La nouvelle architecture de l'aide internationale : Nouveaux acteurs, nouveaux défis - anciens problèmes ?


Auteur : Donald Kaberuka

Date : 17 octobre 2007


1. Il y a vingt ans, 95% de l'aide aux pays en voie de développement provenait des 22 pays membres de l'OCDE/CAD. De nos jours, cette aide est assurée par plus de 150 organismes multilatéraux, 33 membres bilatéraux de l'OCDE/CAD, plus d'une dizaine d'Etats non représentés au CA et un nombre croissant de fonds verticaux internationaux.

Le nombre de donateurs par pays a triplé en vingt ans. Certains pays en voie de développement comptent plus de 700 projets actifs (parfois de très petite envergure) et accueillent annuellement plus de 400 missions, chacune ayant ses propres besoins. L'aide est acheminée à environ 70% par des organismes bilatéraux et 30% par des institutions multilatérales. A ce schéma déjà complexe viennent s'ajouter les fondations caritatives, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation, et certains pays émergents, comme la Chine, qui déploient des ressources notables.

 

2. Le système d'institutions et de règles qui régissent la mobilisation et le déploiement de l'aide aux pays en voie de développement est pudiquement appelé « l'architecture de l'aide internationale ». Très influencé au fil du temps par l'interaction de facteurs géostratégiques, historiques et commerciaux, il est également marqué par l'avènement des « Objectifs de développement pour le millénaire ». Cette architecture, apparue notamment après la chute du Mur de Berlin, est caractérisée par une fragmentation et une prolifération notables, sans que l'efficacité ou la complémentarité des acteurs en soit nécessairement améliorée.

 

3. En théorie, la prolifération n'est pas un mal. La bouffée d'oxygène, les ressources, l'innovation, les nouveaux outils et, naturellement, la concurrence apportés par les nouveaux intervenants devraient en principe se traduire par une baisse des coûts et une meilleure réalisation. Ce n'est pourtant pas encore le cas. L'adoption en 2005 de l'Agenda de Paris sur l'harmonisation et l'efficacité de l'aide représente un grand pas dans la bonne direction. Si sa mise en oeuvre montre une amélioration constante, son succès reste mitigé, notamment concernant les donateurs traditionnels. Les inquiétudes portent notamment sur la soutenabilité de la dette, de l'absence de mesures incitant à la réforme publique et de la réticence des « nouveaux acteurs » à se conformer à « d'anciennes règles ». Se pose alors la question la plus délicate pour nous tous, et la plus urgente. La générosité des fondations et l'importance des nouveaux intervenants officiels vont croissant, dans un contexte de complémentarité avérée, de pratiques recommandées, d'innovation et de responsabilisation des donateurs comme des récipiendaires. Quel cadre peut accommoder ces facteurs tout en garantissant notre efficacité et la durabilité de nos résultats ?

 

4. Selon certaines estimations, depuis 2005, l'aide internationale se répartirait comme suit : programmes de développement (64%), allègement de la dette (24%), aide d'urgence (8%) et frais administratifs de traitement des dons (4%). La seule certitude, c'est que « l'aide de base », qui ne concerne par l'allègement de la dette, le maintien de la paix ou d'autres cas d'urgence, a reculé de 4% depuis 2005. En termes de ressources essentielles, les bénéficiaires des pays aidés ne ressentent qu'une complémentarité marginale.

 

5. Autre question pertinente : quel est désormais le rôle des institutions multilatérales dont la contribution est peut-être moindre (30%) mais dont les connaissances institutionnelles, la capacité, l'envergure régionale voire mondiale garantissent que les difficultés « horizontales » sont toujours abordées, même si de plus en plus de fonds sont levés « verticalement » ou bilatéralement ?

 

6. Quel est le meilleur moyen d'améliorer l'efficacité de la collaboration avec les nouveaux intervenants ? Le risque est grand de devoir de nouveau faire face à la lassitude des donateurs à mesure que notre engagement peu constructif se traduit par des résultats décevants. Bien sûr, il est plus crucial que jamais que l'Agenda de Paris continue à polariser l'attention de tous les acteurs. Le terrain a irrémédiablement changé, c'est évident, et il est devenu impératif d'innover. C'est notre dette envers les plus démunis.

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21 commentaires

Line Andersen

Date : 08 avril 2010, 14:52

Dear Donald Kaberuka,

Thank you very much for your interesting insights on the international aid architecture.

Five years on, it is clear that the Paris Declaration from 2005 serves as a great framework to reach mutual agreement on certain principles for the collaboration between donors and beneficiaries. Despite the apparent consensus on the Paris Declaration, experiences from the implementation phase still show that donors have different answers to how progress should be achieved making the actual process towards better coordination difficult. Unless donor coordination is more effectively addressed also at an implementation level, there is a real danger that donors will merely continue business as usual.

The fact is that donors want to coordinate with other donors but nobody wants to be coordinated by others.

The challenge is not only national interests but aid effectiveness and donor coordination can easily be hampered by economic, political and legal issues which can constrain the flexibility that beneficiary countries are often advocating for.

At the same time, there is the issue of new donors which have often been portrayed as competitors to traditional donors. However, it should also be kept in mind that the new emerging donors have forced the donor community to reconsider why and how aid is provided to developing countries. Rather than seeing the new donors as competitors, traditional donors might be able to learn something new while also opening up towards new donors and try to influence them through collaboration. For instance, the EU, which claims to the world’s largest donor, could allow new donors to co-finance and implement EU projects on the condition that they adhere to the same requirements as EU donors. Thereby the EU has the opportunity to influence new donors and let them learn from the experiences of EU member states.

Kind regards,

Line Andersen

Mwaniki Gachuba III

Date : 23 octobre 2009, 09:51

Dear Donald Kaberuka,

Gerald Foley in his book: THE ENERGY QUESTION 3rd edition at page 3 writes that:

"The gulf between a highly developed and a subsistence economy does not exist because the researcher examining samples of moon rock is an inherently superior human being to the hill shepherd. It depends almost entirely on the relative availability of the energy within the two societies. Like some great hovercraft, industrial society is lifted and maintained above concern with the elemental necessities of life by a prodigious expenditure of energy. Without this energy supply, the sophisticated skills of the industrial world are merely a burden in the struggle for survival."

That being the case, what Africa lacks is sufficient and reliable energy. To alleviate this energy poverty, a group of thinkers from various backgrounds have come up with an innovative idea whereby we can provide THOUSANDS OF FREE MW to African nations if we are given FREE WASTE. All that we need is just financing. It is my view that, using aid to fund such projects is the way forward.

Our ideas are available here: http://freeenergytoworld.wordpress.com/

regards

Mwaniki Gachuba III
gachubah@yahoo.com

Téléchargez le(s) fichier(s) associé(s):

1256284291_FREE ENERGY for Kenya.pdf(55 Ko)

Demba

Date : 21 octobre 2009, 17:50

I think within this redefinition of the Aid agenda, developing countries as well need to adress their responsibility making sure aid fits in with their local development priorities... So far without sound insititutions and good governance no aid can prosper in any nation... this is pure Logic!

Times when only one actor has to be master of the game are over, we live in an interdependent world where the rainforest in the Amazon affects seasonal fish availability in the Atlantic... this is pure science...

Beside logic and science there is only one integrative paradigm... common sense!

Demba.

Belinga Thierry Renaud

Date : 05 août 2009, 06:48

je voudrais d'abord remercier le Directeur de la BAD pour sa contribution au sujet qui nous préoccupe à savoir: l'aide pour le développement. la prolifération des donateurs, des ONG et autres dans les pays du Sud en général, en Afrique en particulier, est proportionnelle aux richesses que renferment ces pays.
dans le contexte africain, il difficile d'évaluer l'impact de l'APD dans le quotidien des bénéficiaires initialement désignés. car, entre les objectifs qui conduisent à la levée des fonds et leur utilisation in finé, existe un flou total. le plus souvent cet argent retourne dans les pays donateurs sous forme de salaires, achats et commissions. la vraie question que nous devons nous poser est à qui profite réellement l'APD? quand on sait que un euro ou dollar investit dans les pays du sud, rapporte trois euros ou dollars dans les pays du Nord. exemple, la construction d'un projet hydraulique au Sahara, dépourvu de technologie adéquate, d'une main d'oeuvre qualifiée, des pièces de rechange, etc. fragilise énormément son développement.
moi, je pense que l'APD reste une mascarade, un pseudo-développement pour les pays du Sud, si les acteurs concernés continuent à voir ces pays comme des pays producteurs de matières premières exclusivement.
de plus, les objectifs retenus et qui font l'objet de financement par les pays développés, visent essentiellement à éviter que des écarts importants se creusent entre ces PVD et leur économie (pays développés). plus l'écart est grand plus il est difficile de colmater les brèches.
en considérant les choses d'un autre point de vue, je dirai que la réflexion ne doit pas se limiter à la seule interprétation économique. Elle devrait être analyser aussi sous l'angle du territoire. la création des observatoires nationaux des territoires dont on déplore l'absence sur nos territoires africains permettrait de mieux procéder à l'identification des besoins,humains, technologiques, de formation dans le temps et dans l'espace;élaborer des outils d'aide à la prise de décisions au service des décideurs en partant du principe que le développement territorial passe avant tout par de la production de l'information ; favoriser la constitution d'une base de données territoriale autorisant un partage des informations économiques, démographiques, sociales et institutionnelles au niveau des différents acteurs, mais aussi macroéconomique dans une optique d'intégration territoriale. Ceci permettra enfin, une meilleure connaissance du territoire d'étude ainsi qu'une analyse des synergies locales et une connaissance approfondie, par les universitaires, le personnel (administratif et communal), les autorités locales, des territoires dont ils ont la charge.
C'est sur cette base que pourront s'élaborer les stratégies d'action nécessaires à la construction du développement territorial des pays du Sud et valoriser au mieux les APD.

Thierry Renaud Belinga
Étudiant Urbaniste-Aménageur Chargé de développement local.
belingaother@yahoo.fr

Che Thuy Nhu

Date : 26 février 2009, 04:28

Dear Sir
Vietnam want to sell the goods to Africa throught UN contracts, directly to every country .

The goods can be ciment, rice, dry vegetable , processing vegetable ... , medicine for malaria prevention ...

They have stimulation package .All thinngs you can connect with State Bank : Governor Tran Van Giau for insurance of money .
Thank you

Che Thuy Nhu

Date : 26 décembre 2008, 07:31

To Dear Sir Donald Kaberuka - President African Development Bank
My name is Che Thuy Nhu - Nationality Vietnam
I am a member of WTO FORUM.
The Global financial crisis has impact to all countries including Vietnam. The Vietnam enterprises found trading contacts with Africa. Now they want to export rice to Africa. The Government support this activity by Government's demand stimulation package. They can buy the rice inside of Vietnam, but in General they don't know the rules and the way to take money back to Vietnam.
I know you in this FORUM, we would call your attention and cooperation "Food crisis is big problem"
All contact will be cheaper and quickly to
1-Ministry of Agricultural and Rural Development Minister Cao Duc Phat Email trangtin@mard.gov.vn .
2- Ministry of Industrial and Trade Minister Vu Huy Hoang Emal: cenit@moit.gov.vn
3- Government Minister Nguyen Xuan Phuc Email :Email toasoanwebcp@chinhphu.vn
Throught embassies will be delay .
Thank you for attention and support
Greeting seasons 2009 .
*******
Additional document
Stop take the TAX to rice's export
24/12/2008
The ministry of Finance let know that the TAX to rice export is STOP since 19 December 2008 .This TAX was applied since end of July 2008.

After apply the TAX, the rice's export and Food Association Vietnam suggest remove this TAX for stimulating the rice export.
Before , the rice's export need to pay the TAX 500.000 VND / Tone ( 1 USD about 16.500 VND ) if the price 600 to 700 USD / tone. This TAX increasing follow the price to 2,900.000 VND/tone if the price more 1300 U S D
(Theo PLTPHCM)
******
Official announce support the Interest rate 4% to Bank interest rate ( Government economic stimulation package )
25/12/2008

The borrowers will receive 4% interest rate from 1 Billons USD of Government's economic stimulation package. In the Press conference yesterday 24/12 - Minister MPi Vo Hong Phuc let know that the Government decided to use 1 billions USD for demand stimulation in urgent case from National reserve fund. This sum equivalent to 17.000 billions Vietnam dong, will be use to support banking interest rate thought banking system 2009. About the support, in this press conference propose compensation the banking interest rate 4%, example the borrower take the credit with 10% interest rate, but he pay only 6 %. Other opinion support 50% banking interest rate, so with 10% interest rate, borrower pay only 5%.
Tuoitre.com.vn

Robert Luzane

Date : 17 décembre 2008, 16:23

Donald thanks for your enlightening insights.The major question that arises in my mind is the effectiveness of donor Aid. Who provides the main measure of success,the donor boards or those benefiting from the Aid? The causes persued by these donors are as numerous as the architecture composites you cite in the post.

I am of the firm conviction that productivity and trade have as of neccesity to be coupled to what the evolving aid architecture is persueing. We need to invest in electricity, roads, education and health as immediate precursors of manufacturing, agriculture and trade. I sense a limbo that has confined donors to the foundational matters of development without putting up the building blocks, namely productivity. Why doesn't aid also target the numerous employed professionals in developing countries as a catalyst for wealth creation. Fund them for their own private enterprises that are to grow into the major corporations of the near future. The emphasis has been too long on the negative poverty alleviation. I would like to see donors now working on wealth creation. Visit my website for more debates www.african-manufacturing-strategies.blogspot.com

IPC-IG International Poverty Center IPC [Guest Commentator - Comentateur Invité]

Date : 29 septembre 2008, 19:34

In 2005, the G8 leaders promised to double aid to Africa and the UN World Summit to increase total official development assistance (ODA) by around $ 50 bn. a year by 2010 to reach at least 0.5 per cent of donor countries'gross national product (GNP). The Summit recognised that such increases in ODA were required for achieving the Millennium Development Goals (MDGs).

Aid volume targeting is not new; even in 1970 the UN set the ODA target of 0.7 per cent of the GNP of each economically advanced country, so far met by only five donor countries. The announcements of sharp increases in aid to developing countries have not been received only with cheers all around. An intense debate is taking place on whether this is the right road to take, considering the perceived macroeconomic risks and the large amounts of aid that have already been provided during several decades, while massive poverty persists in developing countries. The aid critique and the signs of political 'aid fatigue' have intensified in recent years; many point to free trade and private investment as better options.

Yet, the decades of ODA have seen the largest poverty reduction in the history of mankind. The evidence indicates mostly that aid has contributed significantly to this, both via its impact on economic growth and through more direct interventions for human development.

The International Poverty Centre published an issue of its Poverty in Focus magazine critically and constructively discussing various features of the current international aid system, with references to recent research literature on aid effectiveness and sharing of important and policy-relevant results.

The publication is online available at: http://www.undp-povertycentre.org/pub/IPCPovertyInFocus12.pdf

EKHF

Date : 04 août 2008, 18:53

La construction de l'analyse de M. Kaberuka est forte intéressante. La question cruciale est cependant posée à la fin. En effet, comment optimiser l'efficacité de la collaboration avec les nouveaux intervenants ? et comment rendre transparente la chaîne de l'Aide apportée surtout concernant son efficacité.

Face à la crise mondiale, de nouvelles problématiques de maintiens économiques émergeront en plus des problématiques de développement. L'attention ne sera plus seulement portée vers ce continent prioritaire à plus d'un titre.

Il faut absoluement anticiper la lassitude des donateurs en impulsant une nouvelle dynamique de développement.
Très facile à dire mais comment innover à l'heure tout semble avoir été usité?

Panser et repenser, afin de faire de l'Afrique uneTerre de Succès. Couper définitivement le cordon de l'histoire et écrire une nouvelle histoire ou ses racines et ses atouts feront son succès!

L'ensoleillement et les énergies propres "photovoltaïques", la Terre et l'agriculture, à l'heure de la pénurie de matières premières, la sécurisation des marchés internes et des capitaux pour les investissements industriels de masse, la séduction et le retour des Elites africaines éparpillées dans le monde...autant de rêves, réalisables.

Vous, Elites africaines, réalisez le rêve Africain! Et placer ce continent à la hauteur de son mérite...L'Avenir de ce continent est entre nos mains, pensons dès aujourd'hui sa valeur-ajoutée au nom des plus démunis.

Et je souhaite poser une remarque à M. Kaberuka.

Les Amis de l'Afrique existent, ses ennemis aussi, Le Travail et l'argent des amis existent, et sa pulvérisation aussi! Cela, au détriment des démunis!

Amadu Kamara

Date : 29 juillet 2008, 12:57

I understand the significance of global Aid to developing countries but i am not confident in the effectiveness and implementation of the Aid money. Billions have been heavily invested in African countries but yet there is very little economic growth in most african nation. goverments should instead focus on industrialisation to bring jobs to millions of Africans. Infrastrutural development has to be improved for indrustrialisation to take place. any nation with good rads, adequate water and drainage systems, efficient telecommunication and mostt importantly a strong consistent supply of electricity will experience growth. africans over invest in agriculture but the citizens cannot even afford to buy the large bulk of produce. africans should consider other avenues for income generation through industrialisation.

africa has adequate human resources and excess natural resources for industrialisation all that is left is infrastructure and technological development.

Anindita Dey

Date : 03 juillet 2008, 14:30

There is an urgent need for more contribution from developed and forefront-developing countries (those in the pipeline to join developed countries in near future) to promote sustainable economic growth for the 'super-poor' countries and making UN's Millennium Development Goal a success. But remember, this is an era of give-and-take. In my opinion, the easiest way is to show some concrete benefits that may be accrued by developed and forefront-developing countries in return to the benevolent gestures towards their super-poor counterpart. For example, industrially developed countries may find their food-folder from some super-poor countries through agri-investment. Pinpointed suggestions from leading economists are warranted.

Abderrazak B.HAMMOUDA

Date : 22 juin 2008, 19:03

MR DONALD
Ce Commentaire intéresse beaucoup l'Afrique

Le Développement Mondial Durable

Le développement n'est pas limité à sa définition et à son processus, mais plus tôt c'est une culture à enseigner, à partir du primaire « enseignement de base » jusqu'à l'infini.
Alors c'est le plus grand projet du millénaire, dans le domaine de l'enseignement et de la culture mondiale, derrière lequel il faut un très important financement des Nations Unies et de la banque Mondiale, aussi une très importante décision politique par le biais des compétences distinctives des diplomates Mondiaux ce projet Mondial pourra facilement réussir.
Aussi par la création des journées et des ateliers de coopération et de solidarité Sud Nord et Nord Sud sous l'égide des Nations Unies de la B.M et de la B.AD.
L'objectif est d'arriver à mesurer après un certain temps, les sentiments « de coopération, de partenariat et de jointe venture » des habitants Nordiques Mondiaux vers ceux Sudistes.
On arrive comme ça à une vraie coopération mondiale et à une réelle solidarité internationale.
Ce qui favorise automatiquement le développement Durable et un équilibre Social Mondial.

Abderrazak BEN HAMMOUDA
B I A T GABES
Diplômes : IPST Tunisie, ITB PARIS, MBA CANADA

Amissi Rehani Tundula

Date : 03 avril 2008, 22:30

L'analyse de Mr. Donald Kabaruka est fort intéressante. Elle soulève des questions que assez pertinentes de l'aide au développement en faveur des pays pauvres. Cependant, il y a lieu de se demander pourquoi y-a-t-il prolifération des nouveaux acteurs aujourd'hui dans le secteur de l'aide au développement? Est-ce que les anciens acteurs ont-ils échoué dans leurs responsabilités d'atteindre le le niveau développement souhaité ou ils n'ont tout simplement pas su s'adapter aux nouvelles exigences et réalités émergentes dans les pays bénéficiaires? Et qu'est-ce qui a changé depuis en terme d'efficacité et d'approches de travail depuis que les nouveaux acteurs ont fait leur entrée dans la scène? Aujourd'hui, en dépit de cette prolifération des nouveaux acteurs, les observateurs sont unanimes que l'état de la pauvreté dans le monde continue à augmenter et que les populations des pays bénéficiaires ressentent peu ou prou les effets positifs des aides qui leurs sont destinées. Je crois, qu'il y a une grande nécessité de repenser de fond en comble pour proposer de nouveaux paradime de l'aide au développement.

Phillip Huggan

Date : 03 avril 2008, 05:32

Debt relief is mildly inflationary for the relief-ing nation. At least in the West, a strong dollar usually results in manufacturing sector layoffs. This is often a vocal political lobby as manufacturing regions are regionalized and often have union support. It is usually in the political interest of a nation with an appreciating currency to offer some degree of relief to manufacturing regions, despite the fact that the strong currency is usually even better for insurance and other finance sectors, than it is bad for manufacturing exporters.
A counter cyclical policy that the OECD nations could perhaps agree to, is to offer some debt relief to developing nations when an individual nation's currency becomes especially strong. Say, for every 10% a given currency appreciates, a nation forgives 1% of its developing world foreign debt, or something like that.

It takes time for manufacturing jobs to diffuse to financial service sector jobs (as much as a generation), so a mildly inflationary prescription like forgiving a little foreign debt, might even pay for itself via reducing employment sector shift shock. Kind of a win-win, or at least a win tie. You'd only want to forgive foreign aid in nations with relatively progressive instituional policies (I think Canada has pioneered some sort of Africa ranking of nations likely to use extra aid for developmental purposes, not that Canada has contributed a disproportionately large amount of cash to the endeavour).

Jean-Michel SEVERINO Jean-Michel Severino

Date : 06 novembre 2007, 17:56

Dear Donald,

A few thoughts on your post, which addresses a crucial question for each of our organisations:

1. Like you, my feeling is that whether we like it or not, this proliferation of development actors is here to stay. 'Traditional' donors cannot wash this new trend away; we will have to adapt, even if it shakes our past practices. New sovereign donors, foundations, NGOs, local governments, and private sector will all be key players in the development business.

2. This evolution could spell good news for developing countries: no one has the monopoly of development goals and tools, and there is a real need for new resources, especially on the African continent. As you mention, new actors of development aid, public and private, can bring additional resources, a greater international commitment to the development agenda, and their own expertise to deal with the poorest countries' problems. After all, some of the new sovereign donors have had to tackle similar challenges in the last decades. Only the development community needs to get its act together to overcome fragmentation. The key question, as you say, is how to ensure additionality of every actor's efforts.

3. How can we build the grand development pyramid with blocks of all shapes and sizes? Here are a few things we found useful on our side:
- Multi-actor coalitions can address specific issues more efficiently than individual donors, by pooling the right type of resources and expertise on a given problem. The Critical Ecosystem Partnership Fund is an example of such a large coalition of private and public actors getting together, in this case to protect biodiversity in ways that are respectful of local populations. The idea is to provide solutions to problems, when in the past individual donors have too often proceeded by looking for problems to the solutions they could offer. On the whole, we find that coalitions are better at finding appropriate solutions than individual institutions.
- This brings me to another element of solution: enlarging our toolbox. This can be done by what I call 'instrumental innovation'. Each actor can bring to the broader development community the new instruments it develops (such as insurance mechanisms for the poorest, contingent loans, mesofinance tools etc.). I believe in the need to permanently adapt our tools to tailor-fit the changing needs of those we seek to help.
- Finally, I think that we have been too slow in engaging new sovereign donors (China, India, Brazil but also central European states): they can learn from our experience, and we from theirs. The OECD's Development Aid Committee members have found it important to discuss coordination issues around a specialized roundtable; we need to find the appropriate platforms to exchange with the new actors, in the interest of donor and recipient countries alike.

JMS

Francis Bacon

Date : 30 octobre 2007, 21:17

This was a very interesting article.

As Donald points out, there are now a huge number of agencies working on the same issues, often at cross-purposes.

There is no way to co-ordinate this mass of organisations and to attempt to do so is fighting a losing battle.

The way to ensure the system works well is to make sure the lessons from successful and unsuccessful projects are shared with the rest of the sector, so that organisations do not have to continually relearn what works and what doesn't.

In line with the Paris Declaration, development orgaisations must become much more transparent about where they are spending money and how effective it has been.

For more, see: http://thatsthewaythemoneygoes.blogspot.com/

Francis Bacon

Vicki Assevero

Date : 26 octobre 2007, 17:47

The title of President Kaberuka correctly presents a critically important issue. Are we constructing a new building without a full set of architectural plans or required approvals?

The problem is indeed old-poverty alleviation and how to promote sustainable economic growth for the planet's poorest countries and populations. And there are indeed many new players in the so-called developement space, particularly since the Millennium Development Goals have become the global framework for addressing and measuring progress.

Many of these new players are not accountable to anyone but their boards and their donor/funders and because of this there is an anti-democratic undercurrent at play in this emerging "architecture".

Perhaps now is the moment to recognize that in order to promote the human solidarity, which is the motivation for global poverty alleviation efforts, we need to forge truly "global" (not inter-national)accountability rules which can apply equally to state and non-state actors.

Thank you for this blog. It is a good idea to continue to promote multi-disciplinary and cross border dialogue among all of us who are working for coherence and effectiveness in helping the poorest of our co-citizens out of their poverty.

Dany Ayida

Date : 25 octobre 2007, 15:29

Je salue d'abord le lancement de ce blog et les nouvelles orientations de la BAD que je trouve globalement innovantes et encourageantes. L'analyse du président Kaberuka est pertinente dans ce sens qu'elle soulève des questions de principe sur les choix stratégiques de l'aide internationale. Le rôle des "nouveaux acteurs'' auxquels il fait référence n'est pas cependant assez développé et je présume que c'est fait à dessein pour inciter au débat.

Je crois que le nouvel environnement de la dualité des interventions internationales - aide au développement et nouveaux mécanimes du commerce international- appelle de la part des institutions africaines tout comme de celle des Gouvernements une mise à jour des stratégies. En effet il est apparu à la lumière de diverses études que la plupart des acteurs africains, notamment les Etats et les organisations régionales, sont trop peu outillés pour faire face avec efficacité aux donnes de ce challenge. Ces questions se posent aussi du point de vue de la qualité des ressources humaines que de celui de l'adéquation entre les politiques relatives à la coopération au développement et celles relatives aux échanges internationaux. Des mécanismes idoines existent mais l'encadrement stratégique, le suivi et les capacités endogènes de mesure des résultats sont généralement défaillants.

L'aide internationale considérée sur le double plan latéral et multilatéral met en oeuvre des processus qui échappent presque entièrement au microcosme institutionnel de nos pays. Le déploiement des programmes ne répondent pas toujours aux besoins et aux priorités internes. De plus l'accompagnement technique devrait permettre de mettre en valeur l'expertise locale tout en favorisant une circulation optimale des informations.

Je suis d'avis avec le Président de la BAD que "la prolifération ne devrait pas être en soit négative, en théorie". Mais le paradoxe de la réduction de l'aide internationale par rapport au flux des donateurs est frappant. En même temps, la capacité d'absorption de cette aide par nos pays est une question poignante. Que de grands décideurs sur le continent abordent la question est une démarche salutaire.

Merci

Dany Ayida
Administrateur général
Africa Label Group SA
Ouagadougou, Burkina Faso
www.africalabel.com

Franck Kaboré

Date : 23 octobre 2007, 16:42

De nombreuses études ont montré que l'aide était inefficace. Des sondages auprès de contribuables des pays donateurs laissent à penser que ces derniers, en majorité, croient que l'aide n'est pas efficace. Cela n'est pas sans susciter des débats, d'aucuns préconisant une rupture avec l'approche traditionnelle donateurs/bénéficiaires au profit d'un financement des biens publics mondiaux (BPM) par l'APD. Pourtant, cette événtualité est perçue comme un détournement de l'APD au détriment des pays en développement. Elle pourrait surtout conduire à une certaine re-légitimation de l'APD si celle-ci peine à démontrer son efficacité.

James Teered

Date : 22 octobre 2007, 15:27

Your text raises a number of interesting questions, but we would like to hear more about proposals. Or are you telling us that donors are doing their best to harmonize and it's just a matter of time ?
My belief is that new donors like China will help shake up old habits and put pressure on traditionnal actors that feel they know their job so well, because of they have "so much experience".

mohammed elalami

Date : 21 octobre 2007, 14:15

merci pour cet article.selon ma vision,je pense que l'aide fourni pour developper les pays pauvres doit etre envisagé non par les sommes versées,mais par les objectifs realises.si un nbailleur de fond verse 1 million de dollars dans un projet qui sera réussi,alors la l'objectif a étééxocé.si un autre verse 10million de dollarsqui seraient éparpillés,engloutis en l'abscence d'une planification,d'une préparation minutieuse du projet,alors on parlerait de perte de temps precieux,d'efforts,et de fonds.le suivi des débouchés des fonds est vital pour les organisations aidant au developpement.

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