirétroviraux ne sont pas accessibles dans une bonne partie du monde en développement ; 10 ans après que les États membres des Nations Unies aient pris l’engagement d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) pour 2015 ; et 8 ans après que le Fonds mondial ait été créé pour augmenter largement l’échelle de la réponse au sida, à la tuberculose (TB) et au paludisme.
Aujourd’hui, nous sommes à un moment décisif de la lutte contre le sida, la TB et le paludisme, et de manière plus générale, des efforts fournis pour atteindre les OMD liés à la santé.
La santé est un des domaines du développement où nous avons réalisé des progrès considérables au cours des 10 dernières années. Il y a eu une mobilisation sociétale sans précédent en faveur de la santé, au Nord comme au Sud, ainsi qu’une volonté politique et des moyens financiers accrus.
Les résultats obtenus sont absolument remarquables. Dans aucun autre domaine que les investissements de ces dernières années en faveur de la lutte contre le sida, la TB et le paludisme, il n’y a eu une association aussi directe et aussi rapide entre les moyens mis en œuvres et l’impact :
- En 2002, au moment de la création du Fonds mondial, pratiquement aucune personne atteinte du sida ne bénéficiait d’un traitement antirétroviral (ARV) dans les pays en développement. Aujourd’hui, plus de 5 millions de personnes y ont accès. La mortalité due au sida a diminué dans la plupart des pays fortement touchés par l’épidémie et le nombre des nouvelles infections au VIH est également en baisse dans la plupart des pays du monde, en particulier chez les jeunes.
- En 2002, le paludisme était une maladie négligée. Aujourd’hui, dans au moins 10 des pays d’Afrique où il est le plus endémique, on a constaté une baisse des nouveaux cas de paludisme et une diminution spectaculaire de 50 à 80 % de la mortalité due à cette maladie.
- Depuis 2002, le diagnostic de la TB est beaucoup plus efficace. Six millions de personnes ont désormais accès au traitement DOTS grâce au soutien du Fonds mondial. Le taux de prévalence de la TB était de 220 pour 100 000 en 2000. Nous sommes en bonne voie d’atteindre l’objectif international de 124 pour 100 000 d’ici 2015. La mortalité due à la TB est également en baisse dans de nombreux pays.
Le Fonds mondial a joué un rôle crucial dans cette évolution. Les programmes qu’il finance permettent à 2,8 millions de personnes d’avoir accès aux ARV. Nous soutenons les traitements de plus de 50 % des personnes sous ARV en Afrique et 75 % en Asie. Le Fonds mondial est également le premier bailleur de fonds multilatéral dans le domaine de la prévention.
Dans l’ensemble, on estime que les programmes que nous soutenons ont sauvé plus de 5,7 millions de vies. On estime qu’environ 4 000 vies supplémentaires sont sauvées chaque jour.
La contribution du Fonds mondial aux OMD va bien au-delà de l’OMD 6. Les investissements du Fonds mondial dans la lutte contre le VIH, la TB et le paludisme participent également directement à la réalisation des OMD 4 et 5, et bénéficient à la santé des mères et des enfants. Ces trois maladies sont souvent liées à la pauvreté et ont à ce titre un impact sur le développement en général ainsi que sur l’ensemble des huit OMD.
Au cours des prochains mois, les bailleurs de fonds décideront s’ils poursuivront dans cette voie, afin de permettre au monde d’atteindre les OMD liés à la santé. Si des moyens appropriés sont mis en œuvre et si l’extension des programmes est autorisée à se poursuivre au rythme actuel, de grandes réussites sont à notre portée. D’ici 2015, nous pouvons :
o Prévenir des millions de nouvelles infections au VIH ;
o Réduire de manière significative la mortalité liée au sida ;
o Pratiquement éliminer la transmission mère-enfant du VIH ;
o Faire baisser substantiellement la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle ;
o Faire sortir le paludisme de la liste des problèmes de santé publique dans la plupart des pays où il est endémique ;
o Réduire de manière significative la prévalence et la mortalité de la TB ;
o Continuer à consolider les systèmes de santé et communautaires.
Ces objectifs sont réalistes et nous pouvons les atteindre.
En revanche, si notre engagement faiblit, nous risquons de réduire à néant les progrès réalisés. Si les ressources du Fonds mondial ne sont pas reconstituées, le sida, la TB et le paludisme gagneront à nouveau du terrain et les OMD liés à la santé ne seront pas atteints dans le monde.
En tant qu’organisme fournissant plus de 50 % des traitements du sida dans les pays pauvres en ressources et deux tiers du financement international de la lutte contre la TB et le paludisme, le Fonds mondial joue un rôle capital dans cette action.
À l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour pronostiquer l’issue des efforts fournis pour la reconstitution du Fonds. Le fait que le Fonds mondial a fait ses preuves et mérite d’être soutenu a été unanimement reconnu lors de la Conférence internationale sur le sida et du Sommet de l’Union africaine. Mais nous craignons que ce consensus ne se traduise pas par une augmentation significative de la contribution des bailleurs de fonds, ce qui aurait des conséquences désastreuses :
o Le monde continuerait à dénier tout traitement à plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH qui en ont un besoin urgent.
o La prévention du VIH, de la TB et de la malaria serait également refusée à des millions de personnes.
o Le nombre annuel de nouvelles infections au VIH recommencerait à augmenter. Des centaines de milliers d’enfants porteurs du HIV naîtraient chaque année.
o Les taux de morbidité et de mortalité du paludisme augmenteraient à nouveau et la résistance aux médicaments antipaludiques deviendrait un problème majeur. L’objectif de sortie du paludisme de la liste des problèmes de santé publique serait alors hors de portée.
o La TB résistante et multi-résistante deviendrait un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale, menaçant les succès obtenus jusqu’à présent dans le contrôle de la TB et causant également un important accroissement de la prévalence et de la mortalité de la TB.
o Nous risquons en outre d’anéantir les progrès réalisés dans la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle, malgré l’engagement déclaré de renforcer l’action dans ce domaine.
Notre seule chance d’approcher, d’atteindre, voire de dépasser les OMD liés à la santé disparaîtrait. En fin de compte, la promesse des dirigeants mondiaux de poursuivre « tous les efforts nécessaires … en vue de l’objectif d’accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de soins et de soutien » serait irrémédiablement rompue. Les inégalités en matière de santé entre les pays riches et les pays pauvres se creuseraient, et l’espoir d’un avenir meilleur serait anéanti pour des millions de personnes.
Aujourd’hui, l’heure n’est plus au seul maintien du financement de la lutte contre le sida, la TB et le paludisme. Il est temps de redoubler nos efforts !
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Date : 20 septembre 2010, 14:40
A very interesting blog...but if we are going to prevent millions of new HIV infections dont we at least need to start counting all those infected or being at risk of being infected? How much data is being collected over those over 49 ? Is there truly a belief that those aged over 50 don't have sex, or maybe that those aged over 50 simply "don't count"? At the very least the UN MDG database must immediately recognise the need for and start collecting age- disaggregated data. This has to change, not only to ensure the effective monitoring and evaluation of the existing MDGs but also to provide the evidence base for a more equitable and rights-based post-2015 poverty reduction framework.
Secondly, older women’s role as carers of people living with HIV and AIDS and of young children is critical to progress towards MDG 6. HelpAge found that 88% of older people caring for grandchildren in a recent study in Tanzania were widows. And in a similar study in Ethiopia two thirds were widows . Supporting older women in their caregiving roles is essential to accelerating progress on the MDGs on combating HIV and other diseases, as well as education, child mortality and hunger.
Date : 31 août 2010, 11:40
To Pavan Nair
I have bachelor degree in child development under 6 ( we learn subject disease prevention for children) , I have 2 years learned health care management in english . I think you have good analysis . We need good nutrition , clean water , good care for pregnent women ... to achieved MDG .
But for epidemic I think priority should be : understand in which way this disease transfer in society ?.We will carry IEC and apply prevention methods .
Now in our city red eys epidemicis transfer .Many persons contact with patientsin the street and in the SHOP . It dangeous .They do not know about isolation .
We have high technical hospital for TB in Hanoi it call hospital A .Now we want move it to sub- urban of Hanoi with wide land and isolated from community .
The same with AIDS . SAY is GOOD . HOW TO DO ? -Is big question .
The malaria is better .in City and provinces,in newspaper we do not hear about malaria .This was terrible during my mother and father youth age .This is good new.
Thank you for listening .
Date : 31 août 2010, 07:03
I think one area where the specified MDG is not likely to be achieved is infant and maternal mortality. India unfortunately contributes very high numbers since over 1.25 million children die every year before age one. This is much higher than Sub Saharan Africa. One main reason for this is poor nutrition of expectant mothers which results in anemia and birth of low weight and anemic children as also complications during and after childbirth. This is then compounded by non-availability of clean drinking water and sanitation which causes diarrhea, low immunity and subsequent respiratory tract disease. Another major cause of child mortality (children under five) is acute malnutrition. A micro-nutrient based approach may improve the situation which has been neglected for far too long. Anemia can also be tackled using this approach. Primary health care facilities need urgent up-gradation for which expenditure on health needs to hiked from the present 1% to 3% of the GDP.
Date : 12 août 2010, 16:00
Dear All,
Good day!
First of all, let me thank the guest bolggers of ID4D Michel Kazatchkine, Margaret Chan, Eckhard Deutscher and Anders Nordström for initiating discussion on a most important subject to decide world fate - the MDG vis-à-vis health issues especially AIDS, TB and malaria. However, things are far from rosy as emanated from discussions in different forum. Consider the following which I have read from different sources including UN Millennium Development Goals Report 2007:
Whereas the global TB prevalence and mortality rates are declining slowly, sub-Saharan Africa is suffering from an increase in both. The increasing incidence and virulence of drug resistant strains of TB presents a major public health challenge. Drug resistant TB is present in all regions of the world and threatens the success of TB control efforts as well as those to fight HIV/AIDS. The existence of MDR-TB and now XDR-TB poses a serious threat to TB control. XDR-TB occurs when there is resistance to all the most effective anti-TB drugs. The current outbreak of XDR-TB in South Africa was originally identified in KwaZulu Natal Province. Mortality has been extremely high and rapid, with most cases having HIV-TB co-infection.
In countries where progress is lagging or where child mortality has increased, AIDS is likely to be a major contributing factor. Malaria, too, continues to kill vast numbers of children. A significant proportion of the nearly 40 per cent of children with fever in sub-Saharan Africa who received anti-malarial drugs were treated with chloroquine, which has lost some of its effectiveness due to widespread resistance.
By the end of 2006, an estimated 39.5 million people worldwide were living with HIV (up from 32.9 million in 2001), mostly in sub-Saharan Africa. Globally, 4.3 million people were newly infected with the virus in 2006, with Eastern Asia and the CIS showing the fastest rates of infection. The number of people dying from AIDS has also increased – from 2.2 million in 2001 to 2.9 million in 2006.
In 2005, an estimated 15.2 million children had lost one or both parents to AIDS, 80 per cent of them in sub-Saharan Africa. By 2010, the figure is likely to rise to more than 20 million. Several countries are making progress in providing a minimum package of services for orphans and vulnerable children, including education, health care, and social welfare and protection. But far more work is needed to provide a humane and comprehensive response to this unprecedented social problem.
I am sorry if I have essentially painted a gloomy picture.
Thanks and regards,
Pradip Dey
Date : 11 août 2010, 11:06
To Dear Mr MICHEL KAZATCHKINE MICHEL KAZATCHKINE …
You said about 3 diseases: tuberculosis, malaria and HIV/AIDS. In our country they have money in National Programme and Ministry of Health uses it .
The basis for all is environment protection.
I have a chance to go to monitoring this money in fields 10 years ago .I really don’t understands how all money will be in charge of Local levels .They confusing and the Finance officer keep all money . The health care cards submits request to them.
I prefer the mobile team to go to fields and help people.
The work should be through bidding: public and private hospitals have equal rights .
I don’t think so much about money: I think about how people know the way for prevention.
This new can help you more information ,please ask ADB.
Thank you.
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ADB -LOAN second period: Prevention transmit ion diseases in Mekong region
Gov -portal 11/8/2010 : Pri-minister have just approved the list of projects “ Prevention of transmit ion diseases in Me Kong ADB – Second period 30 millions U S D .
The MOH in collaboration with MPI prepare the project proposal.
Project have 3 big objectives: Control and limit the epidemic in regions, control and management the transmit ion diseases in community special for women and children, control HIV/AIDS
Diem Co 1355/TTg-HTQT
S & T by CThN
Date : 07 août 2010, 09:13
Absolutely agree.
If the UN and all associated agencies can work to persuade the 10 million HNWI, according to the recent World Wealth Report, to reallocate some of their $39 trillion earnings in 2009,
and take advantage of the announcement on August 5th 2010 to increase contributions to charity by 40 billionaires including Bill Gates, Warren Buffet, and redistribute this money to achieve the MDG's, then the world will become a better place.
Given that we live in a world in which nearly all the global wealth is controlled by 475 million people out of 6.83 billion [ see my website: www.kelvynrichards.com........Social Ecology -a new morality: alternative choices] the poor and the stricken will never be able to buy treatments.
The resources must be redistributed for the relief of the poor, as Mandela, Annan, Ghandi, Tutu have said many times there is enough money in the world to keep everybody alive, healthy, nourished.
J.Kelvyn Richards








