Agriculture et énergie en Afrique 
Auteur : Jean-Michel Severino
Date : April 4th, 2008
Commentaires : 10
Je reviens du Sénégal, et je voulais partager avec vous une problématique qui m’est apparue particulièrement frappante au cours de ma visite : le lien entre les nouvelles perspectives qui se dessinent pour l’agriculture africaine et les difficiles choix énergétiques qu’elles ne manqueront de poser.
En parcourant le périmètre rizicole de la Vallée du Fleuve Sénégal, j’ai été conforté dans l’idée que la hausse des cours des matières premières agricoles offre de nouvelles perspectives pour l’agriculture africaine. Les transformations qu’elle suscite actuellement au Sénégal sont proprement saisissantes! Certes, cette hausse spectaculaire engendre de nombreux défis pour les pays importateurs nets de produits agricoles, ainsi que pour le Programme Alimentaire Mondial, comme le souligne avec force Josette Sheeran dans les colonnes de ce blog. Et elle conduit à de fortes tensions sociales et politiques dans certains milieux urbains. Car elle suppose, pour être profitable, que les villes soient encore davantage les fournisseurs et les prestataires de service des campagnes, bref qu’elles bénéficient directement de l’amélioration du sort de ces dernières. Je reviendrai dans une autre chronique sur ce lien fondamental.
Mais si elle est habilement gérée, cette hausse peut à mon sens représenter une vraie chance pour le développement économique de l’Afrique. Les prix des produits africains redeviennent attractifs, ouvrant de nouvelles opportunités commerciales tant pour l’agriculture vivrière que pour les produits destinés à l’exportation. Les agriculteurs sénégalais que j’ai rencontrés ont recommencé à investir, signe de jours meilleurs à venir.
Or il y a fort à parier que cette hausse des cours des matières premières agricoles persistera dans les années à venir. Certes, il y a des éléments de spéculation dans le niveau présent des cours agricoles. La volatilité actuelle des marchés ne rend pas improbable des corrections, et garantit à coup sûr des fluctuations de court terme, qui pourraient s’avérer sensibles. Mais divers facteurs structurels (augmentation de la demande d’agrocarburants, croissance démographique mondiale, enrichissement des régimes en viande, déséquilibres climatiques) rendent très probable la poursuite de la tendance haussière - qui accroît considérablement la rentabilité des investissements. L’agriculture africaine, dont le potentiel de développement est immense, pourrait donc largement bénéficier, à court et moyen terme, de cette évolution. La Vallée du fleuve Sénégal offre à cet égard l’exemple saisissant d’une zone agricole où les marges de productivité restent considérables. Alors que les ressources hydriques y sont importantes, que les performances techniques de la paysannerie traditionnelle ne cessent de s’améliorer, et que l’agro-industrie connaît une modernisation rapide (irrigation de pointe, outils performants), la zone d’irrigation pourrait encore être étendue. Moyennant d’importants investissements en infrastructures, le Sénégal pourrait créer dans la vallée les conditions du développement d’une agriculture très compétitive. En ce sens, la combinaison des nouvelles perspectives de prix et de l’extension de l’irrigation pourraient constituer, dans un pays où la filière agricole représente actuellement 18% de la structure économique, une dynamique fortement stabilisante pour l’économie nationale. C’est aussi vrai pour d’autres régions : au Mali ; la zone Office du Niger est, elle aussi, loin d’avoir épuisé son périmètre irrigable.
Mais l’indispensable augmentation de la production agricole africaine pose avec force le problème de la capacité énergétique. En effet, toute modernisation de l’appareil de production nécessite un accès durable à l’énergie. Elle est essentielle pour pomper l’eau du fleuve et exporter les denrées, mais aussi pour conserver les produits par la chaine de froid. Cette question est rendue particulièrement pressante du fait de la crise énergétique que traverse le continent : elle aurait coûté entre 1 et 1.5 points de croissance dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest ces dernières années. Le secteur de l’électricité a d’ailleurs été fortement affecté au Sénégal, où l’offre s’est jusqu’ici avérée insuffisante pour satisfaire les 8 à 10% d’augmentation annuelle de la demande. Les agriculteurs locaux craignent quant à eux qu’une augmentation des prix de l’énergie n’efface les gains issus de la hausse des cours agricoles.
On voit donc poindre ici la difficile problématique des choix énergétiques nationaux. Car la conjoncture des prix internationaux pourrait constituer l’occasion pour les pays africains de se doter de sources d’énergie nouvelles. Le choix le plus raisonnable, que ce soit dans un souci de préservation de l’environnement, d’indépendance énergétique, de compétitivité des prix à moyen terme, ou dans une logique globale de préservation de ressources épuisables, serait bien entendu de favoriser dès aujourd’hui le développement d’énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, hydroélectricité). Mais on se trouve ici face à un problème de « concurrence déloyale » des combustibles fossiles, dont les coûts d’investissements techniques demeurent moindres, qui offrent l’avantage d’être disponibles immédiatement, et sont même parfois largement subventionnés.
Ce qui amène une question fondamentale : l’Afrique peut-elle attendre l’installation de ces énergies propres alors que les évolutions actuelles offrent des possibilités de croissance économique relativement proches ? N’est-t-on pas dans une dichotomie de temporalité entre logique environnementale et logique de croissance à court terme? Compte tenu de nos propres choix énergétiques passés, sommes-nous légitimes à dire aux Africains qu’ils ne devraient pas se doter de centrales polluantes pour répondre à leurs besoins urgents? Et ont-ils vraiment le choix d’arbitrer entre des équipements disponibles sur le champ et encore peu onéreux ; et des options énergétiques sages sur le long terme, y compris pour leur croissance, mais couteuses au moment où nous parlons, et techniquement plus complexes à mettre en œuvre ?
Le choix des énergies renouvelables, s’il doit être encouragé dès à présent, voit sa mise en œuvre effective s’inscrire dans la durée. Et il semble clair que les pays en développement ne pourront faire face, seuls, à toute la charge financière, technique et opérationnelle qu’induit cette option. C’est pourquoi nous devrons les appuyer dans la durée par un soutien, tout à la fois financier et technique, à leurs acteurs publics et privés. L’expérience des pays du nord pourrait être efficacement transférée, de manière progressive, dans le but d’anticiper sur les besoins à venir. Mais face à l’ampleur des besoins alimentaires mondiaux immédiats, et devant les opportunités commerciales qui se dessinent actuellement, nous ne pouvons pas interdire la croissance à l’Afrique. Une approche équilibrée entre l’opportunité économique à court terme et la promotion du respect des normes environnementales émergentes semble donc représenter l’approche la plus efficiente.
La réforme actuelle du secteur électrique au Sénégal s’inscrit pleinement dans cette démarche. L’ambitieux projet, accompagné par l’AFD, propose un plan de redressement (2007-2012) reposant sur une restructuration financière et institutionnelle du secteur. Il promeut le renforcement des installations et des capacités de production d’électricité, la poursuite de nouveaux investissements, ainsi qu’une politique d’incitation à l’économie d’énergie et à l’efficacité énergétique. Parallèlement, la réforme s’accompagne d’une volonté politique de développement des énergies renouvelables, alors que le parc de production sénégalais est aujourd’hui à 80% d’origine thermique. Trois grands projets hydroélectriques régionaux vont voir le jour et de nombreuses unités de production d’énergie solaire et éolienne seront créées.
Une réforme qui, si elle est efficacement mise en œuvre, permettra au Sénégal de ne pas avoir à trancher entre croissance économique et croissance écologique.
JMS
Mali
Date : July 15th, 2008 10:00:28
Dear Michael Ardizzone,
I think your idea is quite interesting, it would mean almost free energy ! I see three problems :
1) wouldn’t it need a lot of water ? replacing the use of oil which is a limited resource by another limited resource, is it such a good idea ?
2) I’m not sure the energy industry would warmly welcome this idea !
3) it would take years before the car industry would be able to propose a car with a steam engine, wouldn’t it ?
Do you have more information about a steam engine, like a website to recommend, or is it just an idea that crossed your mind ?
Michael Ardizzone
Date : July 12th, 2008 10:36:20
Dear Gentlemen:
I have an idea that would eliminate our dependency
on oil.
Why don’t we have all our cars run on steam. We can easily build an engine that runs on steam and replace all our gas burning engines.
Many countries used steam engine trains to expand when there was no combustion engine. Many steam powered trains are still in use today.
Why don’t we construct a smaller version to fit in all our cars.
My idea would involve using solar panels and small wind turbines in the front of the car to power up batteries. The batteries would power heating panels and microwave boxes to heat water to a boiling point to create the steam. The steam would then power the pistons for locomotion.
The water would be stored in the back tanks instead of our usual gas. We can add a small amount of alcohol to the water to keep it from freezing. Windshield washer fluid doesn’t freeze because of the added alcohol.
Viola, an engine that runs on steam instead of gasoline.
This idea would also help to clean up our environment by giving us less pollution in the air.
Tell me what you think of this idea.
Michael
Jean-Michel Severino
Date : May 28th, 2008 11:30:19
[This text is a translation]
Dear Friends, I am happy that we are having this rich debate, on a topic that shows its crucial importance at this moment. I would like to come back on a few points you raised in your comments.
Accessible energy must be one of our top priorities in Africa: I totally share on that point Mr Penot and Mr Moutalabi’s views. Provision of energy is a condition for economic growth in many countries. Setting up power grids in rural areas and providing domestic combustibles are two sectors in which much remains to be done; knowing that more than 2/3 of the population does not have access to electricity and depends on traditional biomass for fuel. That is why my agency has been working for years in making energy accessible for the greatest number.
The example of the Office du Niger Area is indeed more exception rather than the rule; besides that’s the reason why I found it particularly amazing. However this area shows that African agriculture presents great development potential, and a comparative advantage over many world regions. Food crops are likely to expand and provide products on regional markets. This evolution is an absolute necessity in the context of the actual food crisis. In that perspective of development for African agriculture, we need to think of the assistance we can provide for supporting choices favouring ecologically sustainable investments.
Finally, I think indeed that aid alone cannot generate rapid growth for Africa. But I am convinced that ODA has a fundamental role to play in supporting economic growth (infrastructures, markets and food supply chains structuring), and in supporting societies that are not, for many reasons, benefiting from economic growth (programs for reducing inequalities, for access to water and sanitation, for education and health). New perspectives are rising for Africa economic growth, with a global trend approaching 5% in the last years.
JMS
Jean-Michel Severino
Date : May 28th, 2008 11:29:11
Chers amis je suis heureux de ce débat très riche sur une question dont on perçoit toute l’importance aujourd’hui. Je voudrais revenir sur quelques points abordés dans vos remarques.
L’accès des populations à l’énergie doit figurer aux premiers rangs de nos priorités en Afrique, je rejoins tout à fait sur ce point les opinions de Messieurs Penot et Moutalabi. La fourniture de l’énergie conditionne la croissance économique de nombreux pays. L’électrification en milieu rural et la fourniture de combustibles domestiques sont deux domaines dans lesquels quasiment tout reste à faire, quand on sait que les deux tiers de la population de ces pays ne bénéficient pas de l’électricité et dépendent de la biomasse traditionnelle. C’est pourquoi mon agence s’attache depuis des années à rendre l’énergie accessible au plus grand nombre.
L’exemple de la zone Office du Niger que j’ai cité constitue effectivement aujourd’hui plus une exception que la règle en Afrique, c’est d’ailleurs pourquoi elle m’a particulièrement frappé. Mais cette zone montre bien que l’agriculture africaine dispose d’un immense potentiel de développement, et d’un avantage comparatif par rapport aux autres régions du monde. L’agriculture vivrière est amenée à se développer et à alimenter les marchés régionaux. La crise actuelle de hausse des cours des matières premières en fait une nécessité absolue. C’est dans cette optique de développement de l’agriculture africaine qu’il faudra réfléchir à l’aide que nous pouvons lui apporter pour choisir des investissements écologiquement soutenables.
Enfin effectivement on ne peut pas demander à l’aide seule de faire décoller l’Afrique. Mais je reste persuadé que l’APD a un rôle fondamental d’accompagnement de la croissance économique (par le soutien aux infrastructures, la structuration des marchés et des filières, etc.) et d’accompagnement de sociétés qui demeurent, pour différentes raisons, à l’écart de la croissance (programmes de réduction des inégalités, d’accès à l’eau et à l’assainissement, d’éducation et de santé.). De nouvelles perspectives de croissance se dessinent pour le continent, qui se situe globalement sur un trend d’environ 5% par an ces dernières années.
JMS
BABA B. Moutalabi
Date : May 20th, 2008 12:04:15
Comme énergie renouvelable au Bénin nous parlerons plutôt de subtituer l’utilisation du charbon de bois par le gaz. Nos populations augmentent leur production par l’élargissement des aires cultivables en détruisant les arbres, en utilisant le charbon de bois. (voila comment on perçoit l’agriculture et énergie actuellement au Bénin)
Nos villes avec ses petites industries urbaines manquent d’énergie, les problèmes d’électrification rurale existent encore, l’agriculture est non mécanisée, le problème soulevé ici ne peut être la priorité actuelle de nos gouvernements. Avions nous atteint l’autosuffisance alimentaire?
Le gros problème est plutôt la gouvernance des fonds destinés à l’amélioration de notre agriculture.
Matthieu Penot
Date : May 5th, 2008 01:36:17
Je trouve la problématique telle qu’elle est posée à travers ce blog, consistant à opposer agriculture consommatrice d’énergie et développement de nouvelles sources d’énergie, complètement décalée par rapport à la situation des économies africaines.
D’abord, l’agriculture n’est pas consommatrice d’énergie dans la plupart des régions africaines. C’est sans doute un signe de faible productivité mais le constat est là: la très grande majorité des paysans africains n’ont ni tracteurs ni pompes d’irrigation en 2008. Sénégal et Mali (Office du Niger) sont des exceptions plutot que des normes.
Ensuite, en admettant qu’une possible modernisation soit porteuse de besoins énergétiques supérieurs, le problème viendrait de l’accès à l’énergie plutôt que de son prix. Cela faisait 30 ans avant la hausse des prix récente que l’énergie n’envahissait pas le débat public. Et pour cause elle ne coutait presque rien ! A-t-on vu les lignes hautes tensions et les stations services se multiplier dans les campagnes africaines ? Pas vraiment… Pas vraiment parce que le problème venait d’ailleurs. Manque de ressources dans les coffres de l’Etat, concentration de la vie économique dans les grandes villes entre autres.
Enfin, affirmer que la communauté internationale a les moyens de relancer le secteur énergétique des pays africains tout en le réformant, voilà qui est encourageant mais qui y croit encore réellement? Rentabiliser les entreprises d’électricité africaines, l’AFD s’y attache depuis sa création. Avec un succès mitigé quand on sait qu’une ville comme Conakry est plongée dans le noir tous les jours à partir de 19h. Ne parlons pas d’amener le courant dans les villages où vivent ces agriculteurs dont nous attendons qu’ils augmentent leur production à coup de KiloWatt. Et pourquoi la situation en est elle encore là? Parce que la gestion de ces entreprises d’électricité est restée très, disons, problématique. De cela il faudrait parler avant d’élaborer de nouvelles politiques en vue d’une croissance lointaine.
Le débat sur les énergies renouvelables et la modernisation de l’agriculture dans un contexte de fortes inflation des denrées, c’est un peu comme la désertification ou l’éducation pour tous (EPT). La communauté internationale se réveille un jour et cela devient le sujet d’attention principal. Et l’on oublie qu’à chaque fois par le passé nous avons échoué. Non pas par manque de volonté, mais parce que trop ambitieux, et refusant de voir le problème là où il était : gouvernance difficile, gestion des finances publiques opaque, climat des investisseurs en berne, bref pas de ressources internes pour les pays qui en auraient le plus besoin.. Besoin pour éduquer leurs enfants, ralentir la désertification, soigner les malades du SIDA et….amener l’électricité dans les campagnes.
J M Severino a publié un autre papier, il y a quelques années, sur l’objet même de l’aide au développement. Son argumentation était alors beaucoup plus simple : nous ne pouvons pas créer la croissance en Afrique, nous n’en n’avons ni les moyens ni les solutions à l’heure actuelle. Essayons juste d’éviter de mettre le futur en péril. Je trouve cette approche plus pragmatique. Moins ambitieuse certes, mais plus en rapport avec ce que le Nord peut faire aujourd’hui pour le Sud en matière de coopération.
Phillip Huggan
Date : April 19th, 2008 10:40:16
Soot is only partly related to human development, but I don’t see a UNFCCC blog…
Soot from 400 million open cooking fires is the respiratory equivalent of smoking 2 packs of cigarettes daily. Open fires often take hours to cook food too.
This recent article suggests 10 million tonnes of annual soot production is 60% the global warming forcing potential of CO2 (something like 0.9W/m^2 as opposed to the 0.2W/m^2 IPCC estimated). That is, 10 million tonnes of global annual soot production equals 60% of the harmful warming effects of 8 billion tonnes of annual CO2: http://www.nature.com/ngeo/journal/v1/n4/abs/ngeo156.html
This paper claims soot from open air stoves is 2x as bad (forcing potential) as soot from ofrest fires or crop residue burning: http://www.sciencedaily.com/releases/2006/10/061024214803.htm
So it works out to each $15-$60 stove reduces CO2 by at least one tonne (some estimates are higher but there are few emissions samples), and about 2 kg of soot, per year. The math suggests the soot from dirty stoves is 1.5x more harmful than is the CO2. This means a clean burning stove should reduce CO2 and soot emissions by the equivalent of 2.5x per year, were stove soot to be treated as a CO2e. At $20 a tonne of CO2e, that is $50 a year. At $50 a tonne CO2 price, that is $125 annually.
CDMs only look at clean burning stoves in their potential to reduce deforestation rates. In fact, the stoves should be funded by development agencies and by carbon trading platforms. Clean burning stoves reduce soot and CO2 emissions in how they burn wood and the resultant emissions, not just by a lesser wood harvest.
After googling around some small-scale NGO projects, I found a defunct successful massive Chinese government programme called “China’s National Improved Stove Programme”, and a not so successful Indian programme called “India’s National Improved Chulha Programme”.
I don’t know if the stove cost figures include cost of training and building manufacturing facilities. I don’t know how fungible stove are; if design changes in different market are minor. I don’t know how clean burning the 1980’s Chinese programme has. I don’t know if the primary obstacle to penetrating 400 million dirty stove consumers is finding the market, or training manufacturers. I don’t know how many of these consumers will use (as opposed to house) the stoves even if they were given away (for instance, Indian women like to kneel while cooking and likely wouldn’t use a waist-high stove).
Soot should be treated as a CO2e by Kyoto and Kyoto II. It is recycled out of the atmosphere within weeks by weather. So even though new research suggestion soot is an additional Global Warming cause, it shouldn’t be ignored since it is a warming factor that can very easily be mitigated; the manufacturing cost would pay for itself by carbon credits alone within a year.
A successful manufacturing model would see carbon credits like CDMs used to research the market (so stoves don’t just lie unused; China is an exception in that it represents 200 million relatively homogenous cooks), train and subsidize local manufacturers, and fund microfinance stove purchases (even a $15 price is one obstacle). Above all, soot should be treated equivalent to a GHG. The administration of the UN and other climate bodies, must adapt to new scientific discoveries very quickly in the next decade…
This is a reference I’ll read when I again have internet access: http://www.hedon.info/goto.php/BP54:CanCarbonFinanceCleanCooking
Jack SENE
Date : April 18th, 2008 03:20:15
Il est temps que l’Afrique et surtout les pays qui ne possèdent pas de pétrole, se fournissent en énergie provenant du soleil, du vent et de la mer.
quel anachronisme que cela n’a pas été fait depuis les indépendances.
il y a 2O ans , j’avais presque convaincu la Société PHOTOWATTS située à Bourgoin Jallieu en Isère de venir se délocalisée ici. Mais il a eu des barrières, non des murs contre ce projet.
Le Sénégal bénéficie d’un climat extraordinaire pour les installations éoliennes, photowoltaiques et courants marins.il existe des entreprises françaises capables de mettre en place des joint-ventures ou des délocalisations, ce serait dommage de louper les opportunités et que ce soit les chinois qui viennent encore.
c’est à l’AFD de prospécter et d’encourager les investisseurs français à venir .
A votre disposition également
Jack SENE
Phillip Huggan
Date : April 18th, 2008 06:59:15
Ideally Kyoto participants with a need to attain carbon credits to offset domestic CO2e production could just build wind farms in Senegal where coal would otherwise be the obvious choice. But then again, citizens in countries like Canada have voted in governments that don’t care about meeting Kyoto commitments.
Wind turbines cost about 8 cents/kWh to generate electricity. Coal plants are maybe 5 cents/kWh? It would be nice if the next round of Kyoto talks could see carbon revenues diverted towards shoring up that extra 3 cents/kWh difference to ensure new power generation is clean.
When I think of some bad long-term global warming effects, included is Africans starving, mass refugee flows, rainfall alterations…if some African nations are already facing basic infrastructure challenges, it doesn’t make sense to insist they spend limited revenues on wind turbines, where the extra expenditures would otherwise go to other very high ROI goods.
It has been found recently that soot is 4x worse than IPCC thought in warming potential. I hope whatever happens, even if big oil doesn’t use their record profits to fund wind turbines and clean burning stoves, that someone steps up. Soot atmospheric levels can be reduced in a matter of weeks. In any economic system where those with capital have brains, this should be a no-brainer.
Chris
Date : April 12th, 2008 09:15:45
Sure, Africa is hungry for Energy. But the latest food riots have shown that a growing number of Africans are also hungry for rice, wheat and corn.
Rising food prices may be a great opportunity for Senegal river valley farmers, perhaps even for African economies in the long run, but how can we manage the current food crisis in the short run? More, cleaner energy just won’t do the trick. And it looks like the international community is pretty clueless in that respect.
Another question the current crisis raises is how could we have failed to see it coming? FAO reports have been warning about rising prices for about a year now… but didn’t seem to attract the slightest international attention.