Auteur : Fondation Chirac
Date : 22 février 2010
A l'heure où même les entreprises intègrent, timidement, les enjeux du changement climatique, qu'en est-il de l'homme, être de plus en plus urbain, arpentant le bitume ? Partie intégrante de la biodiversité, il est étroitement lié à cette biodiversité qu'il dédaigne. A nous de gérer la biodiversité, notre mère, et les autres ressources avec laquelle elle interagit.
La question des changements climatiques, de leurs effets et des mesures d’adaptation à mettre en place, est devenue une question politique majeure. En 2010, les effets de ces changements climatiques sur la biodiversité est clairement en première ligne sur l’agenda de la communauté politique et scientifique mais également, grande nouveauté, apparait timidement sur celui des entreprises. Les entreprises ont cependant beaucoup de difficultés à appréhender la question de la biodiversité dans leurs modèles économiques. Elles se trouvent surtout dans la situation d’égrener leurs bonnes pratiques en matière de préservation de la nature et d’équilibre des écosystèmes, mettant le plus souvent en valeur les actions vertueuses de leur fondation.
Citadin, l’homme dépend de la nature et de la biodiversité
D’une façon générale, quelque soit l’habit qu’il porte, l’homme (et bien sûr la femme), être de plus en plus urbain, arpentant le bitume, a tendance à considérer la biodiversité comme une aimable fenêtre à ouvrir de temps en temps avec parfois un brin de nostalgie. L’homme n’est pas de cette biodiversité, il la regarde et s’y promène mais ne s'y fond pas.
Mais toute évidence, l’homme ne peut se considérer en dehors de cette biodiversité dont il fait (encore) partie intégrante. Nous sommes tous reliés à la Terre par un cordon ombilical très fragile, dont nous ne connaissons finalement pas grand-chose. Nous n’avons donc pas pleinement conscience de notre vulnérabilité. Ainsi qui est réellement capable de mesurer ce que l’on doit au quotidien aux formidables services gratuits que nous rendent Mère Nature ?
Les « réfugiés climatiques », un exemple de la dispersion des espèces
Si nous ne prêtons guère attention au sort qui sera réservé aux autres espèces avec lesquelles nous partageons la planète, nous pourrions nous interroger néanmoins sur nos propres capacités d’adaptation dans le maillon de dépendance ultime qui nous relie au vivant. Notre espèce joue effectivement un rôle spécifique et majeur dans les changements climatiques actuels et à venir, elle est également, en réalité, une partie de la biodiversité. A ce titre, elle n’est pas épargnée par les facteurs d’érosion de la biodiversité, qu’il s’agisse de l’effet des polluants sur la santé ou des introductions d’espèces, bactéries, virus et leurs vecteurs. Nos mécanismes d’adaptation s’appréhendent sur les mêmes registres, physiologique, comportemental, et génétique, que ceux évoqués pour les autres espèces : les « réfugiés climatiques » sont aussi un exemple de la dispersion des espèces à la recherche, d’une nouvelle niche écologique plus favorable, en cas de modification des habitats.
Désegmenter la gestion des ressources de la planète
La gestion de la biodiversité ne peut être disjointe de celle de la gestion d’autres ressources naturelles avec lesquelles elle interagit et qui seront fortement impactées par les changements climatiques. Il s’agit en particulier de la concurrence sur le foncier, la gestion des flux et des fluides essentiels de la vie : la mobilité, l’énergie, l’eau, les ressources nourricières et naturelles, la production de déchets. ..Pour arrimer davantage l’homme dans cette compréhension de sa vulnérabilité et de sa dépendance, il est urgent de construire les instances de gouvernance pouvant englober la gestion durable de la biodiversité et des ressources sous tension, évitant si possible le piège de la segmentation des spécialités et des responsabilités.
Mission impossible ?
Geneviève Ferone
Membre du Conseil d'administration de la fondation Chirac, Directrice du développement durable chez Veolia Environnement
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Date : 23 février 2010, 07:36
The role of Bio-Diversity in the development and sustenance of Man kind is un disputable. We are not the one who own this planet, we share the planet with thousands of other species - we are rather the big brother of planet being the most intelligent stock. We have a responsibility to preserve the biodiversity. It is just not a moral responsibility , but also a responsibility for our own sake. We can never for see what abnormalities may arise in our climate, and how we are going to adopt it. If the gene pool is preserved, we can take the required genes (which are easily adapting to the abnormality) and mutate it with , so as to get over the abnormality.
We are just not predators or killers , we are humans and we have to do our duties to be called humans.








