Auteur : Invités d’ID4D
Date : 20 octobre 2009
Anders Nordström est le Directeur général de SIDA depuis janvier 2008. Lire la suite...
Il y a près de 10 ans, la résolution 1325 des Nations Unies a marqué une étape importante dans les efforts internationaux en vue d’une démarginalisation de la femme lors des processus de résolution des conflits et de restauration de la paix. Cependant, l’application au plan pratique de cette résolution continue à poser d'énormes défis à la communauté internationale.
Il est évident que nous devons redoubler d'efforts pour sensibiliser, mobiliser des ressources et impliquer un plus grand nombre d'acteurs. En outre, nous pouvons faire davantage pour coordonner nos efforts afin de promouvoir l'égalité des genres et pour faire de la femme un acteur à part entière des processus de redressement post-conflit et d’instauration de la paix.
À l’approche du dixième anniversaire de l’adoption de la résolution 1325, des progrès peuvent être constatés dans certains domaines. Son application a permis de mieux centrer les efforts déployés en vue de l’égalité des genres et d’une plus grande sécurité de la femme dans les processus de paix. En août 2009, quelques 20 états ont publié des Plans d’actions nationaux (PAN) s’inscrivant dans le cadre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU ou des documents de politiques équivalents.
Ces progrès restent toutefois modestes au regard des besoins identifiés. Une application plus efficace de la résolution passe par un engagement plus large en faveur des droits de la femme et de la sécurité pour les femmes et les filles, et impose des changements institutionnels et comportementaux majeurs.
À titre d’exemple, les analyses montrent que les droits de la femme, en termes de sa participation et de sa représentation, et tels qu'ils ont été définis par l'article 7 de la Convention des Nations Unies sur l’Éradication de toute forme de discriminations envers les femmes (CEDEF), restent ignorés dans les situations post-conflits. En pratique, elles sont restées des acteurs marginaux dans les 16 processus de paix menés depuis l’année 2000 : la Somalie (2002), la Côte d’Ivoire (2003), le Népal (2006), les Philippines (2007) et la République de Centre-Afrique (2008). Aucune femme n’y a participé, en tant que signataires, médiatrices, témoins ou négociatrices.
Nous devons, en notre qualité de partenaires de développement, accroître nos efforts pour relever les 3 principaux défis qui conditionnent une meilleure mise en œuvre de la résolution 1325 :
Appuyer les initiatives qui permettent la participation de la femme aux processus de paix
La femme reste encore sous-représentée dans les secteurs de la sécurité et de la justice, et dans le secteur public. Même lorsque des mesures telles des systèmes de « quotas » ou la création d’un ministère de la Promotion féminine ont été prises, les femmes restent sous-représentées aux niveaux de décision élevés des institutions et secteurs clés des processus.
Pour activer un changement, nous devons, en tant que bailleurs de fonds, apporter notre soutien à des stratégies efficaces qui permettront aux femmes et aux hommes de plaider en faveur de la résolution 1325 et d’y contribuer directement. De telles stratégies doivent être appliquées à plusieurs niveaux. Ainsi, des groupes féminins d’élite ou bien organisés - qui agissent souvent en partenariat avec les défenseurs masculins des droits de l’homme et ont accès aux décideurs ou à la communauté internationale – peuvent réussir à surmonter les nombreux obstacles, et chercher à participer aux processus de paix et à leur mise en œuvre.
Dans certains pays (par exemple le Liberia) la sensibilisation aux engagements pris pour développer et mettre en œuvre les PAN relatifs à la résolution 1325 ont permis aux groupes concernés de mettre en place et de pérenniser des améliorations juridiques et des programmes majeurs. Toutefois, les principaux défis structurels subsistent.
Aider la sensibilisation et la connaissance de la résolution 1325 reste important. Elle n’a fait l’objet que de très peu de campagnes de communication et de sensibilisation, dont très peu dans les dialectes locaux. Ces campagnes sont de plus handicapées par le manque d’exemples et de suggestions concrètes sur la meilleure façon d’appliquer le texte pour organiser des plaidoyers dans des situations réelles. Mais récemment, les choses ont commencé à changer dans ce domaine. C’est ainsi que la résolution 1325 est désormais disponible dans plus de 100 langues et dialectes, et les programmes radiophoniques communautaires sont de plus en plus utilisés dans les pays sortant d'un conflit pour sensibiliser les populations à la problématique qu’aborde la résolution 1325 et aux engagements qui y sont associés.
Intégrer la résolution 1325 dans les travaux des institutions internationales intéressées
La résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU a été adoptée et utilisée par plusieurs institutions internationales et bilatérales. Cependant, la plupart des actions restent centrées sur des institutions dont la sphère d'intervention concerne les femmes et les enfants. Or, la résolution 1325 reste mal comprise par la plupart des institutions bilatérales et multilatérales extérieures apportant leur soutien aux processus de paix, y compris une grande partie des organismes relevant des Nations Unies, et ses priorités ne sont pas encore véritablement intégrées dans leurs interventions.
Ces lacunes au niveau des institutions internationales s’explique en partie par l’engagement plus que mesuré leurs directions générales sur ce sujet, également par le un manque de cohérence des politiques et de coordination des actions. Cependant, la plupart des agences et des organisations multilatérales n’ont toujours pas systématiquement intégré dans leurs interventions les engagements de la résolution 1325, ni organisé en interne des formations et un suivi de la résolution.
Une avancée dans ce sens consisterait aussi à mettre en place un mécanisme formel de l’ONU chargé d’examiner l’application de la résolution 1325 et d’encourager la redevabilité à cet égard.
Par ailleurs, des stratégies plus cohérentes sont nécessaires. Les dispositions de la résolution 1325 et les PAN n’ont été que très peu intégrés dans les processus de réformes post-conflits. Des progrès ont été faits en matière de formation autour des thèmes de la VBG et de la résolution 1325 à l’intention d’institutions nationales traditionnellement dominées par les hommes (la police, l’armée et autres forces de sécurité, la justice et, dans une large mesure, au sein de structures de protection sociale lorsqu’elles existent). Toutefois, ces programmes restent confidentiels et limités et n’ont, à ce jour, pas apporté de changements institutionnels substantiels. Les efforts de partenaires extérieurs peuvent ne pas avoir l’impact voulu lorsque les agences extérieures qui en ont la responsabilité n’ont pas encore redressé des déséquilibres du genre, souvent sérieux, parmi leur personnel.
Néanmoins, il est important de reconnaître qu’il y a eu des avancées dans certains domaines. Il y a 10 ans, l’égalité de genre et l’émancipation de la femme étaient des thèmes très marginaux dans les politiques et programmes de promotion de la sécurité post-conflit. En 2009, les principales politiques et directives internationales en matière de DDR (Désarmement, Démobilisation et Réintégration des anciens combattants), de RSS (Réforme du Secteur de la Sécurité) d’ALPC (Programme de prévention et de lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre), ainsi que les programmes de sécurité communautaires intègrent de façon visible les problèmes liés à l’égalité de genre.
Bien que de telles directives aient besoin d’être développées plus avant, leur application s’est accompagnée de changements pratiques d’ampleur dans certains pays. Citons encore des volets financés dans le cadre de programmes majeurs et tendant à répondre aux besoins spécifiques des femmes, des enfants et des « suiveurs de camps » lors de programmes de DDR récents (tels qu’au Sierra Leone, au Liberia, en Côte d’Ivoire et en RDC). Cependant, un fossé important sépare encore la rhétorique et les directives des politiques internationales, des pratiques réelles, y compris d’ailleurs, et ce ne sont pas les moins importantes, les pratiques nationales.
Coordonner les efforts et les initiatives
La multiplicité des acteurs internes et externes impliqués dans les initiatives post-conflits est une source de problèmes en matière de coordination et d’égalité de genre. Les instruments et les politiques appliqués au plan national et international traitent souvent de façon partielle des problèmes communs à ces deux niveaux. Ce manque de coordination est également le propre des différentes organisations qui œuvrent dans des domaines liés à la résolution 1325. Ces facteurs nuisent à la prestation d'une assistance technique coordonnée, efficace et cohérente, favorisent une dispersion des interventions.
Il existe des exemples d'efforts soutenus d’intégration et de coordination des actions liées à la résolution 1325 (par exemple au Liberia). Toutefois le suivi et l’évaluation des mécanismes restent des défis à relever. Il n’existe pas d’indicateurs normalisés dans les PAN, ce qui réduit d’autant les opportunités de partage des pratiques d’excellence et des enseignements tirés.
D'une façon générale, les défis que pose l'application de la résolution 1325 restent de loin plus impressionnants que les résultats obtenus. Nous pouvons noter certains progrès, mais il reste encore beaucoup à faire. C’est pourquoi, travaillons de concert, et plus dur, pour promouvoir l’égalité des genres, l’émancipation et la sécurité de la femme dans le redressement post-conflit et les processus d’instauration de la paix.
Il ne s’agit pas uniquement d’une question de droits de l’homme. Il s’agit du moyen le plus efficace et le plus durable d’aller de l’avant.
Anders Nordström, Directeur général
Sida - Swedish International Development Cooperation Agency (Agence suédoise pour le développement international).
La Sida est l’agence d’exécution de la coopération bilatérale suédoise au développement
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Date : 08 avril 2010, 15:00
It always takes time to fully integrate new gender policies into societies such as the UNSCR 1325, due to the cultural characteristics of society, both in countries experiencing conflict or during a peace process. Sometimes it is not even necessary to be a country in conflict to recognize that women are still being mistreated or excluded due to religious and ethnic rules or patriarchal societies. It not only takes time to digest gender equality for the society in general but also for women themselves since the process of becoming aware of their rights may take them long time and also be dependent upon their family and social environment. And indeed, in this respect government action nation-wide is crucial and the starting point for change.
Yet, I think that education is the key for women’s personal and societal development and thus for the development of the societies and the countries they belong to. If women are not aware of their abilities, they would never take a step further or become aware of their importance in society. Hence, if there is more investment in education and jobs for women they not only will be able to play a role in post-conflict reconstruction programs but also in the further development of the country by serving the society since this would move them away from returning to violent situations or extreme poverty. If they take part in education programs especially directed to them and aimed at their moral reinforcement on their role in society, they will be able to form bottom up civil groups for more representation and more inclusion, not only in political but also in the economic system. Further, they should not only receive but also be able to share education with other societal groups by engaging in social work activities.
For this aims, and especially in cases where the government is still reluctant to give relevance to the role of women in society, the private sector should become engaged in pro-women development projects, not only in education but also in other areas. A good example of how women can be assisted takes place in Colombia, in a restaurant chain called Crepes and Waffles. Colombia is a country that has been experiencing a long lasting internal conflict worsened by drug trafficking and high poverty rates. Women have been particular victims of these scourges. One of the most important characteristics of Crepes and Waffles is that the majority of its employees are women from humble sectors of society, who carry out production, administration and service functions. The mission is to support women in their personal, professional and family lives. Most of them are single mothers and household heads that are supported in their effort to achieve wellbeing for their families. Thus, they not only have a work place but also take part in health, family planning, socio-familial guidance, educational and training programs. Today, this restaurant chain is one of the most popular in the country since its female employees are the added value of the enterprise as they assure product quality.
I think this is a concept that could be exported to other countries facing a similar of worse internal social and security situation in order to make further steps to the development, not only of women, but of society as a whole. In sum, development is not only about conflict resolution but also about providing right awareness and educational opportunities to women, in order to better serve the society.
Aude ANTOINETTE et Aurore MITTELBERGER - étudiantes en Master 2 Coopération internationale, action humanitaire et politiques de développement
Date : 08 décembre 2009, 09:45
Impliquer la participation des femmes dans les situations post-conflit ne devrait pas être une source d’interrogations. Les femmes ont un rôle déterminant à jouer dans ces processus, de part leur rôle éducatif des jeunes populations notamment. Hélas, ce n’est pas une évidence pour tous. La résolution 1325 a fait l’objet d’une avancée déterminante à ce sujet en visant une participation égalitaire entre hommes et femmes dans la gestion de ce type de conflits, cependant, ces progrès demeurent timides.
Pourtant, la résolution 1325 invite à de nouveaux défis. Encourager les initiatives permettant d’intégrer la participation et la représentation de la femme dans les processus de paix est essentiel, et ce à tous les niveaux de prise de décisions. A ce sujet, la prévention des conflits, leur gestion et leur règlement, semblent de mise.
Intégrer davantage la résolution au sein des programmes des institutions internationales concernées parait déterminant. Les questions sexo-spécifiques doivent être plus présentes dans les rapports de l’ONU ou des Missions du Conseil de Sécurité notamment.
Toutes ces initiatives doivent enfin être coordonnées et ainsi permettre d’accorder une protection particulière aux femmes et aux populations réfugiées lors des conflits. Il nous parait essentiel de mettre fin à toute impunité pour crimes sexuels ou violences sexo-spécifiques, et ce par une meilleure coordination, aboutissant à une meilleure efficience.
Comme le dit justement Anders Nordström, il ne faut pas oublier les efforts et initiatives réalisées depuis une décennie. La société civile, les gouvernements, les Nations Unies ont réalisé des avancées. Un exemple, comme l’explique Mabiala MANTUBA-NGOMA (Ethnologue, Département des Sciences Historiques, Université de Kinshasa) des femmes se sont mobilisées en République Démocratique du Congo et ont participé activement à la reconstruction post-conflit en promouvant le leadership politique féminin et diverses actions sociales et culturelles (envers des enfants de la rue, des filles-mères, des réfugiées, des déplacées de guerre et des enfants soldats…), ainsi que dans le secteur sanitaire (viols, grossesses non désirées, malnutrition, personnes atteintes du SIDA, avortements...) Cette participation aboutit même à diverses stratégies d’autonomisation pour ces femmes.
L’engagement des femmes dans la période post conflit dépend largement du rôle qu’elles ont joué pendant le conflit, dans le processus de recherche de la paix, de négociation, dans les différentes parties du conflit y compris dans les mouvements rebelles. En effet, il existe toujours une connexion entre présence et influence. Au Burundi par exemple, pays sortant d’une guerre qui a duré plus de 15 ans, les femmes se sont fortement mobilisées. Ce type de participation des femmes dans la prise de décision dans les pays post conflit a plusieurs impacts, notamment un changement de mentalité sur le leadership des femmes, un discours masculin qui évolue, des efforts faits pour voter des lois qui prennent en compte autant que possible des besoins spécifiques des femmes, comme le nouveau code pénal révisé renforçant des mesures de répression des violences faites aux femmes et aux enfants.
Ces exemples nous montrent que dans certains pays, des femmes ont pu trouver leur place dans la gestion des situations post-conflit. Aussi, nous pensons que ces actions doivent motiver la société civile à continuer à prendre des initiatives.
Tout d’abord elle doit créer un réseau de sensibilisation et de partage d’information. Elle peut se lancer dans l’organisation d’ateliers, de séminaires et de conférences pour les journalistes locaux, les politiciens, les organisations communautaires, les écoles secondaires ou encore les universités. Pour cela il est possible de se baser sur les versions traduites de la résolution 1325. Une autre possibilité d’avancer consisterait à traduire la résolution 1325 dans des langues ou dialectes où cela n’a pas encore été réalisé. Entre groupes utilisant la résolution 1325, il est possible d’entrer en contact pour échanger ses stratégies et bonnes pratiques afin de permettre à chacun de profiter des expériences des autres. Il est aussi envisageable de mettre en place un groupe qui écrive de façon régulière aux médias pour mettre en exergue le rôle des femmes dans les processus de paix et de sécurité.
Il est également possible pour la société civile d’essayer d’influer sur la politique, en écrivant notamment aux membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il s’agirait alors de leur rappeler les engagements pris dans le cadre de la résolution 1325, et de leur demander d’établir un rapport expliquant la manière dont ils mettent en œuvre la résolution en tant que membre du Conseil de Sécurité. De façon plus locale, une organisation de la société civile peut également contacter les représentants de son gouvernement et lui demander des informations sur la manière dont la résolution 1325 est abordée à tous les niveaux de l'administration, par exemple, à travers le développement de plans d'actions nationaux.
Ainsi, nous pouvons constater une évolution. Des actions se mettent en place, mais il reste encore beaucoup à faire. Cependant ce genre de processus nécessite forcément du temps, et l’évolution des mentalités. Aussi, il est fort probable que la nouvelle génération amène progressivement à ces changements. De plus, nous pouvons remarquer que l’ensemble des initiatives liées à cette résolution évoluent dans un cadre législatif favorable. En effet d’autres mécanismes internationaux sur les droits des femmes, tels que la Convention sur l'Elimination de Toutes Formes de Discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), la Déclaration et la Plate-forme d'Action de Pékin vont dans le sens de la résolution 1325. Dernière avancée, le 5 octobre 2009, à New York, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont adopté à l’unanimité et à l’initiative du Vietnam, la résolution 1889 qui permet d’accroître le rôle des femmes dans les phases de reconstruction post-conflit. Ce texte vient renforcer le volet participation de la résolution 1325, dont l’ONU célébrera le dixième anniversaire l’année prochaine.
Date : 26 octobre 2009, 06:37
Thank you, Anders, for this post. It is great to hear of something positive in developing countries, particularly pertaining to women, which seems to be very underreported in the U.S. news and media. Although it has been ten years since UN Resolution 1325, like many new policies implemented into societies, it often takes a long time for policies to become fully integrated into societies. Particularly in nations of South Asia and Africa, the impact of partiarchial societies have certainly made an impact upon the women currently residing in these nations. Hence, I believe that it will take time for women to believe that their participation in their societies is "acceptable," since it is contrary to their own upbringing and culture. However, future generations of women, who grow up with a culture that stresses that it IS acceptable for women to partake in leadership in government, are likely to reap the benefits of UN Resolution 1325. Like many things in history, including women's suffrage (in the US and other nations), it often takes a few generations to really see the impact of policy changes in society. Thanks again for the post.
Date : 26 octobre 2009, 05:04
Soy de Chile, uno de los paises en donde el presidente es una mujer (Michelle Bachelet), hasta unos meses antes de su eleccion era impensable que fuese viable la eleccion de una mujer como cabeza de gobierno, ya que la politica interna era ampliamente dominada por hombres, sin embargo, el grueso de la poblacion si estaba mas que dispuesto a nombrar a una mujer en el poder, es por eso que en cuanto a la designacion de una mujer como mediadora el principal conflicto es la falta de confianza que los lideres hombres tienen en sus pares femeninos, y no precisamente la desconfianza que generan en las partes en conflicto, sin embargo, en mi pais, que no ha entrado en guerra por muchos años, se mantienen conflictos internos con etnias aborigenes, en donde para la solucion de los conflictos jamas intervienen a nivel superior mujeres, dandose una cierta paradoja que indica que las mujeres aun son en cierta medida discriminadas a la hora de las grandes decisiones, y en cuanto a la solucion y aporte en situaciones de post guerra, deberia enfocarse a la educacion y continuacion de los estudios de las niñas y mujeres involucradas en el conflicto, ya que solo asi podrian ayudar a la superacion futura de la pobreza, en una perspectiva mas macro, y al mismo tiempo desarrollando de mejor manera sus propias capacidades, sin olvidar al mismo tiempo a los niños que tambien resultan victimas de estos conflictos, podrian intentarse por parte de la ONU programas de estudio y desarrollo internacionales que enfoquen a los niños y niñas en un desarrollo pacifico y conciliador dentro de su sociedad al mismo tiempo que de educacion de excelencia, para conseguir una paz desde los cimientos mismos de la nueva sociedad que se forma post-guerra, evitando de este mismo modo conflictos futuros.
Date : 23 octobre 2009, 20:23
La question des femmes est devenue depuis un certain temps un aspect incontournable dans la consolidation de la paix et surtout de la reconstruction. Il est désormais logique et très rationnel de bien s'y pencher, vu le rôle de la femme dans la construction et la consolidation de l'état-nation. La résolution des Nations Unies est une étape dans la reconnaissance de cette problématique. La femme est d'une part actrice mais aussi d'une autre part, elle est surtout victime des enjeux négatifs de la société. La femme participe directement ou indirectement dans beaucoup de conflits armés. Mais la plupart du temps, la femme est la grande perdante car, étant au centre de la fondation même de la famille, si elle est épargnée, elle se retrouve veuve du fait que les hommes sont au champ de bataille et qu'ils y perdent souvent la vie. La femme reste alors seule en charge des enfants et cela devient une tâche trop lourde pour elle dans la mesure où la condition sociale d'avant la guerre ne l'avait pas préparée à affronter tous ces défis d'après-guerre. La seule chose qui me tient à cœur est que nous ne pouvons pas juste prendre la condition de la femme dans un angle d'après-guerre mais il faut surtout développer des mécanismes préventifs dans le contexte du développement de la femme dans tous les aspects que ce soit social, politique, économique, afin que la femme soit préparée au même titre que les hommes aux réalités d'après l'imprévisible. Comble de malheur, force est de constater que malgré le rôle actif de la femme, celle-ci n'est même pas associée au processus de résolution des conflits et de ces conséquences. La femme n'ayant traditionnellement pas bénéficié de l'éducation comme c'est le cas dans beaucoup de pays africains, ainsi, elle est injustement écartée suite à l'égoïsme des hommes, lors du partage du pouvoir, des postes de responsabilité. Elle ne peut donc faire partie des preneurs de décision. D'où l'enjeu ici, est de penser à l'avant-conflit plutôt qu'à l'après-conflit . C'est pourquoi naturellement, à travers cette résolution, l'objectif premier est de réveiller les esprits de ceux qui participent à la résolution des conflits pour qu'il y ait une prise de conscience que la femme a aussi un rôle très important à jouer. Elle est mère de la famille, et donc la base de la société, et logiquement le pilier même de l'état-nation; la mère devient donc au centre de la construction de ce même état-nation. D'où la résolution en soi vaut le coup mais elle nécessite d'après moi une étude plus approfondie pour affronter les réalités de l'évolution compréhensive du bien fondé de l'intégration de la femme dans développement et la consolidation de la paix avec tous les facteurs qui y sont associés. Ma proposition serait d'abord de donner la place à ce qu'on a appelé la consolidation du "bottom-up approach" en partant des besoins de la femme, pilier de la société, plutôt que de se soucier des résolutions qui souvent tombent à l'eau.
Innocent Bano
Doctorant en Etudes Diplomatiques et Stratégiques
International University-Vienna
Date : 23 octobre 2009, 11:33
Democratization, the global economical situation and the climate changes will be the 3 topics for discussion into this meeting. As i am a young-over 30 years old-woman and i'm permanently interfering in the diplomatical exchanges by my internet own communications(see my www.Amycommunications.com) from many years, i'll always be the one to give you sollutions for reaching all our nation's goals by providing the peace, all over. Until now, there is nobody from the Romanian government or from the privates to keep on paying me for my public diplomacy by the media, in spite of my regardings are best known and wellcomed, mostly.
As i have heard 2 opinions of your representatives until now, let me note you seem to do nothing but talking and proposing general points for discussion, while the private individuals do provide you the information for supporting your actions to the nations. In these conditions, let me state for you should propose the governments the support of the efficient intellectuals as me for e.g. and start providing individual help for attaining the peace and stop the conflicts, not only by the ONGes, the privates and the governamental institutions only. Of course this will signify there always be persons like the one from 'Good Will Hunting' and their 'purpose' as you regard it only, will be to break your clichees and institutionalized sollutions. But you've been the only to have been proposing eliminating the beaurocracy for eg. . Why does it appear for you to be so complicated to reach this theory by the practice, like the Americans have done it, by example!?
In my opinion, the only sollution for reaching both your individual and common goals will be the import of practical intelligence to be located everywhere . And, starting dressing this intelligence into an individual and strong and complete status..Translate my former sollutions from my web-site..
Date : 23 octobre 2009, 03:53
To Mr. Anders Nordström, Director-General
Sida - Swedish International Development Cooperation Agency
Sida is the implementing agency for Swedish bilateral development cooperation
This is hot theme in Vietnam society. The government have just delivery the guide for advocacy the gender equality to community
Recently the Pri-minister Nguyen Tan Dung signed the decision ND55CP – signed date 10/6/2009, active since 1/8/2009.about punishment in action do not follow the Gender equality by money.
This morning in television they inform about the budget support short training courses about gender equality : part from government budget , part mobilization from community and donors .So If International fund for this theme necessary request document ensure the transparency of money domestic and international funds .Others way can be destroy working system .
What I want to say about UN resolution 1325.This is first time I hear about it .This mind many women do not know. Even it is expanding nearly 10 years.
In Vietnam every day government delivery many decision. And this entire active in community level .I know many decision do not reach to communal levels. The reason is the transition economy, many problems have conflict inside .And the decision is not live long time in the life. Officials at communal levels know the complains of people, they afraid, they do not implement.
Other thing: limited of foreign language .So if mass media do not inform, this message do not reach to people.
I hope the decision about Gender equality will going to the life and support women in society
Thank you
Date : 22 octobre 2009, 14:31
Where do we find the jobs not only for the top politicans and the society as
they reduce taxes for the riches here in Sweden and make us middle incomes,
we get bankrupcy. That´s the truth today as you don´t have the right to live
with your child, we are in the new century right..............as we got funds for the weapon industry, how come?????? the capitalsim turns out a bad way the richer will be even richer............
by Maria
Date : 21 octobre 2009, 13:32
Na sociedade contemporânea, a mulher tem um marco mais importante do que outrora, isto é desenvolvimento humano e contribui com a sua capacidade para o bem-estar das funções que desempenha por exemplo a saúde, a sanidade das crianças e a educação.
Assim acredito que o trabalho em grupo dignifica o ambiente social e dá mais confiança tanto para
mulhres como para homens pois é um ponto chave nas relações humanas.
Thank You
Date : 21 octobre 2009, 05:16
I am from Somalia and it is true as the writer says women were marginal actors in the Somali peace process. The reason for this is there are Islamist groups that are fighting to make sure women do not hold leadership position in government and that is not right.The adaption of article 7 is very important not only because woman deserve the right to not be discriminated but women I beleive play a significat role in the peace building process and can make huge contribution to the development of their countries.








